Le blog de l’opposition municipale de Loudéac

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06/11/2009 · Laisser un commentaire

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Compte-rendu du Conseil Municipal du 10 septembre 2009

22/09/2009 · Un commentaire

 Voici notre compte-rendu du dernier Conseil Municipal que vous attendiez, avec impatience, pour certains.

Nous précisons que la rédaction du déroulé de cette réunion n’est pas un PV officiel, et qu’il a pour buts de traduire la réalité et l’ambiance du CM de Loudéac ainsi que de donner un relevé quasi exhaustif des décisions qui y sont prises.

A ceux qui regrettent que nous le publiions qu’une dizaine de jours après la réunion nous rappelons que nous sommes des élus certes, mais aussi et surtout des bénévoles et que ce travail demande beaucoup de précision, de vérifications, de relectures, d’investissement et donc de temps … surtout lorsque le CM dure 4 heures comme cela a été le cas ce 10 septembre.

Les impatients noteront également que le PV officiel de la mairie ne paraîtra au mieux que quelques jours après le prochain Conseil prévu dans un mois, le 22 octobre : le nôtre aura donc beaucoup d’avance (dans le cas présent : au minimum 30 à 40 jours ! En réalité plusieurs mois). Ils remarqueront aussi que nous sommes l’une des rares oppositions municipales – en France- à publier un compte-rendu.

Merci donc de votre indulgence.

Quant au contenu, nous tenons à y mettre ce qui concerne et la forme et le fond car les comptes-rendus de presse ne reflètent pas toujours la (triste) réalité de ce que nous vivons lors de ces réunions.

Notre souci est donc de vous informer le mieux possible.

Bonne lecture et n’hésitez pas à nous faire part de vos réactions ou suggestions… surtout si elles sont constructives !

 

 Colette Boéro, absente, a donné pouvoir à Thierry Roncin

La secrétaire de séance désignée est Madame Thérèse Le Jacques

Le procès verbal du CM du 02 juillet est adopté sans remarque.

Monsieur le maire apporte des  réponses aux questions posées par l’opposition municipale lors du CM du 02 juillet.

Paul Pasco indique à Dominique Bernard que le plan auquel il faisait mention lors du dernier conseil indiquait que la voie concernée était «  un chemin rural » mais qu’en fait il s’agissait d’ « une voirie communale » depuis 1991 ; les annotations des plans ne sont plus d’actualité et aucune enquête publique n’est nécessaire.

Sur le dispositif Tipass, Monsieur Le Ho indique qu’à ce jour le montant total des aides apportées par le Conseil Général des Côtes d’Armor aux jeunes de classe de 6ème pour l’adhésion dans un club sportif est de 5970 euros.

Monsieur le maire souhaite modifier l’ordre du jour afin d’entendre les intervenants du cabinet d’architecture sur le projet de réaménagement du site des Ponts-es-Bigots ; il propose donc à l’assemblée de commencer par ce point : « On ne va tout de même pas les garder toute la soirée, le Conseil c’est sympa mais quand même… »

Madame Béatrice le Boulanger fait entendre sa voix pour rappeler que le maire de Loudéac ayant obtenu la Marianne d’Or, chacun est convié à la cérémonie organisée à l’hippodrome samedi à 17h30.

Elle précise : «  La Marianne d’Or est posée devant Monsieur le maire et le diplôme est accroché dans cette salle ; pour cette distinction bien méritée, j’invite la salle à se lever et à applaudir Monsieur le maire ! »

La majorité municipale se lève comme un seul homme et applaudit à tout rompre tandis que la minorité reste assise.

Monsieur le maire remercie alors «  toutes les personnes qui se sont levées » tandis que, le petit doigt sur la couture du pantalon, la majorité ricane devant l’absence de réaction de l’opposition municipale qui attend sereinement que l’ordre du jour démarre.

Il est ensuite question de la date de présentation du projet de réaménagement du site de Ponts-es-Bigots à la population loudéacienne : chacun y va de son agenda et de son commentaire dans un bruissement de feuilles et d’apartés : après quelques hésitations dues à la surcharge des agendas de chacun et chacune, il est convenu que le projet sera présenté le 6 octobre à 20 heures ; le lieu reste à déterminer car comme le souligne Monsieur le maire : «  On peut faire ça à Malivel et s’il y a trop de monde on ira au foyer… »

Monsieur le maire demande confirmation des dates des prochains conseils municipaux : le 22 octobre et le 17 décembre.

Interrogatif, Monsieur le maire se tourne vers le secrétaire général des services :

«  Bon, comment on fait maintenant M. Provost ? » 

  1. Présentation du projet de réaménagement des Ponts-es-Bigots

 Messieurs Courchinoux et Loeb, architectes, présentent le projet de réaménagement du site de Ponts-es-Bigots.

Ils font remarquer à l’assemblée qu’à ce jour, vu de Josselin ou de Ploërmel, Loudéac n’est connue que pour sa piscine Les Aquatides … Au grand soulagement de la majorité municipale, il ajoute cependant qu’à la suite de la réalisation de ce projet, Loudéac sera connue à la fois pour sa piscine et Ponts-es-Bigots !

Le projet est établi sur les bases financières édictées par la mairie, pour une enveloppe  de 2,7 millions d’euros ; le projet de base est d’un montant de 2 ,4 millions d’euros avec des pôles à réaliser en phasage, sans compromettre dans l’immédiat la magie du site ou son attractivité.

Devant les possibilités offertes par ce projet, Monsieur le maire fait lecture des tableaux financiers et évoque les options retenues : «  On a décidé ça en bureau municipal et avec la majorité… »

S’adressant à l’opposition municipale, il ajoute : « Vous avez compris la philosophie du projet qui a prévalu dans nos choix, maintenant je laisse la place aux questions… »

 Robert Rault intervient alors et remercie vivement les responsables des cabinets d’architecture pour la qualité de leur travail, leur écoute, leur réflexion globale sur ce projet et la grande clarté de leur exposé. Il enchaîne : « En préambule, Monsieur le maire, et afin d’expliquer notre vote, il nous paraît d’abord utile  de rappeler que :

  • Depuis plusieurs années, nous sommes favorables à un projet d’aménagement de la zone de loisirs de Ponts-es-Bigots
  • Nous sommes très heureux de voir que le projet que vous nous présentiez le 6 novembre dernier et que nous avions refusé de voter a considérablement évolué et ceci dans le bon sens.
  • En premier lieu, Monsieur Hingrant et ses partenaires ont pris en compte plusieurs des propositions essentielles que nous vous  avions faites lors du CM* du 6 novembre et que vous aviez unanimement rejetées :

 Désormais donc, dans le projet qui nous est présenté aujourd’hui, nous constatons avec plaisir que :

-         il n’y a plus de route au milieu de la zone de loisirs (ce qui est très positif)

-         le parking nord n’est plus en plein  milieu du site  mais en périphérie : c’est capital pour la sécurité et la tranquillité, notamment celle des enfants et les familles. Nous nous en réjouissons.

-         il n’y avait pas de local pour les animations du camping : maintenant il y en a un et cela renforcera considérablement l’attractivité du camping.

-         l’accès du camping a été modifié : le camping n’est plus coupé (par une route) de l’étang et du sentier de promenade. C’est évidemment très important.

 De plus, nous constatons (–c’est un simple constat-) que certaines décisions que vous aviez prises et que vous présentiez alors comme irrévocables ont été abandonnées, notamment :

-         Vous mainteniez l’entrée du camping au même endroit : c’est fini

-         Vous prévoyiez la réalisation d’une piste de bicross : il n’y en a plus

-         … de même pour un espace de paint-ball 

-         … et un parcours  d’accrobranches.

 Nous ne regrettons donc pas notre décision de l’époque de voter contre le projet d’aménagement tel que vous nous le présentiez en novembre 2008. Nous sommes heureux d’avoir réussi à imposer indirectement le débat. Cela aboutit finalement à d’importantes améliorations du projet qui profiteront aux Loudéaciens et aux contribuables qu’ils sont.

 Venons-en maintenant à quelques remarques sur la méthode :

  • Quelles visites de sites ont été effectuées par le Comité de pilotage ? Vous nous parlez d’une visite dans l’Aisne et d’autres … ? Nous n’avons été invités qu’à une seule visite … inutile au demeurant, puisque nous ne constatons aucune application de ce que nous y avions vu.
  • La concertation avec les usagers n’a pas eu lieu (scolaires …). Vous nous dites que vous le ferez plus tard. Nous le regrettons car les citoyens – usagers sont souvent de bon conseil et peuvent éviter aux élus de faire de grosses bêtises. Un projet de (près de) 3Mn d’€ mérite une concertation approfondie et ne se fait pas sans une véritable implication de tous les acteurs (Office de tourisme, OMS, OMC, Loudéac Commerces, associations sportives ou culturelles, pêcheurs …)
  • La commission des travaux et la commission environnement ont été réunies ensemble cette semaine (lundi 7) pour une présentation du projet tel qu’il nous est exposé aujourd’hui. A nos propositions, il nous a été répondu « Je ne pense pas qu’on va revenir sur les emplacements ». Cette réunion nous a appris une certain nombre de choses mais un temps de réflexion et de discussion est nécessaire pour analyser globalement et correctement un projet qui couvre des domaines aussi différents que camping, loisirs, sport, culture, voierie, environnement …)

Nous apprécions malgré tout de pouvoir poser ce soir nos questions aux cabinets retenus pour mener à bien ce projet et qui pour le moment ont  fait un excellent travail.

 Abordons maintenant nos questions et nos propositions : Où se fera la fête du 14 juillet ? La réponse à cette question peut avoir des incidences importantes sur le plan technique (Installations diverses, réseaux …). Est-ce que ça ne fera pas double emploi avec le « forum » ?

Camping :

-         Avez-vous envisagé un phasage concernant le nombre de places du camping ? Par exemple 60 places maintenant puis 30 plus tard ? La question peut se poser.

-         Avez-vous envisagé d’en donner la gestion à une société privée ou garderez-vous cela en gestion municipale ? La réponse à cette question pourrait avoir des incidences importantes sur un certain nombre d’aspects du projet comme le dimensionnement du terrain ou sur l’organisation des locaux …

-         Il y a nécessité de merlons anti-bruit. Les architectes l’ont évoqué. Qu’en sera-t-il ?

 Salle polyvalente du camping : Il nous paraît impensable aujourd’hui qu’on construise dans une zone de loisirs des locaux qui ne serviraient que pour le camping, deux ou trois mois dans l’année. Selon nous, ces locaux doivent être conçus pour :

-         contribuer à animer ce secteur toute l’année

-         être utilisés toute l’année (à titre payant ou gratuit) par les associations ou les services municipaux pour leurs soirées et leurs animations. Exemples : un concours de boules, un tournoi sportif, le rallye forestier, une kermesse, une animation de la Maison des jeunes ou un regroupement pour Cap sport ou Cap sport Vacances, des activités nautiques … voire pour les louer à des particuliers pour des anniversaires ou manifestations familiales… Les Loudéaciens doivent pouvoir en profiter au maximum.

-         Il faut prévoir  l’équipement intérieur minimal de cette salle : sanitaire, cuisine, frigo … Est-ce le cas ?

-         Il faut concevoir l’entrée du camping comme indépendante ou isolée de l’accès à ces locaux pour la période hors saison touristique. Est-ce le cas ?

-         Ne faudrait-il pas imaginer des équipements qui attireraient les campeurs (non caravaniers ou camping – caristes) : cuisinette collective, machine à laver, comme dans les Auberges de jeunesse ou dans certains campings que l’on trouve à l’étranger … Y a-t-il un espace barbecue extérieur dans le secteur de la zone d’animation ?

 Le « déambulatoire » le long de la salle polyvalente : il est très joli (voire « architectural ») mais il nous paraît insuffisant sur le plan fonctionnel. Dans notre région, on doit certes se protéger du soleil mais également- et souvent- de la pluie. En prévoyant une couverture, on multiplierait son temps d’utilisation. On pourrait y installer une ou deux tables de ping-pong, un baby-foot,  en plus des tables qui y sont prévues et cela le rendrait utilisable par tous les temps, et renforcerait là encore l’attractivité du camping.

Ne pourrait-on pas prévoir un petit point commerce (d’appoint), avec dépôt de pain, glace, épicerie de dépannage, distributeurs de boisson … éventuellement tenu à l’accueil du camping ? Avez-vous envisagé un partenariat avec le bar voisin ?

Mobil homes : L’achat des mobil – homes est-il compris dans le budget global ? Quel est ce budget ? Quel financement ?

Voile (scolaire ou autre) :

Le problème que nous avons déjà soulevé lors de la présentation de lundi est important :

-         D’abord : le ponton -prévu du côté du practice de golf actuel- est éloigné de sanitaires, de vestiaires … tous équipements qui sont indispensables pour que les enfants puissent se changer, se doucher si besoin et  s’abriter en cas d’intempérie.

-         Si nous placions le ponton près du camping, de ses sanitaires, de ses douches, de la salle polyvalente, nous aurions là tout ce dont les animateurs de la voile ont besoin pour l’activité qui pourrait également se développer en dehors de la période scolaire (Cap sport vacances …) et créer une animation sympa et attractive l’été.

-         L’orientation par rapport au vent : c’est peut-être une remarque mineure, Monsieur le maire, mais là où vous le prévoyez, le ponton de départ des voiliers, se trouve face aux vents dominants. Ce n’est pas complètement impossible mais il nous paraîtrait plus fonctionnel de conserver le côté ouest de l’étang pour le départ des bateaux.

Il faudrait poser la question aux enseignants qui pratiquent aujourd’hui la voile mais nous suggérons que ce ponton soit déplacé côté camping.

 Plaine de jeux : nous n’avons pas de position tranchée là-dessus mais certains d’entre-nous se posent la question de savoir si elle n’est pas trop excentrée ? Ne serait-il pas judicieux de la rendre plus proche de l’étang ?

Qu’en est-il de la plage et de la piscine naturelle qui avaient été évoquées à une certaine époque ?

Robert Rault indique ensuite qu’il est difficile à l’opposition de se prononcer sur les aspects financiers et sur diverses options retenues ou non car c’est la première fois qu’un document écrit est présenté sur ces questions et que cela mériterait étude approfondie, compléments d’information et débat. En conclusion, il poursuit: 

  • « nous soulignons les importantes améliorations apportées au projet depuis novembre dernier
  • même s’il y a bien sûr des points sur lesquels nous aurions pu faire des propositions différentes, nous approuvons donc globalement  le schéma d’ensemble, en souhaitant être associés à la poursuite de la réflexion
  • nous demandons qu’une vraie concertation ait lieu avec les usagers : écoles, associations, instances concernées …
  • et nous votons pour ce nouveau projet d’aménagement »

 Tandis que Robert Rault exprime les idées, avis et propositions de la minorité sur le projet et les conséquences qu’il faut en tirer ainsi que les questions qui se posent encore, Madame Collet soupire, regarde sa montre, s’entretient avec ses plus proches voisins ; des sourires narquois et exaspérés se font jour sur le visage des Conseillers de la majorité municipale qui s’agitent sur leur chaise, pendant que les architectes notent avec précision les questions posées ou les remarques entendues.

Monsieur le maire, impatient et hilare, interrompt Robert Rault : «  Combien faut-il de petites cuillères et d’assiettes ? »

Sans manifester le moindre trouble Robert Rault rétorque simplement : «  Permettez Monsieur le maire : c’est la première fois qu’on en discute de ce projet, alors on se pose des questions, c’est un peu normal… »

Monsieur le maire réplique : «  Oui, d’accord, mais on ne va pas finir à minuit, quand même ! »…

 « … et le tire bouchon ? » ironise le maire tandis que la majorité soufflait de plus en plus lorsque Robert Rault a demandé ce qu’il en était de la piscine naturelle et de la plage évoquées lors de la présentation du projet au Conseil Municipal de novembre 2008.

Le maire explose : «  Il n’a jamais été question de ça ; c’était l’œuvre d’un cabinet non retenu ! Je prends acte de votre acte de contrition alors que vous aviez voté contre un projet en balbutiement. N’essayez pas de faire croire que vous êtes à l’origine des modifications alors qu’à vous entendre c’est la pertinence de vos observations qui fait que le projet est ce qu’il est aujourd’hui. Pour en peu, vous en seriez à l’origine ; ce sont les visites que nous avons effectuées sur d’autres sites qui nous ont fait changer ! C’est comme si vous étiez contre le mariage et que vous souhaitiez être invités à la noce.

(NB : Ce n’est évidemment pas un « acte de contrition » de notre part, mais le maire n’avouera jamais que c’est lui et sa majorité qui ont bien fini par être obligés d’admettre nos principaux arguments du mois de novembre 2008 … et ont finalement –sans le dire- dû faire indirectement leur « acte de contrition »).

Le maire continue sur son mode favori, celui de la dérision : « Vous faites des demandes, on en est au gros œuvre et vous voulez savoir où sera accroché le calendrier des PTT. Certaines questions méritent d’être posées, les autres sont dérisoires : la question sur le 14 juillet, n’importe quoi ! C’est pas avec des questions comme ça qu’on avance… et la salle pas question d’en faire une salle de restauration, on a fait St Guillaume, vous étiez contre (NB : ce n’est pas ce que nous avons dit). Vous n’avez aucune notion des choses, sauf à dire qu’avec 120 000 euros (montant de la salle) on ne peut pas se restaurer. Bon, on pourra y faire des apéritifs ou des soirées à thème, ça, d’accord !

Bon, vous votez pour, donc ? »

Monsieur Huberdeau ne peut s’empêcher d’appuyer les propos sarcastiques du maire et demande la parole : «  Je ne peux pas admettre que vous vous attribuiez des choses auxquelles vous n’avez pas participé ; je ne peux pas accepter que vous vous attribuiez la paternité de ce projet, alors que vous avez voté contre en novembre » martèle-t-il visiblement énervé, ayant sans doute déjà oublié que c’est loin d’être le même projet que celui de novembre 2008.

Dominique Bernard prend la parole : «Je rappelle qu’au conseil municipal du 6 novembre, Monsieur le Maire, vous nous demandiez de voter pour un projet dont les plans étaient affichés en séance avec les explications de Madame Collet. J’avais également fait remarquer ce même soir que les plans affichés ne correspondaient pas au projet pour lequel vous demandiez au conseil municipal de voter. Si ce soir-là vous nous aviez demandé de voter pour une « philosophie de projet » et non pour un projet avec plans affichés en séance, notre vote aurait sans doute été différent ».

Le maire attaque alors Dominique Bernard de manière virulente : «  Monsieur Bernard, vous êtes un pinailleur, on le voit bien à tous les Conseils ; si le 6 novembre vous aviez voté pour, vous auriez fait partie du comité de pilotage. Vous nous donnez de la confiture aujourd’hui mais l’amertume, on l’a eue avant ! ».

Robert Rault sort alors le compte rendu officiel du Conseil municipal du 6 novembre et en donne lecture à l’assemblée. Il apparaît alors clairement et indiscutablement que le vote demandé le 6 novembre concernait bien le projet présenté ce jour-là : c’est bien contre ce projet-là que l’opposition s’était prononcée, et non sur une quelconque « philosophie ».

Devant la pertinence et la véracité incontestables  de son compte rendu officiel et validé en Conseil Municipal, le maire s’étrangle et tente de reprendre la main en hurlant et en s’agitant, prenant sa majorité à témoin.

Un peu décontenancé par le ton des échanges, l’un des membres des cabinets s’avance alors pour apporter des réponses précises à Robert Rault sur la fermeture du camping, ainsi que sur la salle polyvalente où il n’est en effet pas prévu d’office, mais dans laquelle on pourrait l’envisager dans l’avenir grâce à un équipement technique électrique adapté.

A propos de la couverture de la terrasse (le « déambulatoire »), il explique que le camping est prévu pour fonctionner essentiellement en été mais qu’en effet, la question est qualifiée de «pertinente» et il précise qu’il est tout à fait possible de la couvrir en matériau léger.

Les barbecues collectifs sont également prévus ; ils faciliteront le dépôt du bois élagué et seront mis à disposition des personnes fréquentant le site, ceci dans le but d’une gestion raisonnée de la ressource et pour éviter les transports de bois coûteux et l’inutile manutention.

Devant ces précisions apportées aux questions de l’opposition, le maire décide de couper court : «  Monsieur, on verra ça plus tard, les questions de l’opposition sont à poser en commission, sinon on va finir à 3 heures du matin ! »

L’intervenant tient à terminer son propos et enchaîne : « Le ponton pour la voile a été proposé à ce niveau du plan d’eau (à l’est) afin de créer une harmonie ; cependant vous avez raison, il faudra en parler et il est prévu que cela fasse partie des échanges avec l’école de voile ». (NB : il n’y a pas d’école de voile à Loudéac. Il voulait donc sans doute dire avec les enseignants qui pratiquent la voile avec leurs élèves)

Le maire apporte des précisions : « Le camping est de 90 places dont 10 mobil-homes, c’est vraiment pas possible de poser des questions comme ça ! »

Nadine Ollitrault souhaite  quant à elle savoir comment est prévu l’accueil des groupes.

L’architecte lui montre la zone d’accueil qui se trouve être dans le camping tout près des emplacements prévus pour les particuliers, non loin de l’étang.

Nadine Ollitrault se montre sceptique (indiquant ainsi qu’en fonction de son expérience de directrice de Centre de loisirs et de camps de jeunes, elle sait que les groupes d’enfants ou d’adolescents sont souvent mal perçus par les campeurs et qu’un morceau de terrain, spécialement aménagé et un peu isolé faciliterait la cohabitation).

L’intervenant indique : «  Nous n’avions pas vraiment le choix… »

Monsieur Créhin demande à compléter les propos tenus : «  Pour ce qui est de l’accrobranche, les techniciens du Conseil Général qui sont venus nous ont dit que les arbres ne convenaient pas ; cependant, certains arbres près de St Guillaume feraient l’affaire. La piste BMX a été abandonnée car pour une telle activité il faut un animateur diplômé sur le site et le paint ball est mal vu sur le plan environnemental ».

 Robert Rault remercie les cabinets des précisions techniques et des réponses apportées à ses questions.

 Monsieur Provost enchaîne aussitôt avec la liste des subventions envisageables.

M. le maire rappelle que la sénatrice peut aussi donner de l’argent sur son fonds d’intervention.

S’ensuit un échange au cours duquel l’opposition fait remarquer la difficulté à analyser les chiffres présentés.

Le Conseil vote «  pour » à l’unanimité. Le maire fait alors remarquer à l’opposition qu’il «  ne la félicite pas pour son vote ! ».

Devant cette incroyable remarque, Robert Rault est obligé de noter : « On voit bien que ça vous gêne, Monsieur le maire, mais oui, nous votons pour ».

 Le maire remercie ensuite le cabinet d’architecture pour son intervention et le Conseil reprend son cours, au pas de charge ; passent ainsi rapidement les points à l’ordre du jour concernant :

-         le rapport sur la qualité de l’eau

-         la compétence pour la gendarmerie

-         la prestation du SDE

Sans qu’aucune remarque ne soit formulée. 

  1. Subvention demandée par Loudéac Commerces

 Le maire souhaite apporter un éclairage sur cette demande : « « Loudéac Commerces » a mis en place une importante animation pour Noël et ça a attiré du monde ; il y avait foule dans les rues de Loudéac. Il faut maintenir un centre ville fort ; à propos, pour les oiseaux de mauvaise augure, je dois dire qu’il y a 3 nouveaux magasins d’arrivés sur la zone !

Alors, on va donner une subvention à « Loudéac Commerces », pas le montant qu’ils avaient demandé mais une subvention importante quand même : voilà la philosophie de cette subvention, si vous avez des questions, vous pouvez me les poser ».

Robert Rault prend la parole : « Bien entendu, nous sommes favorables à cette subvention ; il est très difficile de faire de l’animation en ville. Il faut donc engager une réflexion avec Loudéac Commerces… A ce propos, qu’en est-il aujourd’hui du FISAC ? Peut-on encore le solliciter ? »

Julien David répond : «  Le fonds FISAC est mangé ; la réflexion est engagée avec les commerçants et ça se passe très bien ! »

Pendant ce temps, Monsieur le maire s’est renseigné sur ce FISAC. Il précise : «  Il faut faire des travaux pour bénéficier du FISAC ; or il n’est pas prévu de travaux en ville et j’ai même dû couper court à une rumeur qui courait en ville sur des travaux rue Notre Dame. Tout ça parce qu’il y avait des gars de la SAUR  dans la rue. La subvention sera assortie de conditions ».

 L’ordre du jour se poursuit et M. Le Ho prend la parole sur le dispositif Tipass : «  Pour une question de pragmatisme, il est proposé une date butoir au 30/06 ; ainsi nous ne verrons apparaître le dispositif que 3 fois dans l’année et non à chaque Conseil municipal ».

Sur les tarifs des salles, Robert Rault indique qu’il posera sa question plus tard car elle est en lien avec le dernier point inscrit à l’ordre du jour. 

  1. Financement du logement social

 En complément de la note de synthèse, l’assemblée est amenée à connaître que le bailleur Armorique Habitat sollicite la garantie partielle de la commune pour l’acquisition de 34 logements collectifs.

A la question de l’opposition désirant savoir à quels logements locatifs il est ici fait référence, il lui est répondu qu’il s’agit du projet Cassiopée (ex garage Renault) dans lequel il sera proposé 34 logements dans un cadre social, au nord du bâtiment.

M. le maire précise : «  Il ne faut pas confondre logement social et cas sociaux ».

Robert Rault s’étonne : «  A l’origine, il n’était pas prévu de logement à caractère social dans ce projet !.. »

Le maire rétorque : « C’est pour finir les logements et la Cidéral a vu ça avec Armorique Habitat ; les pas-de-porte prévus en bas sont maintenus. Le prix du m2 ne sera pas le même, les prestations seront donc différentes ».

Robert Rault fait remarquer que ce projet n’ait jamais fait l’objet d’une présentation…

Utilisant toujours ses vieilles ficelles pour esquiver la question et évitant ainsi de donner une réponse claire, le maire ironise : « Vous manquez d’expérience politique si vous ne comprenez pas la démarche ».

Monsieur Le Ho précise : « Concernant la garantie de prêt demandée, selon  le ratio Galland, on doit être inférieur à la moitié des recettes de fonctionnement et ne pas dépasser 50%. Nous en sommes à 21% et la collectivité pourrait garantir 29 millions d’euros sur 30 ans si  nécessaire ».

 Le conseil revient à la note de synthèse initiale et poursuit sur le traitement des boues de la station de Bodin. M. le maire en appelle à Raymond Jégo, «  doyen de l’assemblée », à propos des tarifs vus la veille ; il précise en outre que «  le compostage se fera à Gueltas, la commune ayant revu ses tarifs ». 

  1. Voie d’évitement route de la Chèze  

Monsieur le maire s’adressant indirectement à Dominique Bernard, ironise une nouvelle fois : « Le site est dangereux alors je ne sais pas si on peut parler de tourne-à-gauche bien que ce soit pour tourner à gauche que ça pose problème, mais c’est un site dangereux, car si une voiture s’arrête pour tourner à gauche, l’autre est bloquée derrière. Il faut une voie d’évitement et le Conseil Général ne veut pas la faire.

Si on fait des économies, on pourra toujours acheter un frigo pour Ponts-es-Bigots ! » achève t-il, hilare, en regardant Robert Rault.

La parole est ensuite donnée à Monsieur Béchamp, directeur des services techniques, sur la réfection du réseau des eaux usées rue de la Chèze ; il explique que le réseau est obsolète. Le maire précise que les soucis causés par le réseau créent du désordre chez les riverains. 

  1. Réalisation de la voirie définitive au lotissement Anne de Bretagne. 

Décidément très en forme, Monsieur le maire lance : «  Ils en sont à savoir où poser les barbecues !!! »

L’ordre du jour se poursuit à grande vitesse et l’on ne s’arrête guère sur le chapitre des contrats et conventions diverses. 

  1. Urbanisme

Monsieur Le Ho intervient à propos des critères d’attribution des lots Berlioz 2. A ce moment, le maire s’adresse à Daniel Michel : « J’ai lu quelque part que la dernière fois je ne t’avais pas vu me faire des signes… des jours, on est moins bon, mais ce soir, j’ai pas oublié que tu devais partir. Alors tu peux y aller ».

Daniel Michel quitte alors le Conseil Municipal.

Dominique Bernard demande la parole (ce que voyant, Thérèse Le Jacques, excédée soupire bruyamment) : « Je tiens à préciser que tous les critères qui figurent dans la note de synthèse et certainement dans le cahier des charges remis en séance, n’ont pas été vus en commission urbanisme le 17 juillet.  C’est pour cela qu’une autre réunion de cette commission urbanisme aurait été souhaitable afin d’en débattre une nouvelle fois avant ce soir».

Le maire : «  On prend les bonnes idées vues ailleurs, enfin celles qu’on pense, nous, être de bonnes idées : on préfère favoriser les personnes qui vivent  et travaillent à Loudéac ».

Dominique Bernard continue son intervention : « Pouvez-vous nous préciser si une personne seule peut être candidate pour obtenir un lot dans ce lotissement, car vous parlez de couple et/ou ménage dans les documents ?

Si vous me permettez de pinailler, Mr le maire, je voudrais aussi signaler une contradiction qui existe entre la note de synthèse qui nous est présentée aujourd’hui et le cahier des charges : dans la note de synthèse, seul le critère « primo – accédant » tombe au bout d’un an alors que dans le cahier des charges, tous les critères tombent au bout d’une année ; quel est la bonne version, la note de synthèse ou le nouveau cahier des charges ? »

Consternée, la majorité feuillette le cahier des charges à la recherche de ladite contradiction.

M. Le Ho tente une explication : «  En fait, l’intangibilité du 1er critère tombe au bout d’un an ; les critères suivants  sont définis en cas d’égalité et sont non cumulatifs ».

Tout le monde ne semble pas partager l’avis du 1er adjoint et les conversations à mi-voix vont bon train entre les membres de la majorité : certains s’étonnent, d’autres tentent de comprendre le sens des propos tenus et d’y voir clair…

A titre d’exemple, Evelyne Boscher explique son cas personnel : travaillant à l’extérieur de Loudéac (et du Pays de Loudéac – Pontivy), y ayant malgré tout scolarisé ses enfants et faisant vivre le commerce local, pourrait-elle acquérir un terrain ? Elle pose plusieurs questions : « Pourquoi exclure toute personne travaillant en dehors du bassin d’emploi Loudéac – Pontivy ? Les 2 membres du couple sont-ils concernés ? Un seul alors ? »

La question se pose également pour les familles monoparentales désirant vivre à Loudéac : « Ne formant pas un couple au sens des critères de la majorité, elles en sont exclues. Enfin, quel âge doit avoir la personne seule, attendu que le couple doit être âgé de 70 ans maximum pour prétendre à un terrain : la limite est-elle alors de 35 ans ? »

Une nouvelle fois, la confusion est totale.

Dominique Bernard, trouvant les critères confus et imprécis suggère : «  Il serait peut-être bon d’en parler en commission ? »

Devant cette confusion, le maire demande alors à la minorité de proposer un rédactionnel. Robert Rault lui répond que cela doit se discuter en commission. Au moment du vote, il indique que devant les imprécisions du texte, l’opposition souhaite s’abstenir. 

  1. Dénomination des rues et espaces publics : 

Il est proposé de nommer le rond-point de la gare « Rond-point Marcel Nogues ». Monsieur le maire précise que la sœur de Marcel Nogues a été consultée sur ce point et qu’elle est très heureuse de voir ainsi « enfin » honorer son frère : «  J’ai retrouvé des photos où on voit toute la famille Chevé – il énumère les personnes présentes sur la photo- et quand on inaugurera le rond-point on fera une manifestation citoyenne et républicaine où vous viendrez tous, bien sûr !

Sur ce qui est de nommer les rues, on court depuis 8 ans pour rattraper le retard de l’ancienne municipalité. Je ne critique pas, je constate !

Le Dr Lecomte sera honoré aussi ; Florent Franckaërt qui est allé à l’école avec moi m’a dit qu’il fallait débaptiser la rue des écoles. C’est vrai que ce nom n’a plus de sens, les écoles sont de l’autre côté. Bon, on n’en a pas parlé aux résidents de la rue, mais je ne vois vraiment pas comment ils pourraient être contre. Bon, faudra quand même leur poser la question…

On retire la proposition de nommer le passage de la rue de Cadélac car il s’agit en fait d’une voie privée : on donnera le nom d’Ernest Le Verger à une autre rue plus tard !

L’allée débouchant dans la rue du Porhoët s’appellera allée De St Laurent ».

Monsieur Le Ho donne l’explication de ce nom dont visiblement peu de conseillers ont connaissance : «  Il s’agit  en fait de Jean d’Avaugour De St Laurent, noble  lieutenant de Mercoeur, ayant combattu à Moncontour et à Loudéac au 16ème siècle ».

Monsieur le maire souhaite qu’il soit procédé au vote au cas par cas afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté : accord unanime sur toutes les propositions. 

Le chapitre «  foncier » n’appelle aucune objection.

Dominique Bernard demande si  le poste de soutirage gaz sera intégré dans l’environnement. Le maire promet de demander que celui-ci soit intégré voire enterré dans la mesure du possible.

Paul Pasco explique la nécessité de l’alignement rue du Dr Plesse, sans provoquer de débat. 

  1. Ancien bar «  le Sydney » 

Le maire explique : « Il y a 282m2 à acheter ; le but est de l’acquérir si aucun acheteur privé ne se présente ; les pigeons rentrent, c’est pourri et ça fait dégueulasse en centre ville.

Je compte mettre une certaine somme que je ne peux dévoiler qu’à des gens de confiance ; aussi je ne vous dirai pas de quelle somme il s’agit, mais c’est bien moins que les enchères envisagées. Je ne peux même pas prendre un arrêté de péril car le bâtiment n’est pas assez dégradé. Même chose rue de Moncontour où les choses sont bloquées ».

«  Vous ne vous rendez pas compte, il faut désamianter, démolir… ça reviendrait cher pour en faire un parking, mais peut-être voudriez-vous  voter avec moi sur ce coup-là ? » 

Nadine Ollitrault  tente de prendre la parole sur le sujet mais ne peut formuler plus que quelques phrases ; le maire l’interrompt, la laisse re-tenter puis lui coupe à nouveau la parole, refusant de l’écouter et faisant ses commentaires sans se soucier de la prise de parole de la conseillère de l’opposition.

« Monsieur le Maire, depuis de nombreuses années, le bar anciennement le Sydney souffre d’une mauvaise image entre autre par  la dégradation du bâtiment d’ailleurs vous avez décidé de sécuriser l’établissement  pour  protéger  les piétons.

Aujourd’hui, le bar est en vente par voie d’adjudication.

Vous dites votre souhait de voir réaliser des logements. Aujourd’hui, l’offre locative, n’est- elle pas suffisante à Loudéac ?  Ces derniers temps des promoteurs immobiliers ont beaucoup construit, Il semblerait que les logements construits  ne soient pas tous habités ? (Logements derrière le garage Renault, Cassiopée, (environ 70 logements prévus) et en projet 16 logements locatifs boulevard des Priteaux, 21 logements à St Bugan) Il faut savoir que sur le site internet de la ville de Loudéac, (rubrique « logement ») environ 50 logements  sont à louer, proposés par des propriétaires privés. Il faudrait aussi rajouter le projet de l’ancienne gendarmerie ».

Monsieur Le Ho ne veut pas entendre dire qu’il reste des logements locatifs libres sur Loudéac et tente de relativiser le chiffre avancé par Nadine Ollitrault, dont la source se trouve être…le site internet de la Ville de Loudéac !

Nadine Ollitrault ne peut poursuivre son argumentation, remercie et coupe son micro.

Le maire demande au conseil de l’autoriser à porter des enchères : Robert Rault confirme la réponse positive de l’opposition (sachant que le prix proposé par le maire sera bien inférieur à celui de la mise aux enchères publiques à 100000 €). 

  1. Le personnel : 

Monsieur le maire fait remarquer que les questions concernées (recrutement d’agents contractuels, modificatif du tableau des effectifs, modification des plannings des agents du service vie associative-évènements) ont fait l’objet d’une étude en Comité Technique Paritaire le 4 septembre, en présence de Madame Donnio.

Robert Rault intervient sur les conséquences de la modification des plannings pour la sécurité au Foyer Municipal  (locaux, sonorisation, équipements de l’office cuisine …) ; il émet de grosses réserves que le maire balaie d’un revers de manche en déclarant :

«  Je vous ai déjà dit qu’il s’agissait d’une phase expérimentale de 6 mois dont on fera une évaluation ; je suis d’accord avec vos réserves, on tente et on verra ! Les contraintes sont lourdes pour le personnel et il s’agit d’envisager les choses différemment : c’est pénalisant aussi pour la Ville et on aura l’appui de la technique avec des alarmes et des sonneries ».

La minorité vote en maintenant ses réserves. 

  1. Questions diverses : 

Jean Paul Duault intervient à propos de la fermeture du bac d’équarrissage : «  Je connais bien le problème pour l’avoir moi-même eu en charge pendant longtemps ; il y a un risque de retrouver des petits animaux morts un peu partout… Il faudrait envisager de voir le problème en SMICTOM car le bac de Plémet ferme aussi… ».

Monsieur le maire répond : «  Là aussi, on fait une expérience ; ce n’est pas normal que les citoyens de Loudéac payent pour tout le monde ; ça revient tout de même à 8000 euros cette affaire. Dernièrement, on y a retrouvé les restes d’un jeune poulain, des poules et d’autres animaux jetés par des pseudos éleveurs. Les vétos, eux, font payer leurs clients pour ça. De toute façon, Guy Le Helloco met ce sujet à l’ordre du jour du SMICTOM ». 

Selon son habitude, Thierry Roncin demande alors la parole afin de «  faire remarquer gentiment 3 choses qui l’ont choqué pendant le déroulement du conseil municipal… » 

A ces mots, lassée des mises en scène et attaques personnelles aussi habituelles et régulières qu’improductives du conseiller de la majorité, l’opposition municipale range ses documents, se lève et se dirige progressivement vers la sortie, tandis que Thierry Roncin persifle : «  Ils peuvent bien s’en aller, je continue quand même pour la presse… »

L’opposition municipale n’en entendra pas plus et quitte le Conseil Municipal à 22h30. 

(* Ce PV officiel du Conseil Municipal du 6 novembre 2008 est consultable sur le site internet de la ville de Loudéac).

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Conseil municipal du 14 mai : notre compte-rendu.

29/05/2009 · 4 commentaires

Compte rendu du Conseil Municipal du 14 mai 2009

Etabli par les élus de la minorité.

 Merci de votre patience durant l’attente de ce “déroulé” de la dernière séance du Conseil Municipal.

Le Conseil débute à 18h40 et M. le Maire constate l’absence de Jean Paul Duault, conseiller de l’opposition qui a donné pouvoir à Robert Rault.

 M. le Maire : «  En préambule, je voudrais parler du titre du journal me concernant qui s’intitulait « Gérard Huet à cœur ouvert » dans le Courrier Indépendant que tout le monde a lu, bien sûr ! Les Loudéaciens se sont inquiétés et m’ont demandé si je n’avais pas de souci de santé ; tout ça pour vous dire que le poids des mots est important et que ça peut créer de l’incompréhension : c’est tout le problème de la communication. Je vais donc parler avec vous maintenant à cœur ouvert »

 La secrétaire de séance sera Gaëtane Huel.

 Approbation du procès-verbal du Conseil Municipal du 26 mars

 Pas de commentaire.

Tirage au sort des jurés d’Assises

 M. le Maire : «  Nous allons procéder au tirage au sort des jurés d’Assises : certains d’entre-vous ont déjà été tirés au sort, d’ailleurs, Raymond tu as été tiré au sort ? As-tu siégé, dans quel type d’affaire ? »

 Raymond Jégo tente de répondre mais est coupé par le maire : «  Je crois que c’est assez dur, certains tirés au sort paniquent parce que c’est une obligation légale de se présenter… ».

 Raymond Jégo réussit à prendre la parole : «  J’ai siégé dans une affaire de viol et de récidive, pendant 3 jours. C’est assez dur en effet et l’affaire s’est jugée à huis clos ; précédemment, il s’agissait d’une affaire de meurtre, mais je n’y siégeais pas, ce n’est pas évident, ça vous prend, quand on sort de là, on a la grosse tête ».

 Le maire demande à Ousmane Ouédraogo et à Thierry Roncin de se déplacer pour procéder au tirage au sort, car ils sont les plus jeunes de l’assemblée : Thierry Roncin émet une objection et une voix féminine se fait alors entendre : « M. le Maire, je crois que c’est moi la plus jeune, je suis née en 70 »

 Béatrice Le Boulanger se lève alors, invitée par M. le Maire à rejoindre Ousmane Ouédraogo et le tirage au sort commence alors que se poursuit le Conseil municipal.

 Rapport annuel sur les prix et la qualité de l’eau

 Il n’y a pas d’intervention de l’opposition sur le rapport annuel des prix et de la qualité de l’eau.

 Finances

 Pour la partie «  finances », M. le Maire cède la parole à M. le Ho, 1er adjoint qui démarre alors la lecture du rapport des observations de la Chambre Régionale des Comptes (CRC).

 M. Le Ho : «  Il y a eu beaucoup de travail de la part de la CRC et du personnel municipal, ce long travail s’est conclu par un rapport ultra favorable ; peu de villes de la taille de Loudéac disposent d’un service du patrimoine tel que demandé par le rapport, il ne s’agit donc là que d’une petite remarque ».

 Concernant la remarque finale du rapport dans laquelle il est écrit : «  il apparaît clairement que le transfert de compétence à la CIDERAL a eu pour seul but de faire bénéficier l’opération d’une subvention, la Dotation de Développement Rural, qui n’aurait pu être obtenue si les travaux de construction du cinéma avaient été réalisés par la commune. Le procédé utilisé s’assimile à un détournement de procédure effectué en toute connaissance de cause ». (cf. notification finale du rapport d’observations définitives sur la gestion de la commune de Loudéac), M Le Ho précise :

« Ce sont là des pratiques courantes. Pour preuve, la commune de Plumieux a utilisé le même procédé. Mises  à part quelques remarques concernant des erreurs commises sous les municipalités précédentes (antérieures à 1997 ainsi qu’en 2000 et 2001) qui ont été régularisées, rien à dire, le paragraphe est quasiment vide».

En matière de gestion du patrimoine, M. Le Ho estime que la gestion informatisée préconisée par le rapport n’est pas une grande priorité.

 Sur le cinéma, M. le Maire intervient : «  Nous avons eu 150 000 euros de subvention DDR que nous n’aurions pas eu si la Ville avait été maître d’ouvrage ; d’ailleurs Plumieux a fait la même chose. On avait rencontré le Préfet Maccioni à cette époque qui nous avait dit que c’était tout à fait légal ».

 A l’adresse des journalistes présents et se tournant vers eux, il lance avec insistance : «  Si on explique mal, on comprend mal, c’est pourquoi je redis ça après Christophe (Le Ho) ; c’est juste un terme juridique quand on parle de détournement de procédure, d’ailleurs j’y ai répondu ».

S’ensuit alors la lecture de la réponse écrite par le maire de Loudéac à la Chambre Régionale des Comptes et annexée au rapport d’observations définitives.

 « Comme je le disais, Marc Le Fur y était aussi donc ça a été fait en toute légalité et c’est un rapport très positif qui n’appelle aucune observation particulière ».

 Robert Rault demande la parole : «  Nous prenons acte de la notification définitive. Il est étonnant de voir un tel compte-rendu sur la gestion d’une ville de cette importance se résumer à une page et demie, comme vous le disiez vous-même, M. Le Maire. Nous ne contestons aucunement ce qu’a indiqué la CRC, je voudrais juste poser une petite question ; il est noté que quelques points de la gestion comptable sont à améliorer : peut-on savoir lesquels ? »

 M. Le Ho : « Vous n’allez pas entrer dans un esprit polémique, j’espère ? Vous n’avez qu’à dire qu’il manque des pages aussi tant que vous y êtes… »

 Robert Rault s’étonne calmement : «  Je ne peux pas vous laisser dire ça, M. Le Ho, il ne s’agit pas de ça, vous n’allez pas commencer … »

 M. Le Ho : «  C’est pourtant ce que vous laissez entendre… »

 Robert Rault s’en défend vigoureusement, soutenu par les hochements de tête négatifs de ses colistiers et poursuit : «  A-t-on une idée de la manière dont sera mis en place la gestion du patrimoine ? »

 M. le Maire donne la parole à M. Le Provost, directeur général des services : «  Il s’agit d’assurer le suivi des bâtiments, de la maintenance, des besoins en réhabilitation ; il faut y ajouter également des données sur la sécurité des bâtiments, des données sur les suivis des différents services chargés de ces données… En fait, la demande est qu’il y ait un document synthétique unique pour que chacun puisse avoir une vue d’ensemble de la gestion des bâtiments afin de minimiser les coûts d’exploitation, intervenir avant d’être obligés de démolir… »

 M. le Maire : «  Il ne s’agit pas d’une demande à caractère coercitif ; nous avons répondu que nous irions vers cette situation-là ».

 M. Le Provost poursuit : «  C’est une démarche qui existe dans les très grandes villes, la CRC demande que ce modèle soit applicable aux villes moyennes, mais ce n’est pas une obligation ».

 Robert Rault revient sur la formule utilisée par la CRC qui -à propos du dossier cinéma-  parle de « détournement de procédure » en vue d’obtenir des subventions : «  Chacun peut interpréter cette phrase à sa manière ; Or, nous savons que si ce dossier avait été conduit plus rapidement, ça aurait pu permettre d’éviter un tel montage financier… » (Lenteur qui a fait passer le projet d’une annonce de « 80% de subventions » à … une subvention réelle de seulement 30% environ).

 Robert Rault est alors  violemment pris à partie par le maire qui éructe : «  Ca fait 20 ou 30 fois que l’on entend ça ; c’est polémique. Ca fait bien rire quand pendant 12 ans, vous n’avez rien fait…Tiens, le complexe sportif par exemple : 12 ans d’inertie, de parlottes stériles, de réunions consensuelles pour n’arriver à rien du tout !!!

Tiens, on vient d’obtenir 10 000 euros de la part du Conseil Général qui dit que notre cinéma est le meilleur des Côtes d’Armor ».

 Se tournant vers Julien David, il l’apostrophe : «  Hein, Julien que j’avais parié avec toi qu’on entendrait encore causer du cinéma, pas vrai, hein, que j’avais parié !!! »

 Julien David approuve à grand renfort de hochements de tête satisfaits.

 M. le Maire lit alors le document du Conseil Général qui accompagne la subvention de 10 000 euros et qui fait l’éloge du cinéma dont tous les Loudéaciens peuvent être fiers, à présent.

 Il ajoute : «  Ce cinéma devrait prochainement recevoir le label « recherche » ; c’est un modèle en «  arts et essais » ça change de vos discours misérabilistes, il y a une très forte implication de la Ville ; 10 000 euros valorisant le cinéma, c’est bien, vous devriez aller plus souvent dans les services… »

 M. le Provost s’autorise alors à prendre vivement la parole: «  Je ne peux pas laisser dire que le dossier n’a pas été traité en temps et en heure : vous direz à Mme Le Goff (ancienne directrice générale des services de la Ville) droit dans les yeux qu’elle n’a pas fait son travail… »

(NB : Le Directeur Général des Services  se conduit régulièrement comme le 23ème élu de la majorité municipale. Il est pourtant fonctionnaire au service de la population et de tous les élus. Ce type de prise de position face aux élus de la minorité et  son intervention véhémente  sont donc pour le moins  déplacées ! D’autant plus que Monsieur Rault n’évoquait ni les services concernés ni les personnels municipaux mais bien les élus)

 Robert Rault tente alors calmement de répondre à cette vague d’insinuations : «  Il n’est pas du tout question de remettre en cause les services… »

 M. Le Provost, décidément très en verve ce soir rétorque : «  Je connais ce dossier par cœur ; j’ai tous les dossiers dans mon bureau »

 Robert Rault lui confie alors qu’il le connaît assez bien également…

 M. le Maire se positionne alors : «  Vous omettez de dire que le cinéma  a été maintenu sur le même lieu alors que vous vouliez le déplacer on ne sait où comme certains qui le mettent loin des populations dans des zones… j’en ai été félicité par le préfet Maccioni. Vous faites de la désinformation totale ; vous prétendiez même qu’il y avait un fleuve dessous…et ben nous on a regardé et il n’y avait ni le Rhône, ni la Garonne, ni la Seine rien qu’un tout petit ru de rien du tout, comme dans la plupart des quartiers de Loudéac. Je vous ai déjà expliqué tout ça mais vous n’entendez que d’une oreille : c’est pareil, avec la rénovation on ne pouvait pas avoir de subvention, alors on a démoli… »

 Robert Rault : «  Eh oui ! C’est ce que nous vous avions dit de faire, je crois, mais vous ne vouliez pas l’entendre, vous vouliez rénover. Résultat : vous avez fini par démolir comme on vous l’avait dit mais il a quand même  fallu 6 ans pour voir un nouveau cinéma à Loudéac ; voilà ce que je dis : il y a eu du retard, c’est tout ce que je dis… »

 M. le Maire est lancé et ne compte pas s’arrêter de sitôt : « On peut continuer comme ça longtemps ; ce cinéma fait l’honneur du département, c’est écrit là par le Conseil Général : soudainement pris d’inspiration il se met à déclamer à voix haute : «  Sous le pont Mirabeau… »

 Avec pour objectif évident de semer la division, Julien David demande alors avec insistance aux colistiers de Robert Rault de se prononcer individuellement sur le cinéma ; interloqués, ceux-ci se refusent à émettre le moindre commentaire.

 Nadine Ollitrault intervient alors : «  On ne peut que se féliciter de cette subvention de 10 000 euros ; il faut noter que là, vous reconnaissez les mérites du Conseil Général ! La seule question qui se pose aujourd’hui est de savoir si vous voulez un cinéma qui corresponde aux besoins de la population ou un cinéma labellisé ; elle est là la question ! »

 Daniel Michel, Hélène Gouteux et Colette Boéro se posent alors chacun leur tour en donneurs de leçons à l’égard d’une opposition municipale tatillonne (selon eux bien sûr) et opposée au cinéma ; ils  expliquent donc  avec sérieux qu’il ne faut pas dénigrer le cinéma !

 Ousmane Ouedraogo précise calmement : «  Personne ne dénigre le cinéma ; je le pense et j’en suis sûr ; seulement peut-on poser une question sans être systématiquement taxé d’être contre ? A-t-on encore le droit de poser des questions ? On a le devoir d’en poser. On ne va quand même pas déclarer publiquement être pour ou contre tel ou tel projet avant d’oser poser une question ! »

 M. Le Maire : «  C’est Robert Rault qui fait du dénigrement systématique ; vous n’êtes peut-être pas d’accord avec lui. Je vois bien votre stratégie ; chez vous, y’a 2 rôles différents : Robert Rault dénigre, critique et les autres veulent poser des questions. Personne ne refuse que vous posiez des questions ; M. Ouedraogo, vous n’êtes pas dans le sujet ! »

 Cette dernière intervention du maire clôt l’échange.

 

  1. Budget ville

 Pas de remarque de l’opposition municipale sur la demande de subvention sollicitée auprès du Conseil Général pour le matériel informatique dans les écoles, ni sur les subventions municipales, ni sur le dispositif Ti Pass.

 Sur la subvention demandée pour l’organisation de la journée de l’orgue en l’église St Nicolas, Nadine Ollitrault pose une question : « Valoriser l’orgue de l’église St Nicolas  sur une journée et ainsi le faire connaître auprès des Loudéaciens et entre autres  auprès des jeunes est une bonne idée.

Mais  si vous le permettez, j’aimerais savoir à qui sera versée la somme de 500 euros ? Est- ce à Madame Jauffret, organisatrice de la journée  ou pour le concert ? »

 Mme Collet répond : « Ce concert sera organisé en collaboration avec le Centre Marc Le Bris ; je pense donc que la subvention ira à ce centre pour l’organisation du concert : je rappelle que cet orgue est un Cavaillé Coll que l’on n’a que très peu l’occasion d’entendre. C’est donc une belle initiative qu’il faut encourager ! »

 A propos du tableau de la Sainte Famille (chapelle de Saint Maurice), M. Le Ho précise : «Le comité de quartier ne dispose pas de fonds, aussi nous proposons que malgré la subvention de 60 % au lieu des 70% escomptés, nous procédions à la restauration du tableau ».

 M. le Maire ajoute : «  Je vais vous lire la lettre que m’a adressée Mme Robin, belle-sœur de Jean Buchon que certains d’entre-vous connaissent : la restauration coûte environ 6000 euros c’est une œuvre d’art certainement ! Elle date de 1678, mais n’a pas grande valeur. Bien sûr, il y a l’humidité de la chapelle, mais bon si on enlève aussi le tableau il ne restera plus rien à St Maurice.

Mme Robin offre de participer à hauteur de 280 euros, car le comité a déjà versé 100 euros pour le calvaire. Alors la subvention de la Région n’est que de 10%, alors que celles de la DRAC et du Conseil Général sont de  25% chacune ; il faudra demander à la Conseillère Régionale de donner plus, mais je crois que c’est la politique de la Région de ne pas donner plus.

A propos de calvaire, il va y avoir bientôt la pose d’un calvaire à la Ville Morvan avec la bénédiction de l’abbé Delépine ; j’espère que tout le monde ira… la mienne, de bénédiction viendra après ».

 Le Conseil :

  1.  
    • Accepte à l’unanimité la rénovation du tableau.
    • Autorise le versement d’une somme de 150 euros dans le cadre du prix adolescents de la médiathèque,
    • Les travaux à St Guillaume
    • Autorise la maire à signer les conventions d’entretien ménager à la gendarmerie ainsi que le contrat d’entretien de la climatisation de la salle du conseil.

 M. le Maire indique : «  La climatisation donne entière satisfaction, d’ailleurs Béatrice (Boulanger) l’a testée un samedi pour un mariage ! »

Le  Conseil autorise la maire à signer le contrat avec Big Bravo pour l’organisation des mercredis d’Loudia.

 Mme Collet précise que 5 dates sont retenues, même si seulement 4 apparaissent au contrat avec Big Bravo ; en effet, le 15 juillet, l’animation des mercredis se fera dans le cadre des Assemblées Gallèses.

 Contrat de location du foyer municipal

M. le Maire donne un complément d’information en précisant que cet ajout est envisagé afin de limiter les excès de location parfois fantaisistes ; on ne peut pas se permettre de priver d’autres associations de la location de la salle

Dominique Bernard demande à intervenir : « Est ce que vous pouvez nous indiquer le nombre d’annulations constatées cette année et les années précédentes, que ce soit au foyer municipal, au palais des congrès ou  au relais de Saint-Guillaume ? Nous avons bien compris l’ajout proposé mais nous pensons qu’il serait souhaitable de préciser plus en détail cette nouvelle clause que vous envisagez d’ajouter au contrat de location. Comme vous le savez, les associations et leurs bénévoles ne sont pas à l’abri d’un « gros pépin » de tout ordre (décès, accident, maladie, …) qui les oblige à annuler leur manifestation au dernier moment. Pour ne pas décourager les associations et leurs bénévoles d’organiser des manifestations, il nous semble indispensable de ne pas les pénaliser. En effet, dans le cas présent, les associations subiraient une « triple peine » : premièrement, des frais éventuels engendrés vis-à-vis des artistes, animateurs et autres acteurs dans le cadre de leur contrat ; deuxièmement, l’annulation de leur manifestation les prive d’une rentrée d’argent nécessaire à leur fonctionnement ; troisièmement vous proposez qu’elles ne récupèrent par leur caution de 386 €. Pour toutes ces raisons, nous suggérons d’ajouter à l’article 11 du contrat de location, les conditions précises d’annulation par les organisateurs pour les « cas de force majeure » avec une restitution de la caution. Vous en  avez un exemple dans  la convention de « BIG BRAVO » que nous examinerons plus loin ».

Le maire indique qu’il sera ajouté « sauf cas de force majeure » et ces exceptions seront examinées en bureau municipal (Maire et adjoints).

Sur la convention avec l’ADDM 22 « pour la mise en place d’aides pédagogiques extérieures pour les écoles de théâtre du département et plus particulièrement la mise en oeuvre d’un parcours d’ouverture artistique en complément des cours de théâtre à la Maison des jeunes de Loudéac », Mme Collet souhaite apporter des précisions : « C’est une convention que nous n’aurions pas dû avoir à faire normalement ; c’est une question qui regarde le CAC SUD 22 et une intervenante qui a changé ; en fait elle ne peut pas assurer le théâtre d’impro : elle n’en a pas les compétences, alors on doit payer 182 euros pour les frais de déplacement d’un intervenant de l’ADDM 22. Quand on signe une convention, on doit pouvoir assurer : ce n’est pas dans la logique juridique que la Ville doive payer en plus pour une prestation qui ne peut pas être assurée par le CAC SUD 22 ».

  1. 7.      Travaux

En voirie rurale, Dominique Bernard constate : «  Il était prévu 125 000 euros et le chiffre annoncé est de 113 200 euros. »

M. Béchamp, directeur des services techniques, explique alors que 2 consultations ont été réalisées : une sur la voirie rurale, l’autre sur la voirie urbaine.

Bornes pour le marché : Dominique Bernard demande si le type de bornes prévues est le même que l’ancien système.

M Béchamp apporte des précisions techniques : «  Ce sont des bornes qui basculent, dans lesquelles on peut passer les gaines et elles se referment ».

M. le Maire abonde : «  Les bornes du marché représentaient un risque pour les personnes car elles sont âgées de 12 ans et dépassent du trottoir ; ça représente une somme, mais on en change 5 et ensuite on changera les autres. »

M. Le Maire fait état de ses capacités de négociateur dans l’achat du camion multi benne : «Paul (Pasco) a démarré la négo et puis moi après ; on attend, on est près du point de rupture mais si on annonce le prix ce soir on n’avancera plus ; alors je propose que ce sujet soit vu le 2 juillet ».

  1. 8.      Enquête publique d’un projet relevant de la législation des installations classées pour la protection de l’environnement sur la commune de Plémet.

M. le Maire explique : «  Il ne s’agit pas d’une extension de l’exploitation, le Maire de Plémet qui est chez les Verts,  y est favorable ; Monique (Collet) je te laisse t’exprimer ».

Mme Collet complète : «  Il s’agit plutôt de la régularisation d’une situation de fait et non pas d’une extension d’extraction. Il n’y aura pas de tir supplémentaire, comme le craignaient certaines personnes. Madame le Maire de Plémet y est favorable ».

L’accord est donné à l’unanimité.

  1. 9.      Foncier

Prix de cession des terrains au lotissement Hector Berlioz

M. le Maire donne quelques détails : « La vente s’effectue en dessous du prix de revient ; c’est le résultat d’une politique sociale d’incitation ; j’ai d’ailleurs rencontré le maire de Plaintel à la Coupe de France (de football) qui m’a révélé n’avoir plus aucun terrain à vendre à ce prix-là. D’accord, ça semble peut-être cher comparé à d’autres terrains qui à l’époque s’étaient vendus à 21 euros le m2, comme à la Métairie, mais c’est le prix aujourd’hui ».

Terrain des consorts Glon/futur complexe sportif :

M. le Maire apporte quelques éclaircissements : « Il s’agit d’une négociation menée par les services de la mairie. Comme indiqué dans la note de synthèse, il est proposé de revendre aux consorts Glon le terrain au prix de 3,05 euros ; on a négocié le rachat d’une emprise à RFF (Réseau Ferré de France) à ce tarif. Les consorts Glon ne comprendraient pas qu’on ne leur revende pas à ce même prix ».

10.  Personnel

 A propos du recrutement d’un animateur contractuel, le maire note : « Il s’agit de la continuation d’un contrat, sinon la Maison des jeunes ne peut pas fonctionner ».

 Se tournant vers M. Créhin, il lance : «  André, t’as quelque chose à dire ? Non ? C’est bien ! »

 Modification du tableau des effectifs : le maire lance à la cantonade : « Vous avez vu, on ne les dégrade pas ; ils passent d’adjoint technique 1ère classe à adjoint technique principal de 2ème classe ! »

 

  1. Motion pour l’intégration des villes de Loudéac et Pontivy dans le zonage de la loi Scellier :

 Le maire annonce que l’état fait un effort important sur le « Pass foncier » mais que ce n’est pas suffisant, car la loi Scellier, elle, fait l’impasse sur certains territoires.

 Robert Rault intervient  en commençant par remercier le maire d’avoir répondu favorablement à la demande de la minorité de lui faire parvenir les motions avant le conseil afin que ses membres puissent les étudier.

Il fait remarquer que cette loi est en effet un nouvel exemple de la politique libérale du gouvernement qui favorise les zones les mieux situées (grandes villes, zones côtières …) au détriment des zones rurales, victimes de ce qui est parfois appelé le « déménagement rural » : les communes et les entreprises locales (notamment du bâtiment) sont très pénalisées.

Le chef de file de l’opposition termine en disant que cette motion convient donc globalement à la minorité.

Il ajoute la proposition suivante : « Pour donner plus de poids à notre démarche, nous suggérons d’associer à cette motion les autres villes du Centre Bretagne également concernées et pas seulement Pontivy ».

Vote à l’unanimité.

 

  1. Motion pour la mise en 2X2 voies de l’axe Triskell et de la RN 164

 Le maire explique de nouveau : « Le Conseil Général favorise l’agglomération briochine ; le vice président Michel Brémont et le président Claudy Lebreton exigent que l’Etat participe à cette rocade.

Les conseillers généraux du secteur et les maires souhaitent une 2X2 voies, sans une réduction à 3 voies qui va nous pénaliser par une circulation moins fluide.

J’ai retrouvé des coupures de journaux de 2006 où le président du Conseil Général dit que ça sera fini en 2006. Il n’y a que le Conseil Régional qui est au-dessus de ça et qui se dit prêt à participer.

Et puis, il faut dire que ça pourrait donner des idées au Conseil Général du 56 : pourquoi financer une 2X2 voies alors que le Conseil Général 22 ne finance qu’une 3 voies ?

Cette motion sera suivie d’une délibération du Conseil communautaire mardi pour donner plus de poids. Les chefs de cabinet ont travaillé ensemble sur ces motions.

La motion sur la loi Scellier a été votée à Pontivy en avril ; celle sur l’axe Triskell sera votée en juin, ils adoptent l’une avant nous et nous, une avant eux ».

 Robert Rault indique que la minorité municipale partage globalement le contenu du texte proposé car c’est important pour notre secteur, ses entreprises et son développement économique. « Nous sommes donc d’accord pour défendre auprès de l’Etat, de la Région et du Conseil Général le meilleur aménagement possible ».

A propos du paragraphe 7, comme il y est écrit que la RD 700 est du domaine du Conseil Général, le conseiller de l’opposition fait la proposition d’ajouter que la RN 164 est du domaine de l’Etat.

 Le maire voit rouge : « On désigne bien l’Etat dans le dernier alinéa ; on ne peut pas changer un mot à ça. Il faut aussi reconnaître que l’Etat fait des choses. Vous ne savez pas lire ; j’ai pourtant pris des précautions oratoires pour vous dire que tout ça avait été préparé avec Pontivy.

On est en plein dans la logorrhée ésotérique et sibylline ! C’est de la diatribe diarrhéique ! Ici, nous on vise l’efficacité ».

Sûr de lui et avec une grande autorité, il poursuit : « D’ailleurs, je vais vous faire dire par  M. Belanger (chef de cabinet du maire) qu’on ne peut pas changer le texte… ».

 Invité à se prononcer, M. Belanger dit qu’on peut rajouter sans difficulté les 3 mots demandés «  par l’Etat » sans dénaturer l’esprit du texte !

 M. Huberdeau se précipite au secours du maire et déclare : «  On fait du pointillisme ( !??) ; on s’adresse ici à des personnes qui font la différence entre RD et RN. (NB : RD, route départementale sous compétence du Conseil Général et RN, route nationale sous compétence de l’Etat).

 Robert  Rault fait une nouvelle proposition : il serait important d’ajouter le « Comité de Défense de la RN 164 » à la liste des destinataires de la motion car ils sont depuis longtemps en première ligne  sur ces dossiers.

Le maire finit par reconnaître que ça, «  c’est une bonne suggestion !!! »

La motion est adoptée à l’unanimité avec l’ajout des deux propositions de l’opposition.

 Questions diverses

M. le Maire demande s’il y a des questions diverses.

 Thierry Roncin se lève alors et souhaite intervenir : « Je veux terminer sur une note super positive : Super U a enfin eu l’autorisation de s’installer à Loudéac : ça va redynamiser la ville, drainer la population vers les pôles économiques et ça uniquement grâce à un trio de choc ! Ca va optimiser le cinéma qui a 10 ans d’avance ! »

 Evelyne Boscher souhaite évoquer la question de la participation de la minorité au groupe de pilotage du futur complexe sportif, mais le maire demande que soit d’abord dévoilée la liste des personnes tirées au sort pour être jurés d’assises.

 Evelyne Boscher, est ensuite autorisée à reprendre sa question : « Monsieur le Maire, ma question concerne la demande d’intégration des élus de la minorité au comité de pilotage du futur complexe sportif.

Dans un premier temps, permettez-moi de faire l’historique de cette demande afin que toutes les personnes autour de cette table mais aussi dans la salle la comprennent mieux.

Suite à un premier courrier de Monsieur Rault du 25 février, resté sans réponse de votre part, M.  Ouédraogo et moi-même, au nom des élus de la minorité, avons réitéré la demande d’intégrer officiellement le comité de pilotage du futur complexe sportif par un courrier du 11 mars.  Une réponse négative nous est parvenue fin mars, nous précisant que « le rôle de ce comité de pilotage était purement technique ».

 A peine a-t-elle commencé  que le maire l’interrompt une nouvelle fois : « Lisez  donc la lettre, ne faites pas de désinformation ».

 Agacée, Evelyne Boscher lui demande alors si elle peut poursuivre et il la laisse parler : « Nous avons demandé et obtenu un entretien avec M. Créhin pour connaître les raisons de ce refus. Cet entretien fut cordial et ouvert. Nous lui avons réaffirmé notre volonté de participer à ce comité en tant qu’élus de la minorité (et non pas de techniciens que nous ne prétendons pas être), afin de pouvoir, d’une part apporter notre contribution active à ce projet sportif, et d’autre part participer aux différentes réflexions et orientations discutées au sein même de ce groupe de pilotage.

Monsieur Créhin, a priori convaincu du bien-fondé de notre demande, nous a précisé à la fin de l’entretien qu’il voulait bien en reparler lors du Bureau Municipal suivant. La réponse est restée négative.

On ne peut que s’interroger sur les réelles motivations de ce refus sachant que les autres membres de ce comité, interrogés par Monsieur David lors d’une première réunion, n’ont fait aucune objection, bien au contraire. M. David pourrait certainement le confirmer.

C’est pourquoi Monsieur le Maire, nous vous demandons aujourd’hui de bien vouloir justifier clairement cette exclusion du comité de pilotage du futur complexe sportif des membres de la minorité ».

 Quelques secondes plus tard, le maire s’esclaffe : «  Expulsés ! Expulsés ! Comment pouvez-vous avoir été expulsés alors que vous n’y êtes jamais entrés ? Mme Boscher, dimanche se déroule le salon « Mots et Images », je vous invite à aller y faire un tour, faites donc attention aux mots… ».

 Evelyne tente de s’excuser pour cette erreur de lecture ; elle a bien entendu voulu dire exclusion … Le maire de Loudéac n’en a cure, continue à ironiser ouvertement et poursuit son argumentaire : « Le groupe de pilotage a été formé après le Bureau Municipal ; il comprend : 2 élus de la majorité, des représentants de l’OMS. Le judo club et le club d’escalade y sont également présents ».

 Evelyne Boscher demande alors ce qui s’oppose à la présence d’un Conseiller municipal de l’opposition dans ce groupe de pilotage. Le maire s’esclaffe de nouveau : «  Mais ce n’est pas possible ça, si vous venez, nous on sera en minorité ! »

 Evelyne Boscher s’étonne : « Comment ça, en minorité ? »

 « Ben oui, répond le maire, si vous venez tous les 2 avec M. Ouédraogo… »

 « Mais il n’en a jamais été question, réplique Evelyne Boscher et vous le savez très bien, on l’a déjà évoqué : ce serait l’un ou l’autre sur la base de la suppléance, bien entendu ! »

 Le maire : « De toute façon, c’est pas possible ! Voilà ! Toute la commission sport sera conviée aux travaux et le groupe de pilotage pour le moment fait juste des visites, alors ? Et puis, est-ce que pour vous ce complexe est un bon projet ? Vous êtes inscrits dans une attitude négative ; si vous arrêtez le blog, peut être !

Une attitude constructive permettrait de revoir notre position : mettez Monsieur Rault en minorité et on verra ! »

 Julien David ne peut s’empêcher d’abonder fermement : «  Robert Rault fout le bazar, il me fait penser à un enfant qui… »

Le reste de ses propos se perd dans le brouhaha qui s’ensuit ; la consternation se lit sur les visages des Conseillers municipaux de l’opposition tandis que l’ensemble des élus de la majorité ricane et acquiesce aux nouveaux propos volontairement blessants qui viennent d’être proférés…

 Outré, Robert Rault prend alors la parole et hausse le ton : « Monsieur David, je ne vous attaque pas personnellement, je ne mets en doute ni vos capacités physiques ni vos capacités psychologiques ni  mentales d’ailleurs ! Veuillez donc faire la même chose et laissez-moi vivre ! »

 Julien David ne s’en laisse pas conter : «  Mais on se fâche on dirait ! Restez calme, M. Rault, restez calme, pas de quoi s’énerver ! »

 André Créhin veut en rajouter : « Vous avez voulu nous exclure, maintenant, on vous ignore, c’est tout ! »

 Changeant une nouvelle fois de sujet, le maire renchérit : «  C’est comme les comptes de campagne, ceux-là, je ne suis pas prêt de les rembourser, je me suis renseigné… mais vous qui a payé vos frais de justice ? Le PS, sans doute ? »

Comme un seul homme, les élus de la majorité opinent du chef et, avides, attendent la réponse à la question…

 S’ensuit un bref échange animé auquel l’édile met fin en reprenant la parole et en brandissant une feuille dactylographiée, de type tract électoral ou profession de foi, aux couleurs vraiment très proches du bleu-blanc-rouge (un peu rosé) et de celle de …la majorité présidentielle !

 C’est donc à nouveau un changement de sujet : «  Je vais vous distribuer « La lettre du Maire », annonce-t-il fièrement, visiblement ravi de son nouveau coup de communication ! « Vous serez contents, j’ai pensé à vous, j’y ai mis du rose… Je l’ai faite pour ne pas politiser le Loudéacien ; toujours l’attaque, vous avez mal vécu votre échec électoral. En plus, il me faut de la réactivité pour combattre une désinformation orchestrée par une certaine presse ».

 A ce moment précis, la journaliste du Télégramme quitte la salle du Conseil, suivie de près par ses collègues d’Ouest France : elles n’entendront donc malheureusement pas la suite de l’histoire qui met directement en cause un problème de l’une de leurs collègues. La vie privée de cette jeune journaliste est étalée au vu et au su de chacun…

 Le maire distribue alors lui-même SA lettre à (presque) toute la salle puis prend le temps d’en faire la longue lecture intégrale… Et chacun comprend bien le sens très politicien qu’il donne à cette nouvelle plaquette municipale destinée à faire sa promotion politique personnelle.

 Après cette manœuvre de diversion, Ousmane Ouédraogo  veut à tout prix reprendre le débat sur la participation d’un élu de l’opposition au groupe de pilotage : «  Il y a eu le recours, la justice a rendu son verdict : avant, pendant et après ce recours, nous avons travaillé en commission municipale avec les Conseillers de la majorité. Je veux croire que nous n’avons pas f…le   b… Dites moi, ce recours est-il la vraie raison de votre attitude ? »

 Evelyne Boscher lance : «  Va-t-on en parler pendant 5 ans encore  de ce recours? »

 Le maire veut clore le débat, sa majorité s’agite, regarde sa montre et trouve le temps long : «  J’ai bien entendu la demande ; je ne vous donne cependant aucun espoir. Je suis toujours soumis à critique de la part de Monsieur Rault. Vous n’avez pas été bien futés ; vous auriez dû demander à M. Rault de faire profil bas et ça se serait passé différemment… »

 Robert Rault se lève et déclare : «  Je dirai ce que j’ai à dire ; vous n’imposerez pas vos conditions, Monsieur le Maire ; la démocratie ne souffre pas de conditions ».

Lassé de ces attaques personnelles incessantes, il finit par lâcher : «  Vous pouvez lever la séance si vous n’avez que ça comme ânerie à dire ».

 Le maire lève la séance  et l’opposition quitte la salle du Conseil.

 

 

 

 

 

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Pourquoi notre compte-rendu de Conseil Municipal ?

28/02/2009 · 3 commentaires

Finies les vacances !

Eh! oui ! Le blog de l’opposition municipale de Loudéac a aussi besoin de vacances ! Parfois, il faut bien souffler un peu ! Vous avez donc constaté que depuis quelques jours, c’était le repos total. Seuls quelques commentaires sont venus alimenter un peu le débat.

Pendant ce temps, nous avons notamment préparé la séance du Conseil Municipal de ce jeudi 26 février, ce qui est déjà une lourde occupation.

Ce CM a donc eu lieu, dans les conditions habituelles. Nous en préparons actuellement  le compte-rendu (CR). Bien sûr, ce dernier n’est pas l’officiel mais c’est l’intégrale (ou presque) des propos et faits de la séance et cela, vous ne le lirez nulle part ailleurs car la presse ne peut pas le faire et le procès-verbal officiel de la mairie n’est diffusé au public que beaucoup plus tard puisqu’il doit être d’abord approuvé par le Conseil Municipal du mois suivant. Et de toute façon, ce PV est évidemment édulcoré des innombrables dérapages que tout simple citoyen spectateur peut constater lors de chaque Conseil. Notre CR ne se contente pas de ne publier que le politiquement correct officiel de la mairie : il traduit la réalité et le ton, ce qui est nouveau … et intéressant pour toute personne qui accepte de regarder en face la réalité municipale loudéacienne … (Les “sourds” et les “aveugles” continueront à refuser d’admettre la vérité).

Notre compte-rendu du CM paraît donc longtemps avant le PV officiel. Pour preuve, vous avez eu celui du CM du 28 janvier quatre jours après, soit le 1er février. Aujourd’hui 28 février, un mois plus tard, le PV officiel n’est toujours pas sur le site de la mairie de Loudéac. Et, dans le meilleur des cas, vous ne pourrez lire le PV officiel du dernier Conseil (26 février) que vers le 30 ou 31 mars…

Quant au nôtre, malgré une météo qui incite à profiter du soleil, nous espérons trouver le temps de le mettre en forme avant dimanche soir 1er mars (Pour vous informer, il nous faut même travailler le dimanche … mais c’est un plaisir !).

Bon week-end à tous et à plus tard !

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