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Compte-rendu du Conseil Municipal du 10 septembre 2009

22/09/2009 · Un commentaire

 Voici notre compte-rendu du dernier Conseil Municipal que vous attendiez, avec impatience, pour certains.

Nous précisons que la rédaction du déroulé de cette réunion n’est pas un PV officiel, et qu’il a pour buts de traduire la réalité et l’ambiance du CM de Loudéac ainsi que de donner un relevé quasi exhaustif des décisions qui y sont prises.

A ceux qui regrettent que nous le publiions qu’une dizaine de jours après la réunion nous rappelons que nous sommes des élus certes, mais aussi et surtout des bénévoles et que ce travail demande beaucoup de précision, de vérifications, de relectures, d’investissement et donc de temps … surtout lorsque le CM dure 4 heures comme cela a été le cas ce 10 septembre.

Les impatients noteront également que le PV officiel de la mairie ne paraîtra au mieux que quelques jours après le prochain Conseil prévu dans un mois, le 22 octobre : le nôtre aura donc beaucoup d’avance (dans le cas présent : au minimum 30 à 40 jours ! En réalité plusieurs mois). Ils remarqueront aussi que nous sommes l’une des rares oppositions municipales – en France- à publier un compte-rendu.

Merci donc de votre indulgence.

Quant au contenu, nous tenons à y mettre ce qui concerne et la forme et le fond car les comptes-rendus de presse ne reflètent pas toujours la (triste) réalité de ce que nous vivons lors de ces réunions.

Notre souci est donc de vous informer le mieux possible.

Bonne lecture et n’hésitez pas à nous faire part de vos réactions ou suggestions… surtout si elles sont constructives !

 

 Colette Boéro, absente, a donné pouvoir à Thierry Roncin

La secrétaire de séance désignée est Madame Thérèse Le Jacques

Le procès verbal du CM du 02 juillet est adopté sans remarque.

Monsieur le maire apporte des  réponses aux questions posées par l’opposition municipale lors du CM du 02 juillet.

Paul Pasco indique à Dominique Bernard que le plan auquel il faisait mention lors du dernier conseil indiquait que la voie concernée était «  un chemin rural » mais qu’en fait il s’agissait d’ « une voirie communale » depuis 1991 ; les annotations des plans ne sont plus d’actualité et aucune enquête publique n’est nécessaire.

Sur le dispositif Tipass, Monsieur Le Ho indique qu’à ce jour le montant total des aides apportées par le Conseil Général des Côtes d’Armor aux jeunes de classe de 6ème pour l’adhésion dans un club sportif est de 5970 euros.

Monsieur le maire souhaite modifier l’ordre du jour afin d’entendre les intervenants du cabinet d’architecture sur le projet de réaménagement du site des Ponts-es-Bigots ; il propose donc à l’assemblée de commencer par ce point : « On ne va tout de même pas les garder toute la soirée, le Conseil c’est sympa mais quand même… »

Madame Béatrice le Boulanger fait entendre sa voix pour rappeler que le maire de Loudéac ayant obtenu la Marianne d’Or, chacun est convié à la cérémonie organisée à l’hippodrome samedi à 17h30.

Elle précise : «  La Marianne d’Or est posée devant Monsieur le maire et le diplôme est accroché dans cette salle ; pour cette distinction bien méritée, j’invite la salle à se lever et à applaudir Monsieur le maire ! »

La majorité municipale se lève comme un seul homme et applaudit à tout rompre tandis que la minorité reste assise.

Monsieur le maire remercie alors «  toutes les personnes qui se sont levées » tandis que, le petit doigt sur la couture du pantalon, la majorité ricane devant l’absence de réaction de l’opposition municipale qui attend sereinement que l’ordre du jour démarre.

Il est ensuite question de la date de présentation du projet de réaménagement du site de Ponts-es-Bigots à la population loudéacienne : chacun y va de son agenda et de son commentaire dans un bruissement de feuilles et d’apartés : après quelques hésitations dues à la surcharge des agendas de chacun et chacune, il est convenu que le projet sera présenté le 6 octobre à 20 heures ; le lieu reste à déterminer car comme le souligne Monsieur le maire : «  On peut faire ça à Malivel et s’il y a trop de monde on ira au foyer… »

Monsieur le maire demande confirmation des dates des prochains conseils municipaux : le 22 octobre et le 17 décembre.

Interrogatif, Monsieur le maire se tourne vers le secrétaire général des services :

«  Bon, comment on fait maintenant M. Provost ? » 

  1. Présentation du projet de réaménagement des Ponts-es-Bigots

 Messieurs Courchinoux et Loeb, architectes, présentent le projet de réaménagement du site de Ponts-es-Bigots.

Ils font remarquer à l’assemblée qu’à ce jour, vu de Josselin ou de Ploërmel, Loudéac n’est connue que pour sa piscine Les Aquatides … Au grand soulagement de la majorité municipale, il ajoute cependant qu’à la suite de la réalisation de ce projet, Loudéac sera connue à la fois pour sa piscine et Ponts-es-Bigots !

Le projet est établi sur les bases financières édictées par la mairie, pour une enveloppe  de 2,7 millions d’euros ; le projet de base est d’un montant de 2 ,4 millions d’euros avec des pôles à réaliser en phasage, sans compromettre dans l’immédiat la magie du site ou son attractivité.

Devant les possibilités offertes par ce projet, Monsieur le maire fait lecture des tableaux financiers et évoque les options retenues : «  On a décidé ça en bureau municipal et avec la majorité… »

S’adressant à l’opposition municipale, il ajoute : « Vous avez compris la philosophie du projet qui a prévalu dans nos choix, maintenant je laisse la place aux questions… »

 Robert Rault intervient alors et remercie vivement les responsables des cabinets d’architecture pour la qualité de leur travail, leur écoute, leur réflexion globale sur ce projet et la grande clarté de leur exposé. Il enchaîne : « En préambule, Monsieur le maire, et afin d’expliquer notre vote, il nous paraît d’abord utile  de rappeler que :

  • Depuis plusieurs années, nous sommes favorables à un projet d’aménagement de la zone de loisirs de Ponts-es-Bigots
  • Nous sommes très heureux de voir que le projet que vous nous présentiez le 6 novembre dernier et que nous avions refusé de voter a considérablement évolué et ceci dans le bon sens.
  • En premier lieu, Monsieur Hingrant et ses partenaires ont pris en compte plusieurs des propositions essentielles que nous vous  avions faites lors du CM* du 6 novembre et que vous aviez unanimement rejetées :

 Désormais donc, dans le projet qui nous est présenté aujourd’hui, nous constatons avec plaisir que :

-         il n’y a plus de route au milieu de la zone de loisirs (ce qui est très positif)

-         le parking nord n’est plus en plein  milieu du site  mais en périphérie : c’est capital pour la sécurité et la tranquillité, notamment celle des enfants et les familles. Nous nous en réjouissons.

-         il n’y avait pas de local pour les animations du camping : maintenant il y en a un et cela renforcera considérablement l’attractivité du camping.

-         l’accès du camping a été modifié : le camping n’est plus coupé (par une route) de l’étang et du sentier de promenade. C’est évidemment très important.

 De plus, nous constatons (–c’est un simple constat-) que certaines décisions que vous aviez prises et que vous présentiez alors comme irrévocables ont été abandonnées, notamment :

-         Vous mainteniez l’entrée du camping au même endroit : c’est fini

-         Vous prévoyiez la réalisation d’une piste de bicross : il n’y en a plus

-         … de même pour un espace de paint-ball 

-         … et un parcours  d’accrobranches.

 Nous ne regrettons donc pas notre décision de l’époque de voter contre le projet d’aménagement tel que vous nous le présentiez en novembre 2008. Nous sommes heureux d’avoir réussi à imposer indirectement le débat. Cela aboutit finalement à d’importantes améliorations du projet qui profiteront aux Loudéaciens et aux contribuables qu’ils sont.

 Venons-en maintenant à quelques remarques sur la méthode :

  • Quelles visites de sites ont été effectuées par le Comité de pilotage ? Vous nous parlez d’une visite dans l’Aisne et d’autres … ? Nous n’avons été invités qu’à une seule visite … inutile au demeurant, puisque nous ne constatons aucune application de ce que nous y avions vu.
  • La concertation avec les usagers n’a pas eu lieu (scolaires …). Vous nous dites que vous le ferez plus tard. Nous le regrettons car les citoyens – usagers sont souvent de bon conseil et peuvent éviter aux élus de faire de grosses bêtises. Un projet de (près de) 3Mn d’€ mérite une concertation approfondie et ne se fait pas sans une véritable implication de tous les acteurs (Office de tourisme, OMS, OMC, Loudéac Commerces, associations sportives ou culturelles, pêcheurs …)
  • La commission des travaux et la commission environnement ont été réunies ensemble cette semaine (lundi 7) pour une présentation du projet tel qu’il nous est exposé aujourd’hui. A nos propositions, il nous a été répondu « Je ne pense pas qu’on va revenir sur les emplacements ». Cette réunion nous a appris une certain nombre de choses mais un temps de réflexion et de discussion est nécessaire pour analyser globalement et correctement un projet qui couvre des domaines aussi différents que camping, loisirs, sport, culture, voierie, environnement …)

Nous apprécions malgré tout de pouvoir poser ce soir nos questions aux cabinets retenus pour mener à bien ce projet et qui pour le moment ont  fait un excellent travail.

 Abordons maintenant nos questions et nos propositions : Où se fera la fête du 14 juillet ? La réponse à cette question peut avoir des incidences importantes sur le plan technique (Installations diverses, réseaux …). Est-ce que ça ne fera pas double emploi avec le « forum » ?

Camping :

-         Avez-vous envisagé un phasage concernant le nombre de places du camping ? Par exemple 60 places maintenant puis 30 plus tard ? La question peut se poser.

-         Avez-vous envisagé d’en donner la gestion à une société privée ou garderez-vous cela en gestion municipale ? La réponse à cette question pourrait avoir des incidences importantes sur un certain nombre d’aspects du projet comme le dimensionnement du terrain ou sur l’organisation des locaux …

-         Il y a nécessité de merlons anti-bruit. Les architectes l’ont évoqué. Qu’en sera-t-il ?

 Salle polyvalente du camping : Il nous paraît impensable aujourd’hui qu’on construise dans une zone de loisirs des locaux qui ne serviraient que pour le camping, deux ou trois mois dans l’année. Selon nous, ces locaux doivent être conçus pour :

-         contribuer à animer ce secteur toute l’année

-         être utilisés toute l’année (à titre payant ou gratuit) par les associations ou les services municipaux pour leurs soirées et leurs animations. Exemples : un concours de boules, un tournoi sportif, le rallye forestier, une kermesse, une animation de la Maison des jeunes ou un regroupement pour Cap sport ou Cap sport Vacances, des activités nautiques … voire pour les louer à des particuliers pour des anniversaires ou manifestations familiales… Les Loudéaciens doivent pouvoir en profiter au maximum.

-         Il faut prévoir  l’équipement intérieur minimal de cette salle : sanitaire, cuisine, frigo … Est-ce le cas ?

-         Il faut concevoir l’entrée du camping comme indépendante ou isolée de l’accès à ces locaux pour la période hors saison touristique. Est-ce le cas ?

-         Ne faudrait-il pas imaginer des équipements qui attireraient les campeurs (non caravaniers ou camping – caristes) : cuisinette collective, machine à laver, comme dans les Auberges de jeunesse ou dans certains campings que l’on trouve à l’étranger … Y a-t-il un espace barbecue extérieur dans le secteur de la zone d’animation ?

 Le « déambulatoire » le long de la salle polyvalente : il est très joli (voire « architectural ») mais il nous paraît insuffisant sur le plan fonctionnel. Dans notre région, on doit certes se protéger du soleil mais également- et souvent- de la pluie. En prévoyant une couverture, on multiplierait son temps d’utilisation. On pourrait y installer une ou deux tables de ping-pong, un baby-foot,  en plus des tables qui y sont prévues et cela le rendrait utilisable par tous les temps, et renforcerait là encore l’attractivité du camping.

Ne pourrait-on pas prévoir un petit point commerce (d’appoint), avec dépôt de pain, glace, épicerie de dépannage, distributeurs de boisson … éventuellement tenu à l’accueil du camping ? Avez-vous envisagé un partenariat avec le bar voisin ?

Mobil homes : L’achat des mobil – homes est-il compris dans le budget global ? Quel est ce budget ? Quel financement ?

Voile (scolaire ou autre) :

Le problème que nous avons déjà soulevé lors de la présentation de lundi est important :

-         D’abord : le ponton -prévu du côté du practice de golf actuel- est éloigné de sanitaires, de vestiaires … tous équipements qui sont indispensables pour que les enfants puissent se changer, se doucher si besoin et  s’abriter en cas d’intempérie.

-         Si nous placions le ponton près du camping, de ses sanitaires, de ses douches, de la salle polyvalente, nous aurions là tout ce dont les animateurs de la voile ont besoin pour l’activité qui pourrait également se développer en dehors de la période scolaire (Cap sport vacances …) et créer une animation sympa et attractive l’été.

-         L’orientation par rapport au vent : c’est peut-être une remarque mineure, Monsieur le maire, mais là où vous le prévoyez, le ponton de départ des voiliers, se trouve face aux vents dominants. Ce n’est pas complètement impossible mais il nous paraîtrait plus fonctionnel de conserver le côté ouest de l’étang pour le départ des bateaux.

Il faudrait poser la question aux enseignants qui pratiquent aujourd’hui la voile mais nous suggérons que ce ponton soit déplacé côté camping.

 Plaine de jeux : nous n’avons pas de position tranchée là-dessus mais certains d’entre-nous se posent la question de savoir si elle n’est pas trop excentrée ? Ne serait-il pas judicieux de la rendre plus proche de l’étang ?

Qu’en est-il de la plage et de la piscine naturelle qui avaient été évoquées à une certaine époque ?

Robert Rault indique ensuite qu’il est difficile à l’opposition de se prononcer sur les aspects financiers et sur diverses options retenues ou non car c’est la première fois qu’un document écrit est présenté sur ces questions et que cela mériterait étude approfondie, compléments d’information et débat. En conclusion, il poursuit: 

  • « nous soulignons les importantes améliorations apportées au projet depuis novembre dernier
  • même s’il y a bien sûr des points sur lesquels nous aurions pu faire des propositions différentes, nous approuvons donc globalement  le schéma d’ensemble, en souhaitant être associés à la poursuite de la réflexion
  • nous demandons qu’une vraie concertation ait lieu avec les usagers : écoles, associations, instances concernées …
  • et nous votons pour ce nouveau projet d’aménagement »

 Tandis que Robert Rault exprime les idées, avis et propositions de la minorité sur le projet et les conséquences qu’il faut en tirer ainsi que les questions qui se posent encore, Madame Collet soupire, regarde sa montre, s’entretient avec ses plus proches voisins ; des sourires narquois et exaspérés se font jour sur le visage des Conseillers de la majorité municipale qui s’agitent sur leur chaise, pendant que les architectes notent avec précision les questions posées ou les remarques entendues.

Monsieur le maire, impatient et hilare, interrompt Robert Rault : «  Combien faut-il de petites cuillères et d’assiettes ? »

Sans manifester le moindre trouble Robert Rault rétorque simplement : «  Permettez Monsieur le maire : c’est la première fois qu’on en discute de ce projet, alors on se pose des questions, c’est un peu normal… »

Monsieur le maire réplique : «  Oui, d’accord, mais on ne va pas finir à minuit, quand même ! »…

 « … et le tire bouchon ? » ironise le maire tandis que la majorité soufflait de plus en plus lorsque Robert Rault a demandé ce qu’il en était de la piscine naturelle et de la plage évoquées lors de la présentation du projet au Conseil Municipal de novembre 2008.

Le maire explose : «  Il n’a jamais été question de ça ; c’était l’œuvre d’un cabinet non retenu ! Je prends acte de votre acte de contrition alors que vous aviez voté contre un projet en balbutiement. N’essayez pas de faire croire que vous êtes à l’origine des modifications alors qu’à vous entendre c’est la pertinence de vos observations qui fait que le projet est ce qu’il est aujourd’hui. Pour en peu, vous en seriez à l’origine ; ce sont les visites que nous avons effectuées sur d’autres sites qui nous ont fait changer ! C’est comme si vous étiez contre le mariage et que vous souhaitiez être invités à la noce.

(NB : Ce n’est évidemment pas un « acte de contrition » de notre part, mais le maire n’avouera jamais que c’est lui et sa majorité qui ont bien fini par être obligés d’admettre nos principaux arguments du mois de novembre 2008 … et ont finalement –sans le dire- dû faire indirectement leur « acte de contrition »).

Le maire continue sur son mode favori, celui de la dérision : « Vous faites des demandes, on en est au gros œuvre et vous voulez savoir où sera accroché le calendrier des PTT. Certaines questions méritent d’être posées, les autres sont dérisoires : la question sur le 14 juillet, n’importe quoi ! C’est pas avec des questions comme ça qu’on avance… et la salle pas question d’en faire une salle de restauration, on a fait St Guillaume, vous étiez contre (NB : ce n’est pas ce que nous avons dit). Vous n’avez aucune notion des choses, sauf à dire qu’avec 120 000 euros (montant de la salle) on ne peut pas se restaurer. Bon, on pourra y faire des apéritifs ou des soirées à thème, ça, d’accord !

Bon, vous votez pour, donc ? »

Monsieur Huberdeau ne peut s’empêcher d’appuyer les propos sarcastiques du maire et demande la parole : «  Je ne peux pas admettre que vous vous attribuiez des choses auxquelles vous n’avez pas participé ; je ne peux pas accepter que vous vous attribuiez la paternité de ce projet, alors que vous avez voté contre en novembre » martèle-t-il visiblement énervé, ayant sans doute déjà oublié que c’est loin d’être le même projet que celui de novembre 2008.

Dominique Bernard prend la parole : «Je rappelle qu’au conseil municipal du 6 novembre, Monsieur le Maire, vous nous demandiez de voter pour un projet dont les plans étaient affichés en séance avec les explications de Madame Collet. J’avais également fait remarquer ce même soir que les plans affichés ne correspondaient pas au projet pour lequel vous demandiez au conseil municipal de voter. Si ce soir-là vous nous aviez demandé de voter pour une « philosophie de projet » et non pour un projet avec plans affichés en séance, notre vote aurait sans doute été différent ».

Le maire attaque alors Dominique Bernard de manière virulente : «  Monsieur Bernard, vous êtes un pinailleur, on le voit bien à tous les Conseils ; si le 6 novembre vous aviez voté pour, vous auriez fait partie du comité de pilotage. Vous nous donnez de la confiture aujourd’hui mais l’amertume, on l’a eue avant ! ».

Robert Rault sort alors le compte rendu officiel du Conseil municipal du 6 novembre et en donne lecture à l’assemblée. Il apparaît alors clairement et indiscutablement que le vote demandé le 6 novembre concernait bien le projet présenté ce jour-là : c’est bien contre ce projet-là que l’opposition s’était prononcée, et non sur une quelconque « philosophie ».

Devant la pertinence et la véracité incontestables  de son compte rendu officiel et validé en Conseil Municipal, le maire s’étrangle et tente de reprendre la main en hurlant et en s’agitant, prenant sa majorité à témoin.

Un peu décontenancé par le ton des échanges, l’un des membres des cabinets s’avance alors pour apporter des réponses précises à Robert Rault sur la fermeture du camping, ainsi que sur la salle polyvalente où il n’est en effet pas prévu d’office, mais dans laquelle on pourrait l’envisager dans l’avenir grâce à un équipement technique électrique adapté.

A propos de la couverture de la terrasse (le « déambulatoire »), il explique que le camping est prévu pour fonctionner essentiellement en été mais qu’en effet, la question est qualifiée de «pertinente» et il précise qu’il est tout à fait possible de la couvrir en matériau léger.

Les barbecues collectifs sont également prévus ; ils faciliteront le dépôt du bois élagué et seront mis à disposition des personnes fréquentant le site, ceci dans le but d’une gestion raisonnée de la ressource et pour éviter les transports de bois coûteux et l’inutile manutention.

Devant ces précisions apportées aux questions de l’opposition, le maire décide de couper court : «  Monsieur, on verra ça plus tard, les questions de l’opposition sont à poser en commission, sinon on va finir à 3 heures du matin ! »

L’intervenant tient à terminer son propos et enchaîne : « Le ponton pour la voile a été proposé à ce niveau du plan d’eau (à l’est) afin de créer une harmonie ; cependant vous avez raison, il faudra en parler et il est prévu que cela fasse partie des échanges avec l’école de voile ». (NB : il n’y a pas d’école de voile à Loudéac. Il voulait donc sans doute dire avec les enseignants qui pratiquent la voile avec leurs élèves)

Le maire apporte des précisions : « Le camping est de 90 places dont 10 mobil-homes, c’est vraiment pas possible de poser des questions comme ça ! »

Nadine Ollitrault souhaite  quant à elle savoir comment est prévu l’accueil des groupes.

L’architecte lui montre la zone d’accueil qui se trouve être dans le camping tout près des emplacements prévus pour les particuliers, non loin de l’étang.

Nadine Ollitrault se montre sceptique (indiquant ainsi qu’en fonction de son expérience de directrice de Centre de loisirs et de camps de jeunes, elle sait que les groupes d’enfants ou d’adolescents sont souvent mal perçus par les campeurs et qu’un morceau de terrain, spécialement aménagé et un peu isolé faciliterait la cohabitation).

L’intervenant indique : «  Nous n’avions pas vraiment le choix… »

Monsieur Créhin demande à compléter les propos tenus : «  Pour ce qui est de l’accrobranche, les techniciens du Conseil Général qui sont venus nous ont dit que les arbres ne convenaient pas ; cependant, certains arbres près de St Guillaume feraient l’affaire. La piste BMX a été abandonnée car pour une telle activité il faut un animateur diplômé sur le site et le paint ball est mal vu sur le plan environnemental ».

 Robert Rault remercie les cabinets des précisions techniques et des réponses apportées à ses questions.

 Monsieur Provost enchaîne aussitôt avec la liste des subventions envisageables.

M. le maire rappelle que la sénatrice peut aussi donner de l’argent sur son fonds d’intervention.

S’ensuit un échange au cours duquel l’opposition fait remarquer la difficulté à analyser les chiffres présentés.

Le Conseil vote «  pour » à l’unanimité. Le maire fait alors remarquer à l’opposition qu’il «  ne la félicite pas pour son vote ! ».

Devant cette incroyable remarque, Robert Rault est obligé de noter : « On voit bien que ça vous gêne, Monsieur le maire, mais oui, nous votons pour ».

 Le maire remercie ensuite le cabinet d’architecture pour son intervention et le Conseil reprend son cours, au pas de charge ; passent ainsi rapidement les points à l’ordre du jour concernant :

-         le rapport sur la qualité de l’eau

-         la compétence pour la gendarmerie

-         la prestation du SDE

Sans qu’aucune remarque ne soit formulée. 

  1. Subvention demandée par Loudéac Commerces

 Le maire souhaite apporter un éclairage sur cette demande : « « Loudéac Commerces » a mis en place une importante animation pour Noël et ça a attiré du monde ; il y avait foule dans les rues de Loudéac. Il faut maintenir un centre ville fort ; à propos, pour les oiseaux de mauvaise augure, je dois dire qu’il y a 3 nouveaux magasins d’arrivés sur la zone !

Alors, on va donner une subvention à « Loudéac Commerces », pas le montant qu’ils avaient demandé mais une subvention importante quand même : voilà la philosophie de cette subvention, si vous avez des questions, vous pouvez me les poser ».

Robert Rault prend la parole : « Bien entendu, nous sommes favorables à cette subvention ; il est très difficile de faire de l’animation en ville. Il faut donc engager une réflexion avec Loudéac Commerces… A ce propos, qu’en est-il aujourd’hui du FISAC ? Peut-on encore le solliciter ? »

Julien David répond : «  Le fonds FISAC est mangé ; la réflexion est engagée avec les commerçants et ça se passe très bien ! »

Pendant ce temps, Monsieur le maire s’est renseigné sur ce FISAC. Il précise : «  Il faut faire des travaux pour bénéficier du FISAC ; or il n’est pas prévu de travaux en ville et j’ai même dû couper court à une rumeur qui courait en ville sur des travaux rue Notre Dame. Tout ça parce qu’il y avait des gars de la SAUR  dans la rue. La subvention sera assortie de conditions ».

 L’ordre du jour se poursuit et M. Le Ho prend la parole sur le dispositif Tipass : «  Pour une question de pragmatisme, il est proposé une date butoir au 30/06 ; ainsi nous ne verrons apparaître le dispositif que 3 fois dans l’année et non à chaque Conseil municipal ».

Sur les tarifs des salles, Robert Rault indique qu’il posera sa question plus tard car elle est en lien avec le dernier point inscrit à l’ordre du jour. 

  1. Financement du logement social

 En complément de la note de synthèse, l’assemblée est amenée à connaître que le bailleur Armorique Habitat sollicite la garantie partielle de la commune pour l’acquisition de 34 logements collectifs.

A la question de l’opposition désirant savoir à quels logements locatifs il est ici fait référence, il lui est répondu qu’il s’agit du projet Cassiopée (ex garage Renault) dans lequel il sera proposé 34 logements dans un cadre social, au nord du bâtiment.

M. le maire précise : «  Il ne faut pas confondre logement social et cas sociaux ».

Robert Rault s’étonne : «  A l’origine, il n’était pas prévu de logement à caractère social dans ce projet !.. »

Le maire rétorque : « C’est pour finir les logements et la Cidéral a vu ça avec Armorique Habitat ; les pas-de-porte prévus en bas sont maintenus. Le prix du m2 ne sera pas le même, les prestations seront donc différentes ».

Robert Rault fait remarquer que ce projet n’ait jamais fait l’objet d’une présentation…

Utilisant toujours ses vieilles ficelles pour esquiver la question et évitant ainsi de donner une réponse claire, le maire ironise : « Vous manquez d’expérience politique si vous ne comprenez pas la démarche ».

Monsieur Le Ho précise : « Concernant la garantie de prêt demandée, selon  le ratio Galland, on doit être inférieur à la moitié des recettes de fonctionnement et ne pas dépasser 50%. Nous en sommes à 21% et la collectivité pourrait garantir 29 millions d’euros sur 30 ans si  nécessaire ».

 Le conseil revient à la note de synthèse initiale et poursuit sur le traitement des boues de la station de Bodin. M. le maire en appelle à Raymond Jégo, «  doyen de l’assemblée », à propos des tarifs vus la veille ; il précise en outre que «  le compostage se fera à Gueltas, la commune ayant revu ses tarifs ». 

  1. Voie d’évitement route de la Chèze  

Monsieur le maire s’adressant indirectement à Dominique Bernard, ironise une nouvelle fois : « Le site est dangereux alors je ne sais pas si on peut parler de tourne-à-gauche bien que ce soit pour tourner à gauche que ça pose problème, mais c’est un site dangereux, car si une voiture s’arrête pour tourner à gauche, l’autre est bloquée derrière. Il faut une voie d’évitement et le Conseil Général ne veut pas la faire.

Si on fait des économies, on pourra toujours acheter un frigo pour Ponts-es-Bigots ! » achève t-il, hilare, en regardant Robert Rault.

La parole est ensuite donnée à Monsieur Béchamp, directeur des services techniques, sur la réfection du réseau des eaux usées rue de la Chèze ; il explique que le réseau est obsolète. Le maire précise que les soucis causés par le réseau créent du désordre chez les riverains. 

  1. Réalisation de la voirie définitive au lotissement Anne de Bretagne. 

Décidément très en forme, Monsieur le maire lance : «  Ils en sont à savoir où poser les barbecues !!! »

L’ordre du jour se poursuit à grande vitesse et l’on ne s’arrête guère sur le chapitre des contrats et conventions diverses. 

  1. Urbanisme

Monsieur Le Ho intervient à propos des critères d’attribution des lots Berlioz 2. A ce moment, le maire s’adresse à Daniel Michel : « J’ai lu quelque part que la dernière fois je ne t’avais pas vu me faire des signes… des jours, on est moins bon, mais ce soir, j’ai pas oublié que tu devais partir. Alors tu peux y aller ».

Daniel Michel quitte alors le Conseil Municipal.

Dominique Bernard demande la parole (ce que voyant, Thérèse Le Jacques, excédée soupire bruyamment) : « Je tiens à préciser que tous les critères qui figurent dans la note de synthèse et certainement dans le cahier des charges remis en séance, n’ont pas été vus en commission urbanisme le 17 juillet.  C’est pour cela qu’une autre réunion de cette commission urbanisme aurait été souhaitable afin d’en débattre une nouvelle fois avant ce soir».

Le maire : «  On prend les bonnes idées vues ailleurs, enfin celles qu’on pense, nous, être de bonnes idées : on préfère favoriser les personnes qui vivent  et travaillent à Loudéac ».

Dominique Bernard continue son intervention : « Pouvez-vous nous préciser si une personne seule peut être candidate pour obtenir un lot dans ce lotissement, car vous parlez de couple et/ou ménage dans les documents ?

Si vous me permettez de pinailler, Mr le maire, je voudrais aussi signaler une contradiction qui existe entre la note de synthèse qui nous est présentée aujourd’hui et le cahier des charges : dans la note de synthèse, seul le critère « primo – accédant » tombe au bout d’un an alors que dans le cahier des charges, tous les critères tombent au bout d’une année ; quel est la bonne version, la note de synthèse ou le nouveau cahier des charges ? »

Consternée, la majorité feuillette le cahier des charges à la recherche de ladite contradiction.

M. Le Ho tente une explication : «  En fait, l’intangibilité du 1er critère tombe au bout d’un an ; les critères suivants  sont définis en cas d’égalité et sont non cumulatifs ».

Tout le monde ne semble pas partager l’avis du 1er adjoint et les conversations à mi-voix vont bon train entre les membres de la majorité : certains s’étonnent, d’autres tentent de comprendre le sens des propos tenus et d’y voir clair…

A titre d’exemple, Evelyne Boscher explique son cas personnel : travaillant à l’extérieur de Loudéac (et du Pays de Loudéac – Pontivy), y ayant malgré tout scolarisé ses enfants et faisant vivre le commerce local, pourrait-elle acquérir un terrain ? Elle pose plusieurs questions : « Pourquoi exclure toute personne travaillant en dehors du bassin d’emploi Loudéac – Pontivy ? Les 2 membres du couple sont-ils concernés ? Un seul alors ? »

La question se pose également pour les familles monoparentales désirant vivre à Loudéac : « Ne formant pas un couple au sens des critères de la majorité, elles en sont exclues. Enfin, quel âge doit avoir la personne seule, attendu que le couple doit être âgé de 70 ans maximum pour prétendre à un terrain : la limite est-elle alors de 35 ans ? »

Une nouvelle fois, la confusion est totale.

Dominique Bernard, trouvant les critères confus et imprécis suggère : «  Il serait peut-être bon d’en parler en commission ? »

Devant cette confusion, le maire demande alors à la minorité de proposer un rédactionnel. Robert Rault lui répond que cela doit se discuter en commission. Au moment du vote, il indique que devant les imprécisions du texte, l’opposition souhaite s’abstenir. 

  1. Dénomination des rues et espaces publics : 

Il est proposé de nommer le rond-point de la gare « Rond-point Marcel Nogues ». Monsieur le maire précise que la sœur de Marcel Nogues a été consultée sur ce point et qu’elle est très heureuse de voir ainsi « enfin » honorer son frère : «  J’ai retrouvé des photos où on voit toute la famille Chevé – il énumère les personnes présentes sur la photo- et quand on inaugurera le rond-point on fera une manifestation citoyenne et républicaine où vous viendrez tous, bien sûr !

Sur ce qui est de nommer les rues, on court depuis 8 ans pour rattraper le retard de l’ancienne municipalité. Je ne critique pas, je constate !

Le Dr Lecomte sera honoré aussi ; Florent Franckaërt qui est allé à l’école avec moi m’a dit qu’il fallait débaptiser la rue des écoles. C’est vrai que ce nom n’a plus de sens, les écoles sont de l’autre côté. Bon, on n’en a pas parlé aux résidents de la rue, mais je ne vois vraiment pas comment ils pourraient être contre. Bon, faudra quand même leur poser la question…

On retire la proposition de nommer le passage de la rue de Cadélac car il s’agit en fait d’une voie privée : on donnera le nom d’Ernest Le Verger à une autre rue plus tard !

L’allée débouchant dans la rue du Porhoët s’appellera allée De St Laurent ».

Monsieur Le Ho donne l’explication de ce nom dont visiblement peu de conseillers ont connaissance : «  Il s’agit  en fait de Jean d’Avaugour De St Laurent, noble  lieutenant de Mercoeur, ayant combattu à Moncontour et à Loudéac au 16ème siècle ».

Monsieur le maire souhaite qu’il soit procédé au vote au cas par cas afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté : accord unanime sur toutes les propositions. 

Le chapitre «  foncier » n’appelle aucune objection.

Dominique Bernard demande si  le poste de soutirage gaz sera intégré dans l’environnement. Le maire promet de demander que celui-ci soit intégré voire enterré dans la mesure du possible.

Paul Pasco explique la nécessité de l’alignement rue du Dr Plesse, sans provoquer de débat. 

  1. Ancien bar «  le Sydney » 

Le maire explique : « Il y a 282m2 à acheter ; le but est de l’acquérir si aucun acheteur privé ne se présente ; les pigeons rentrent, c’est pourri et ça fait dégueulasse en centre ville.

Je compte mettre une certaine somme que je ne peux dévoiler qu’à des gens de confiance ; aussi je ne vous dirai pas de quelle somme il s’agit, mais c’est bien moins que les enchères envisagées. Je ne peux même pas prendre un arrêté de péril car le bâtiment n’est pas assez dégradé. Même chose rue de Moncontour où les choses sont bloquées ».

«  Vous ne vous rendez pas compte, il faut désamianter, démolir… ça reviendrait cher pour en faire un parking, mais peut-être voudriez-vous  voter avec moi sur ce coup-là ? » 

Nadine Ollitrault  tente de prendre la parole sur le sujet mais ne peut formuler plus que quelques phrases ; le maire l’interrompt, la laisse re-tenter puis lui coupe à nouveau la parole, refusant de l’écouter et faisant ses commentaires sans se soucier de la prise de parole de la conseillère de l’opposition.

« Monsieur le Maire, depuis de nombreuses années, le bar anciennement le Sydney souffre d’une mauvaise image entre autre par  la dégradation du bâtiment d’ailleurs vous avez décidé de sécuriser l’établissement  pour  protéger  les piétons.

Aujourd’hui, le bar est en vente par voie d’adjudication.

Vous dites votre souhait de voir réaliser des logements. Aujourd’hui, l’offre locative, n’est- elle pas suffisante à Loudéac ?  Ces derniers temps des promoteurs immobiliers ont beaucoup construit, Il semblerait que les logements construits  ne soient pas tous habités ? (Logements derrière le garage Renault, Cassiopée, (environ 70 logements prévus) et en projet 16 logements locatifs boulevard des Priteaux, 21 logements à St Bugan) Il faut savoir que sur le site internet de la ville de Loudéac, (rubrique « logement ») environ 50 logements  sont à louer, proposés par des propriétaires privés. Il faudrait aussi rajouter le projet de l’ancienne gendarmerie ».

Monsieur Le Ho ne veut pas entendre dire qu’il reste des logements locatifs libres sur Loudéac et tente de relativiser le chiffre avancé par Nadine Ollitrault, dont la source se trouve être…le site internet de la Ville de Loudéac !

Nadine Ollitrault ne peut poursuivre son argumentation, remercie et coupe son micro.

Le maire demande au conseil de l’autoriser à porter des enchères : Robert Rault confirme la réponse positive de l’opposition (sachant que le prix proposé par le maire sera bien inférieur à celui de la mise aux enchères publiques à 100000 €). 

  1. Le personnel : 

Monsieur le maire fait remarquer que les questions concernées (recrutement d’agents contractuels, modificatif du tableau des effectifs, modification des plannings des agents du service vie associative-évènements) ont fait l’objet d’une étude en Comité Technique Paritaire le 4 septembre, en présence de Madame Donnio.

Robert Rault intervient sur les conséquences de la modification des plannings pour la sécurité au Foyer Municipal  (locaux, sonorisation, équipements de l’office cuisine …) ; il émet de grosses réserves que le maire balaie d’un revers de manche en déclarant :

«  Je vous ai déjà dit qu’il s’agissait d’une phase expérimentale de 6 mois dont on fera une évaluation ; je suis d’accord avec vos réserves, on tente et on verra ! Les contraintes sont lourdes pour le personnel et il s’agit d’envisager les choses différemment : c’est pénalisant aussi pour la Ville et on aura l’appui de la technique avec des alarmes et des sonneries ».

La minorité vote en maintenant ses réserves. 

  1. Questions diverses : 

Jean Paul Duault intervient à propos de la fermeture du bac d’équarrissage : «  Je connais bien le problème pour l’avoir moi-même eu en charge pendant longtemps ; il y a un risque de retrouver des petits animaux morts un peu partout… Il faudrait envisager de voir le problème en SMICTOM car le bac de Plémet ferme aussi… ».

Monsieur le maire répond : «  Là aussi, on fait une expérience ; ce n’est pas normal que les citoyens de Loudéac payent pour tout le monde ; ça revient tout de même à 8000 euros cette affaire. Dernièrement, on y a retrouvé les restes d’un jeune poulain, des poules et d’autres animaux jetés par des pseudos éleveurs. Les vétos, eux, font payer leurs clients pour ça. De toute façon, Guy Le Helloco met ce sujet à l’ordre du jour du SMICTOM ». 

Selon son habitude, Thierry Roncin demande alors la parole afin de «  faire remarquer gentiment 3 choses qui l’ont choqué pendant le déroulement du conseil municipal… » 

A ces mots, lassée des mises en scène et attaques personnelles aussi habituelles et régulières qu’improductives du conseiller de la majorité, l’opposition municipale range ses documents, se lève et se dirige progressivement vers la sortie, tandis que Thierry Roncin persifle : «  Ils peuvent bien s’en aller, je continue quand même pour la presse… »

L’opposition municipale n’en entendra pas plus et quitte le Conseil Municipal à 22h30. 

(* Ce PV officiel du Conseil Municipal du 6 novembre 2008 est consultable sur le site internet de la ville de Loudéac).

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Questions diverses : réponses à un jeune Loudéacien

07/02/2009 · Laisser un commentaire

Voici nos réponses à des questions soulevées par le commentaire déposé par « Un Loudéacien ». Comme les interrogations de ce jeune appellent différents éléments de réponse, nous préférons le publier sous forme de « billet ».

 

Nous avons fait des propositions pour Pont-es-Bigots.

Vous dites : « C’est bien gentil de voter contre mais vous qu’auriez-vous proposé ? Voilà ce qu’on veut savoir »

Vous n’avez donc pas bien lu notre blog : toutes les réponses à cette question se trouvent dans les deux billets ci-dessous, publiés en décembre. Le Procès Verbal officiel du Conseil Municipal montre bien que nous avons fait des propositions que le maire et ses collègues ont systématiquement refusé d’entendre. Vous comprendrez ainsi ce qu’est la méthode permanente du maire de Loudéac et de tous ses conseillers : ils refusent de débattre, même un projet de 2,7 millions d’euros ! (Ce n’est que la 1ère phase, dans laquelle ne figurent d’ailleurs pas l’accro branche ou le paint-ball. Le total montera à 5 millions d’euros). Nous étions évidemment prêts à contribuer au travail de réflexion, à apporter les compétences de certains d’entre-nous dans les domaines concernés … mais la municipalité nous a purement et simplement « éjectés » !

 

Voici donc notre compte-rendu du CM sur ce sujet :

http://loudeacoppositionmunicipale.wordpress.com/2008/12/17/conseil-municipal-du-6-novembre-2008-notre-compte-rendu/

 

et le PV officiel du CM du 6 novembre 2008 :

 http://loudeacoppositionmunicipale.wordpress.com/2008/12/17/conseil-municipal-du-6-12-08-le-projet-de-pont-es-bigots/ ).

 

Vous aurez certainement constaté que :

  • nous proposons  de ne pas placer une route et un parking en plein milieu d’une zone dans laquelle les enfants (et les autres) devraient pouvoir  se promener en toute sécurité
  • nous disons aussi qu’il faut des jeux pour les plus jeunes
  • nous proposons que la zone prévue pour regrouper le plateau sportif ou les jeux de boules et autres activités de loisirs (sauf tennis) soit placée près du camping, plutôt qu’à l’écart, dans la prairie actuelle
  • qu’il faut absolument un espace couvert pour permettre les activités de loisirs des campeurs en cas de pluie
  • que cet espace couvert pourrait servir aux particuliers ou associations hors périodes de vacances
  • etc …

Jugez en toute indépendance !

 

Notre capacité de proposition et d’action :

Etant donné que vous vous présentez comme jeune, et que vous semblez douter de notre capacité de proposition et d’action, nous rappelons que Robert Rault, notre chef de file a été notamment Adjoint aux Sports et à la Jeunesse de 1995 à 2001. A ce titre, il a entre – autres projets :

  • monté le Service Jeunesse qui n’existait pas (création des postes de responsable et d’animateurs …),
  • créé la Maison des Jeunes (Acquisition du bâtiment, rénovation, mise en place du fonctionnement…),
  • créé et animé le Conseil Communal de Jeunes (CCJ) et aidé à la conduite de projets
  • mis en place la Bourse aux Projets Jeunes …
  • piloté le projet de skate-park dont le projet a été étudié de bout en bout par le CCJ.
  • créé un camp international de jeunes …

 

Rien de cela n’a été créé par la municipalité actuelle !

Et ce n’est qu’un exemple. Sans tarder, nous vous présenterons, individuellement, chacun de nos élus et leur investissement dans la vie publique, ce qui permettra à chacun de juger de notre capacité à proposer, créer, transformer …

Ne vous laissez pas berner. C’est encore à vous de juger !

 

Les nouvelles enseignes commerciales :

Bien sûr, il est normal que de nouveaux magasins, restaurants … s’installent à Loudéac comme ailleurs. Globalement on ne peut que s’en réjouir. On se réjouirait aussi que les magasins vides de centre ville soient repris.

Par contre, on peut quand même ne pas être d’accord sur le fait que certaines de ces enseignes nationales ou internationales, très attractives, aient été installées à l’écart de la zone commerciale nord qui de ce fait peine à se remplir : ils ont mis les « locomotives » au Rond point de Büdingen et les « wagons » dans la ZAC nord ! C’est un choix politique contestable … et très lourd de conséquences financières.

Il n’est pas non plus interdit -surtout à des élus- d’avoir des idées différentes sur la conception de cette ZAC nord.

 

Sur ce sujet, rappelons enfin les propos du maire ou/et du président de la Cidéral ; il y a 4 ans,  en mars 2005 et martelés à répétition depuis :

« La zone commerciale est actuellement à moitié remplie. Nous sommes en avance sur la vente des terrains… La future zone commerciale va créer environ 250 emplois. Les recrutements pour les 70 enseignes seront assurés cette année pour se poursuivre en 2006 … »

Selon vous, n’y a-t-il pas quand même quelque chose qui cloche ?

 

Les projets immobiliers :

Il faut accueillir les nouveaux habitants et construire de nouveaux logements. Il ne s’agit donc absolument pas de contester tel ou tel projet.

Par contre, nous posons toujours la question de la cohérence de l’urbanisation et du développement, y compris dans l’immobilier. Ces dernières années, à Loudéac, nous avons assisté à une sorte de course en avant qui a consisté à vouloir construire beaucoup, vite, partout … et nous ne sommes pas les seuls à nous interroger là-dessus. On en voit aujourd’hui localement certains résultats négatifs, aggravés par la situation internationale.

Nous y reviendrons probablement.

 

L’augmentation de la population :

Cette augmentation de la population de Loudéac est toute relative, notamment par rapport à certaines communes environnantes. Nous en reparlerons.

 

En conclusion :

Permettez-nous donc de ne pas toujours partager l’opinion dominante, voire la pensée unique : nous n’avons pas le petit doigt sur la couture du pantalon pour dire amen à tout…

Nous pensons que notre rôle est aussi de faire connaître la vérité, d’apporter un autre regard, de contribuer (sereinement) au débat public pour améliorer les projets … et poursuivre le développement de Loudéac. Nous avons encore notre liberté de penser. La liberté d’expression c’est le blog qui nous la donne.

 

Remarque :

Notre blog n’étant pas un forum, mais un moyen d’informer les Loudéaciens et tous ceux qui s’intéressent à la vie municipale et à la réalité locale, nous ne pourrons pas répondre de manière exhaustive à tous les futurs commentaires. Vous comprendrez que cela prendrait trop de temps … même si nous conduisons notre travail de conseillers municipaux avec conscience pour que, comme vous le dites « Loudéac bouge », ce qui est notre principale préoccupation.

 

Merci pour votre intervention qui montre votre intérêt pour la vie publique. .

 

Cordialement

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