Le blog de l’opposition municipale de Loudéac

Meeting politique devant le monument aux morts !

11/11/2009 · 13 commentaires

C’est grave !

Nous vous invitons à visiter ces deux sites de la presse régionale qui relatent ce que nous avons vécu ce matin au monument aux morts, lieu où l’on célèbre la mémoire des morts pour la France, la Liberté, l’Egalité, la Fraternité !

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/loudeac-22-le-maire-regle-ses-comptes-devant-le-monument-aux-morts-11-11-2009-650014.php

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-ceremonie-du-11-Novembre-tourne-au-reglement-de-comptes-a-Loudeac_-1150700——22136-abd_actu.Htm

Catégories : Démocratie locale · Revue de presse · Uncategorized
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13 réponses jusqu'à présent ↓

  • jacques // 11/11/2009 à 4:01

    Lors de cette commémoration, Gérad HUET a été égal à lui même, il faut qu’il se présente en victime aux yeux d’une certaine tranche, de plus en plus petite je l’espère, de la population Loudéacienne.

  • Pour Loudéac // 11/11/2009 à 4:36

    Vous avez notre soutien. Il est plus que temps d’arrêter ce climat malsain. Je suis d’accord avec vous, il faut vraiment arrêter ces grosses bêtises, et bon courage.
    S.

  • krilachtimie // 11/11/2009 à 6:37

    Aloooors…pourquoi en parler ?????C’est continuer à donner un sens aux moindres faits et gestes.
    Le silence est parfois plus éloquent que les paroles…..

  • Marianne dort, réveillez la ! // 11/11/2009 à 8:31

    Ce matin, 11 novembre 2009, commémoration à Trévé de l’armistice de la 1ère guerre mondiale : plus de 1,3 million de militaires décédés. Des anciens, des plus jeunes générations dont des enfants étaient présents. Le Maire a lu le texte officiel du Ministère puis des lettres de “poilus” écrites à la veille d’une exécution pour non respect de l’ordre d’aller au front, ordre jugé inutile pour beaucoup ; ce soldat écrit à sa femme, Léonie, comme pour s’excuser du tort qu’il va lui faire étant considéré comme un lâche. Un autre témoignage d’un condamné, sachant qu’il sera mort quand la lettre arrivera à sa femme, ayant eu le pied arraché par un éclat d’obus. La cérémonie s’est cloturée par une minute de silence puis par une invitation à boire le verre de l’amitié.
    En ce moment de paix retrouvée, ni les aigreurs personnelles, ni les règlements de comptes n’ont leur place, seul le souvenir de ces vies gâchées doit prévaloir.

  • loudeacoppositionmunicipale // 11/11/2009 à 9:46

    Passer ces événements sous silence serait tellement apprécié par la majorité loudéacienne et tous ceux qui la soutiennent, quoi qu’elle fasse ou qu’elle dise ! Ah ! continuer à agir ainsi dans l’indifférence générale et le silence des moutons !
    Nous, c’est certain, nous préférerions passer notre vie publique à discuter entre gens raisonnables et à débattre des projets.
    La question n’est pas de savoir s’il faut parler de ce meeting politique du 11 novembre, la question est de savoir si vous cautionnez tous ces faits et gestes, toutes ces méthodes, si vous leur trouvez des excuses ! Si oui, on comprend que certains souhaitent le silence.
    La question est aussi de savoir si un maire a le droit d’utiliser tous les moyens pour violer la confidentialité des situations individuelles dans le bulletin municipal en énonçant de nombreuses contre-vérités. La question est de savoir s’il est normal de faire un meeting politique au monument aux morts devant les enfants des écoles, devant une personne qu’on vient de décorer de la Légion d’honneur, devant les noms des combattants morts pour la France que nous sommes tous venus honorer, devant les drapeaux des Associations de Combattants -même baissés.
    Bien sûr depuis des années, le maire de Loudéac voudrait continuer à imposer son discours à tous et le silence à son opposition. En gros, c’est : fermez-là !
    Si, même après ce triste spectacle, les gens ne comprennent pas que nous disons la vérité depuis longtemps, c’est grave et inquiétant !
    Alors, nous sommes élus par la population de notre ville et nous disons ce que nous avons à dire.
    Ainsi, personne ne pourra dire “on ne savait pas”. Et, un jour, il y aura des réveils difficiles pour certains !

  • Francis BLANCHARD // 12/11/2009 à 8:15

    Hélas Loudéac fait encore tristement la une de la presse au lendemain de ce triste 11 novembre. Jamais, en 15 ans de fonction de représentant de l’Etat, je n’ai connu un tel exemple d’insulte à la mémoire de nos morts. Présent auprès des élus de tous bords et de tous niveaux de fonction (maires, conseillers géneraux, députés, sénateurs) c’est toujours la réserve, le respect, le recueillement qui étaient de mise? Y compris dans les moments les plus tendus de la vie électorale. Dans ces lieux et en ces instants, tous solidaires, unis, dans le même souvenir, dans la même solidarité, dans le même espoir d’une paix retrouvée et durable, pour nous, pour les générations futures et pour tous les peuples.

    Non, il ne faut pas se taire face à de tels agissements qui déshonorent leur auteur et ceux qui le soutiennent.
    Aujourd’hui la question se pose des suites à donner à cette affaire.

    Tout d’abord Jacqueline Chevé, notre sénatrice doit être assurée de notre soutien et de notre amitié. La technique du bouc émissaire est encore une fois actionnée par une soi-disante victime. Il est heureux qu’enfin des hommes comme Pierre Etienne disent leur rejet de Huet et de ses méthodes. Nous attendons avec impatience les condamnations de ces agissements par les plus hauts responsables politiques du secteur, députés, conseillers généraux, président de communautés de communes…)

    Enfin une interrogation: ne faudrait-il pas laver cet affront fait à nos morts, à nos anciens combattants et à tous les défenseurs de la Liberté en se rendant, SILENCIEUSEMENT, en cortège, de la Mairie au monument aux morts pour y observer un instant de silence et de recueillement collectif et réprobateur?

  • brilou // 12/11/2009 à 9:20

    Je suis du même avis que Francis. Non il ne faut pas se taire, le passé, nous a malheureusement montré à quel point se taire a fait de certains de nos aînés des moutons qui s’en sont voulu, et qui doivent encore faire des cauchemards. Alors oui pour un cortège respectueux, pour y observer dans les règles républicaines un vrai recueillement.

  • Berthe // 12/11/2009 à 12:41

    Tous ces moutons qui le suivent les yeux fermés n’ont donc pas appris l’histoire dans leur jeunesse ? Pierre Etienne a certes bien parlé , qui va le suivre ? Toute la droite loudéacienne est donc derrière Huet ? Elle approuve ces gestes et ces paroles qui ne font que bafouer les principes républicains, le droit de réserve, et ne sont le reflet que de l’irrespect de tout et de tous ? J’ai de plus en plus honte d’habiter à Loudéac !

  • Cunégonde // 12/11/2009 à 2:54

    Toujours la même attitude et peu importe le lieu.

    Parler, se plaindre des cabales, occuper l’espace et faire couler de l’encre.

    Marianne a viré de l’or au noir.

    Ce serait juste de la lui enlever car il ne la mérite pas.

    Pas de cabale , juste les citoyens, respectueux du droit, qui ne peuvent pas s’exprimer à Loudéac normalement.

    Le maire a bien menacé de son”pouvoir de police” en conseil municipal… (voir article du courrier indépendant)

    Que répondre à cela ?

  • Macé Jean-Pierre // 12/11/2009 à 5:38

    Le maire de Loudéac se comporte d’une façon … disons inqualifiable. Il se sert de toutes les occasions pour faire parler de lui. Rien que de lui !
    Mais les personnes qui le suivent et le confortent dans ses méthodes préjudiciables pour notre commune, en partagent la responsabilité et me font honte d’être contraint d’avouer que j’habite LOUDEAC, parmi eux.

  • Michel PORVA // 13/11/2009 à 12:46

    J’ai attendu d’avoir plus d’information pour réagir à la nouvelle « monstruosité » du maire de Loudéac. Pupille de la nation, fils de « Mort pour la France » je suis évidemment sensible au respect cérémonial. Quelle injure à nos parents, grands-parents ou arrières grands-parents pour les plus jeunes. C’est à la préfecture de se saisir de ce comportement inadmissible, indécent et indigne de l’écharpe de premier magistrat.
    Beaucoup de personnes à Loudéac peuvent témoigner que Gérard Huet, jeune enseignant, se présentait comme ayant des opinions très à gauche. Sachant que les extrêmes se touchent, rien d’étonnant qu’il soit maintenant positionné à l’autre extrémité de l’échiquier politique mais, non pas en s’affiliant à un parti d’extrême droite (dont il est cependant proche) mais en créant sa propre « cour » avec des gens sans doute en mal de reconnaissance sociale ou ayant une envie de parcelle de pouvoir. Car c’est bien de pouvoir dont il s’agit avant tout, pas de politique.
    Le problème est que ce maire, est dans l’incapacité de discuter, de dialoguer. Le droit et le devoir de l’opposition sont bien de présenter de façon objective et sérieuse, des alternatives aux choix de la majorité en place et ni l’une ni l’autre n’ont par définition la certitude de détenir a priori la vérité.
    Alors pour faire taire ceux qui osent lui poser des questions, il utilise la violence verbale, les menaces… et après, il se pose en victime.
    Où mènera sa prochaine crise ? »

  • Richard // 17/11/2009 à 9:10

    Petit-fils d’un combattant de la Grande guerre, professeur d’histoire, je mène depuis 15 ans des recherches sur la première guerre mondiale, sujet sur lequel j’ai soutenu une thèse à l’université de rennes 2 en 2004. Je travaille depuis sur l’histoire de la Bretagne en 14-18. A ce double titre, j’ai été effrayé, le mot n’est pas trop fort, par le déroulement de la cérémonie du 11 novembre à Loudéac, tant par les contre vérités historiques grossières entendues que par l’irrespect effarant de la traditionnelle trêve politique. Un peu de rappel historique et d’éducation civique ne semble pas pouvoir faire de mal à certains de nos élus, et je le dis ici avec l’honnèteté intellectuelle qui doit animer tout historien.
    Petite leçon d’histoire sur le 11 novembre, donc…

    Depuis 91 ans, le 11 novembre constitue un sommet dans la vie de la communauté nationale. Considérée comme une seconde fête nationale, cette date n’a jamais trouvé son égale dans notre mémoire collective. Elle constitue, d’une part, un hommage égalitaire aux soldats morts pour la France, sans la moindre distinction « au mérite » entre régions ou entre catégories sociales. Si les combattants bretons et limousins ont payé le plus lourd tribut, ils n’ont pas été sciemment sacrifiés par la République. Entre 110 et 130 000 combattants bretons ont trouvé la mort (soit un sur cinq), chiffre effroyable mais très loin des 240 000 morts inscrits au mémorial de Sainte-Anne d’Auray (suivant ce chiffre, la Bretagne aurait perdu 40 % de ses soldats engagés !!). Il serait de bon ton qu’on nous épargne, dans des propos mal documentés, cette éternelle légende du Breton « chair à canon » que les historiens les plus sérieux ont enterrée de longue date. Si les combattants bretons ont été décimés dès les premiers combats d’août 1914, ce ne fut pas, comme on l’a récemment entendu, par préméditation politique. Non, l’Etat français n’a pas puni les Bretons en les envoyant à l’abattoir ! Cantonnés sur la frontière belge, ils y ont affronté le gros des troupes allemandes, que les chefs militaires français n’attendaient pas là. Personne ne pouvait croire, à l’époque, que l’Allemagne violerait la neutralité belge. Si l’on avait voulu sacrifier les Bretons, c’est face à l’Alsace qu’ils auraient été envoyés et non dans un secteur qui s’annonçait plutôt calme. Par la suite, les combattants bretons se sont trouvés mêlés à leurs compatriotes d’autres régions et ne furent jamais engagés « en première ligne » isolément. Le mythe du « complot républicain » étant rejeté, pourquoi la Bretagne a-t-elle alors subi les pertes les plus lourdes ? Sans doute plus sérieusement parce que les masses paysannes fournissaient le gros des fantassins de l’infanterie, les plus exposés à la mort. Région à forte composante paysanne, la Bretagne connut des pertes plus importantes que les régions urbaines mais somme toute comparables à toutes les régions rurales. Loin du discours héroïsant sur les martyrs bretons, le 11 novembre consacre donc l’hommage indivisible et égalitaire à tous les combattants morts pour la France, quelle que soit leur origine : Français métropolitains, Sénégalais, Algériens, Tunisiens, Marocains…
    Mais cette date a aussi une portée plus politique. Véritable parenthèse dans la vie publique, elle impose une trêve des luttes partisanes. A l’heure où les chefs d’Etat français et allemand donnaient un bel exemple de réconciliation, le monument aux morts de Loudéac ne pouvait-il également rester un sanctuaire devant lequel les arrières pensées politiques devaient s’effacer d’elles-mêmes, naturellement ? Le devoir de mémoire commande de taire ces règlements de compte, insignifiants et indécents au regard du million et demi de jeunes combattants français et coloniaux tués dans la force de l’âge pour une cause qui les dépassait souvent. Car, comme le rappelle le grand historien Jean-Jacques Becker, le 11 novembre possède, plus encore que le 14 juillet, une caractéristique qui devrait inspirer certains de nos élus sans doute mal renseignés : « le sceau de l’unanimité nationale ».

  • Richard // 20/11/2009 à 8:57

    Petit rajout d’importance à la lecture des plaidoyers (gênés ?) de Mr le Maire et de ses affidés… Pour qui aurait lu “les lieux de mémoire” de Pierre Nora, la “bible” sur le sujet, la tradition de trêve politique ne s’applique pas simplement au lieu – le monument aux morts – ni à la seule durée du discours officiel… Elle s’applique à la date du 11 novembre dans son intégralité, durant 24 heures donc… Hélas pour les “analystes” décidément mal informés !! Si un élu veut régler ses comptes, la règle républicaine voudrait donc qu’il attende … le 12 novembre. Rien ne l’empêche plus alors de convoquer une conférence de presse pour s’y adonner à ses classiques “moulinets” argumentaires et s’y faire applaudir par ses valets et ses courtisans de manière scénarisée et préméditée… L’histoire est décidément une science rétive aux récupérations en tout genre…

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