Le blog de l’opposition municipale de Loudéac

Compte rendu du Conseil Municipal 26 Mars 2009

01/04/2009 · 4 commentaires

 

 

NB : ce compte-rendu, établi par les membres de la minorité municipale, n’a pas de caractère officiel. Il relate et décrit l’ambiance, les propos et les faits qui se sont déroulés lors de cette séance. Il offre l’avantage d’être publié dans les jours qui suivent le CM et nous pouvons y faire figurer tout ce qui se dit, y compris ce qui n’est pas « politiquement correct »… et que vous ne lirez pas non plus dans la presse pour diverses raisons (un compte-rendu complet fait plusieurs pages …).

Comme chaque fois, le procès-verbal officiel de la mairie ne sera publié qu’après la validation que les Conseillers Municipaux doivent faire lors du prochain Conseil Municipal qui se déroulera … le 14 mai, soit dans plus d’un mois et demi !

 

 

Le Conseil débute à 18h37 sur une remarque de Mr le Maire à propos des Conseillers, tous présents à ce Conseil municipal : ce n’est pas si fréquent selon lui, même si toutes les absences sont d’ordinaire justifiées.

Christophe Le Ho est désigné secrétaire de séance, puisque les propos de ce CM porteront essentiellement sur le budget et qu’il lui sera plus aisé de relire le compte-rendu.

 

Finances :

 

Taux de fiscalité – année 2009 –

 

Mr le Maire :

« Les taux communaux sont maintenus en deçà de la moyenne. »

Il énonce les chiffres déjà lus lors du dernier Conseil Municipal.

« Il n’ y a eu que 5% d’augmentation du taux entre 2001 à 2008 : je n’ai pas veillé à vérifier sur toutes les villes, mais par exemple, le taux de fiscalité du Conseil Général a quant à lui, augmenté de 24%.

Il ne faut pas pénaliser les Loudéaciens qui souffrent de l’effet de la crise : on reverra la part d’imposition en 2010.

Si on envisage de passer de 17,12% à 18,23% ce qui est la probabilité envisagée, ça fera de l’ordre de 380000 euros en plus sur 2010 ».

 

A ce moment, le Maire envisage de continuer sa lecture du document sans demander s’il y a des remarques à formuler.

Robert Rault  intervient et demande que l’opposition puisse émettre une remarque. Le Maire donne alors la parole à Fabienne Donnio : « Mr  le Maire, permettez à l’opposition municipale  de ne pas partager entièrement l’analyse que vous faites de la situation : en effet, le Conseil Général a augmenté ses taux de fiscalité : nous supposons que vous avez déjà eu l’occasion de manifester votre désapprobation au sein de cette instance, en qualité de Conseiller Général…

Il ne nous appartient pas de commenter ici les décisions du Conseil Général en matière de fiscalité. Cependant l’instance départementale n’est pas la seule à augmenter la pression sur le contribuable : l’augmentation relative de 3%, cette année encore, de la taxe des ordures ménagères, décidée par la Cidéral contribue également à réduire le pouvoir d’achat des ménages.

Vous-même et le président de la Cidéral prétendiez jusqu’alors  que la crise économique épargnait Loudéac et ses environs : il devient évident aujourd’hui que ces propos ne sont plus d’actualité : la situation délicate d’Unicopa et ses conséquences prévisibles sur l’emploi ainsi que  l’augmentation préoccupante du taux de chômage sur Loudéac et son bassin d’emploi (Nota : + 23% en un an) viennent malheureusement  le contredire.

Force est de reconnaître que le contexte économique et financier  crée des situations difficiles à la fois pour les individus et pour les collectivités.

Vous avez pris la décision de ne pas augmenter la fiscalité sur cet exercice budgétaire au motif que le Conseil général exerçait une trop forte pression sur le contribuable : si l’an prochain, le Conseil Général prend le même type de décision pour mener à bien l’ensemble de ses missions, que déciderez-vous ? »

 

Mr le Maire : « Madame Donnio, vous êtes sur un versant de sinistrose de la situation ; je n’ai pas entendu dire qu’Unicopa était en difficulté…

Malgré l’opposition de certains d’entre vous, malgré les obstacles au développement de l’emploi, le super U va s’installer à Loudéac et créer au moins 60 emplois.

Vous faites de la sinistrose, les entreprises sont précautionneuses, c’est tout.

Vous donnez un coup de griffe au Président de la Cidéral, mais vous oubliez de dire que les bases s’étendent.

En ville, je pense que vous l’avez constaté les pas de portes se remplissent, des restaurants s’installent : on est vraiment loin du scénario catastrophe évoqué !

Les intentions du Conseil Général, je ne les connais pas ; je ne suis pas dans la majorité… pas dans l’opposition non plus.

La conséquence de l’augmentation de la TP (taxe professionnelle) fait que certaines entreprises partent sur St Gérand : cette politique fait fuir les entreprises : Marcel Garnier m’a dit qu’il gagnerait 78 000 euros s’il partait dans le Morbihan.

Moi, je demanderais bien au Conseil Général de revoir les taux de TP dans le sud du département sur la spécificité liée à la frontière avec le Morbihan.

La politique du Conseil Général fragilise les entreprises, mais je ne doute pas que votre belle organisation syndicale défendra les droits des salariés. »

 

Fabienne Donnio reste muette face à cette dernière réflexion et au discours explicatif du Maire qui ne répond pas à la question posée. Robert Rault demande alors à intervenir : «  Mr le Maire, en effet, il faut reconnaître que le taux de fiscalité de la ville de Loudéac est très bas depuis 2001 …, mais déjà avant vos mandats, c’était le cas… Vous avez hérité de ces taux d’imposition bas (nota : augmentés de 5% depuis).

A propos du Super U, laissez-moi vous dire que l’Association dont vous parlez ne s’est pas opposée à la venue de Super U : à la commission, les membres de cette association départementale se sont abstenus ; Ce n’est pas le cas des chambres consulaires (Chambre des Métiers et CCI) qui, vous omettez de le dire, ont voté contre l’installation de super U (et on ne vous a pas entendu vous exprimer là-dessus).

En ce qui concerne la TP, les bases sont importantes en effet et cela vient de l’héritage d’avant 2001 : en effet,  déjà en 1995 la zone industrielle sud était la plus développée du département (et rapportait beaucoup de TP à la commune).

Mais alors, pour poursuivre dans votre logique, pourquoi ne proposeriez-vous pas à la Cidéral de descendre son taux de TP de 13,01% à 11% pour se rapprocher de la TP du bassin de Pontivy ? »

 

Mr le Maire poursuit son argumentation : «  En fait, on peut dire que le taux de la Cidéral a baissé si on prend en compte l’apport de 15 000 euros qui est attribué à chaque commerce qui s’installe.

On ne peut donc pas demander de baisser les taux ; à la dernière réunion du Conseil Communautaire, on nous a montré un document qui dit que les bases ont augmenté depuis 2001 grâce à une politique volontariste et active d’installation.

C’est une forte montée en puissance dans l’installation des entreprises et des commerces : malheureusement la presse n’en a pas fait écho, il faut dire que ça a été éclipsé par les subventions du CAC SUD 22. »

 

Robert Rault : «  Peut- on avoir un exemplaire de ce document ? Ça nous intéresse aussi. »

 

 

Mr le Maire : «  Il n’y avait pas de document ( !?); il a été projeté, mais vous pouvez aller aux séances du Conseil Communautaire, c’est public… je vois bien que vous non plus vous n’avez rien lu à ce sujet dans la presse… »

Sur ces paroles, le débat est clos.

 

Mr Le Ho procède à la lecture des subventions et aux votes :

  • Subventions aux associations : unanimité
  • Subvention  pour le cinéma (246000 € !) : abstention de l’opposition municipale
  • Subvention pour relais St Guillaume (122000 € !) : abstention de l’opposition municipale

 

 

A propos des « Mercredis d’Loudia », Mr le Ho précise que cette manifestation apparaissait dans le budget de l’OMC jusqu’à présent :  « Mais il se trouve que ces manifestations occasionnent des heures supplémentaires pour les agents et qu’à leur demande il avait été décidé d’externaliser cette manifestation, sans changement dans son contenu. » 

 

Mr Le Ho procède ensuite à l’énumération des différents travaux à réaliser, tant sur les Ponts es Bigots, dont les travaux devraient débuter au dernier trimestre 2009, que sur l’acquisition foncière des terrains des Livaudières, dont il ne reste que 116 000 euros à budgétiser, que sur la voie d’évitement du Larhon dont les travaux deviennent urgents à cause de la dangerosité que sur le besoin de «  lifting » de la maison Enaud dont les ouvertures souffrent de vieillissement…il termine par les toilettes prévues sur l’aire de jeux des Blinfaux «  dont le montant des travaux 40 000 euros, peut paraître cher, mais c’est le tarif en vigueur… » (Nota : en fait 51428 € TTC)

 

Mr le Maire interrompt alors son 1er adjoint : «  Dans combien de temps, les travaux, Mr Béchamp ? »

Celui-ci répond : «  C’est dans la note  en complément de la note de synthèse, Mr Le Maire ! »

«  Ah bon ? Eh ben, on n’a qu’à la prendre tant qu’on y est, ce sera fait ! »

 

Mr le Maire prend la main et intervient donc sur les caractéristiques techniques des toilettes en question : «  Je préfère vous le dire tout de suite, il n’y aura pas de caméra ; il s’agit d’un système de toilettes comme à St Brieuc ou Pontivy ; la lumière se coupe à une certaine heure et les portes se ferment alors automatiquement. Il faut une intervention humaine pour les ouvrir… de toute façon, quand je parle de caméra c’est bien pour dire qu’à Loudéac, il n’y a pas de vidéo surveillance, c’est que de la vidéo protection » achève-t-il en regardant vers l’opposition de manière insistante.

 

Mr Pasco, Adjoint, intervient sur l’achat d’un tracteur : «  Ce tracteur sera dévolu à une tâche de voirie rurale pour l’essentiel, pour les travaux sur des accotements. Cet achat a été effectué à St Caradec. »

 

S’ensuit un rappel par Mr Le Ho des engagements pris par la municipalité de rénover le château d’eau de l’Eolienne.

 

Le camion « multi benne » fait ensuite l’objet d’un rectificatif par Mr Pasco : «  Il s’agit plus précisément d’un camion «  movibenne » : ce camion sera acheté neuf, car il est impossible d’en acheter d’occasion, ce qui est la politique  habituelle de la municipalité pour faire des économies.

De ce fait, il ne sera pas procédé à l’achat de l’élévateur télescopique car son prix va permettre d’amortir le prix plus élevé du camion «  movibenne ».

Deux  fourgons vont également être achetés car l’un d’eux est âgé de 30 ans et ne passera pas le contrôle technique. »

 

Concernant l’achat du minibus avec accès pour les personnes handicapées, Mr Le Ho apprend au Conseil que le député Le Fur doit verser 15 000 euros sur la réserve parlementaire, soit la moitié du prix de ce minibus.

 

Mr le Maire péremptoire : «  Il a promis ! »

Mr Le Ho plus mesuré : « Bien sûr, il a promis ! »

 

Mr Le Maire et son 1er adjoint font ensuite l’éloge du taux d’endettement de Loudéac, dans la mesure où celui-ci est faible par rapport aux villes de même taille ; Mr Le Maire fait un comparatif chiffré avec les villes de Lamballe, Lannion, Plérin et Ploufragan…

Les chiffres étaient de :

  • 729 euros par habitant en 2007 à Loudéac
  • 783 euros en 2008
  • 691 euros en 2009 

«  Force est donc de constater que le taux d’endettement ne s’envole pas, bien au contraire, » se réjouit Mr Le Ho.

 

Dominique Bernard demande à prendre la parole : « Peut-on poser des questions maintenant ? »

 

Mr le Maire répond par l’affirmative, à condition que ce soit sur le budget.

Dominique Bernard acquiesce : «  Y a-t-il une étude prévue ou en cours pour le réaménagement du château d’eau de l’Eolienne, patrimoine de la ville de Loudéac ?

Ce bâtiment mérite une attention particulière pour sa rénovation et une étude architecturale pourrait répondre à son réaménagement. »

 

Mr Le Maire  répond qu’aucune étude n’est prévue.

Mr Le Ho complète en expliquant que : « Le promoteur doit aussi proposer une esquisse d’aménagement. C’était dans le cahier des charges ; après, ça conviendra ou pas… l’idée c’est d’avoir un square arborisé et fleuri, mais l’espace est restreint ».

 

Robert Rault regrette quant à lui «  le peu d’intérêt manifesté auprès d’un bâtiment témoin du passé de Loudéac ; il n’y a guère de patrimoine à Loudéac et c’était peut-être le moment de lui faire retrouver son histoire, c’est dommage de ne pas s’en saisir… »

 

Mr le Maire rétorque qu’il est surtout question d’aménagement : «On f’ra une inauguration avec de la musique et on chantera la chanson de l’Eolienne ; au moins  on ne l’a pas détruite comme la maison du Général Gautier ».

Le Maire de Loudéac s’apprête à enfourcher son dada préféré mais Dominique Bernard s’empresse de le remercier pour la réponse à la question posée et on en reste là !

Il pose donc une autre question : «  Nous nous réjouissons de l’achat d’un minibus adapté aux personnes handicapées qui répond à de réels besoins. Dans le même domaine, il me semble indispensable de prévoir une somme pour la réalisation du Plan de mise en Accessibilité de la Voirie et des Espaces publics (PAVE) qui doit être réalisé pour le 31 décembre.

Avez-vous prévu un budget pour ce plan ? Je n’en ai pas vu… A titre d’indication, un plan de ce type coûte entre 20 000 et 40 000 euros pour une ville comme Loudéac. Pouvez- vous nous apporter une réponse à ce sujet ?

 

Mr le Maire a en effet  une réponse: «  On l’a envisagé, c’est vrai, on en a parlé au Bureau Municipal hier soir ; la Préfecture va nous relancer, c’est sûr : d’ailleurs, on a pensé à vous, une réunion est prévue le 10 avril à 14 heures ».

 

Dominique Bernard  prend note de la date et poursuit sa liste de questions : « Pour les travaux connexes au remembrement de la RN 164, il est prévu une dépense de 136 000 euros et une subvention d’environ 139 000 euros. Pourquoi cette différence ?

La question surprend : Mr Le Maire indique brièvement qu’il s’agit d’un reliquat de subvention… sans préciser son origine ni son montant total…

 

Evelyne Boscher prend la parole : « A quoi correspond la somme de 45 000 euros prévue en dépenses pour le service jeunesse ?

Mr Le Ho lui répond : «  Il y aura des dépenses et des recettes ; les subventions, les versements des familles, mais vous le savez déjà bien sûr… cette somme correspond aux charges de personnel et les charges afférentes. »

 

Suite à tous ces échanges, il est procédé au vote : l’opposition municipale s’abstient  sur le « budget principal ville ».

 

Budget assainissement

 

Mr Le Ho précise qu’il n’a pas été fait recours à l’emprunt pour les travaux de la station de Bodin et qu’après  ces travaux, il sera fait une pause.

Il fait remarquer : «  Il manque toujours la subvention prévue et accordée par le Conseil Général ; il est vrai que les règles avaient été modifiées par la suite…ça  a été fort plaisant à l’époque d’apprendre ce changement de règles… » ironise-t-il.

 

Le budget assainissement est adopté à l’unanimité.

 

Budget «  Quai des Images et Relais  St Guillaume »

 

L’opposition vote abstention sur ces 2 budgets.

 

Aux questions du 1er adjoint sur d’éventuelles remarques à propos de ces budgets, Robert Rault, se permet un trait d’humour : «  Oui, bien entendu, nous avons des remarques, mais on en a déjà parlé. Vous les connaissez, mais si vous voulez, vous pouvez les relire par ailleurs… »

 

Majorité comme opposition rient de cette boutade…

 

Mr le Ho n’insiste donc pas et se contente de répondre qu’ « en effet il connaît les remarques de l’opposition sur ces sujets et que non, vraiment, il ne tient pas plus que ça à les entendre de nouveau… »

 

Mr le Maire y va de sa désormais traditionnelle comparaison avec la Ville de Lamballe en précisant que le montant de la subvention lamballaise pour les équipements culturels  est de 180 000 euros.

 

Robert Rault lui rétorque aussitôt : «  C’est comme la subvention pour le PCC (l’OMC)… »

 

Mr le Maire entend avoir le dernier mot, comme à son habitude : «  Tous les équipements culturels sont déficitaires ; je crois que c’est acté par tous les Conseillers, de la majorité ou de l’opposition ».

Le budget du Parc Triskell est adopté à l’unanimité.

 

Budget lotissement :

 

Dominique Bernard pose alors  sa dernière question : « Pour le lotissement Berlioz, vous indiquez en recettes, un encaissement de 100 000 euros pour la participation des sociétés BSB et Armorique Habitat dans le  cadre de leurs projets respectifs. Par contre aucune somme n’est mentionnée pour les recettes des ventes des 31 lots libres… ».

 

Mr Le Ho explique : «  La mise en pré – vente se fera en mairie dès le 15 avril : le temps prévu est volontairement  long afin que chacun puisse s’inscrire. Au bout d’un certain délai, il sera procédé à un tirage au sort, si besoin en présence des personnes.

Pour les travaux, tout le monde sait que c’est impossible de les réaliser dans les délais ; ça ne se fera pas avant décembre 2009.

Le prix est fixé à 45 euros le m2 comme à Anne de Bretagne. »

 

Mr le Maire ajoute, pour faire bonne mesure : «  Les Loudéaciens vont être contents, il n’y a pas d’augmentation du taux de fiscalité, les prix des terrains sont en baisse… 

Et puis, je n’ai pas pensé vous le dire tout à l’heure,Madame Donnio, mais on ne peut décidément pas comparer le taux de fiscalité du Conseil Général à l’augmentation du tarif des ordures ménagères, vraiment ce n’est pas comparable … »

 

Mr Huberdeau renchérit : «  Et puis ça entre dans le cadre des décisions liées au Grenelle de l’environnement… »

 

Mme Collet a aussi son point de vue sur la question : «  C’est à cause de l’usine de Planguenoual qui a augmenté ses coûts de traitement ».

 

Fabienne Donnio intervient alors pour arrêter le flux des explications somme toute très tardives : «  Je ne remets pas en cause le bien-fondé de la taxe des ordures ménagères. Toute action qui va dans le sens de l’amélioration des conditions liées à l’environnement est appréciable mais il faut reconnaître qu’en bout de chaîne, c’est toujours les ménages qui payent : ceci s’ajoute à cela dans les charges qui pèsent sur les ménages, il faut savoir le reconnaître. »

 

Taxe locale d’équipement

 

A propos des pénalités de retard et des remises gracieuses demandées par 2 sociétés, Robert Rault demande : «  Ça se produit souvent non ? Quelles en sont les causes ? »

 

Mr Le Provost tente une explication rendue complètement inaudible à cause de son éloignement du micro.

Robert Rault insiste : « Quels sont les projets concernés ? »

« L’un d’entre eux est Cassiopée » répond le 1er magistrat de la ville.

 

Mr le Maire prend alors le relais de Mr Le Ho qui en a terminé avec les points concernant le budget.

 

Contrats et assurances.

 

Entretien annuel de l’orgue Cavaillé -Coll de l’église St Nicolas.

Mr le Maire précise : « Cet orgue sera mis en valeur le 5 juin lors d’une journée organisée par Mme Jauffret qui souhaite susciter des vocations autour de l’orgue. Elle a pris contact avec les écoles et pense mettre en place un écran pour montrer à la fois les organistes en plein exercice et les structures de l’orgue. »

 

Mme Collet rappelle que cet orgue fait partie du patrimoine loudéacien comme l’Eolienne, avec son chœur classé ; elle invite chacun à se rendre sur place pour le voir … puis se reprend alors : «  mais je suppose que tout le monde l’a déjà  vu… »

 

Vidéo protection du gymnase des Livaudières

 

Mr le Maire commence ainsi : « Je suppose que tout le monde est d’accord ; il y a eu beaucoup de dégâts autour et à l’intérieur de ce gymnase »

Il énumère les nombreuses dégradations commises et les conséquences qui en résultent. Il  poursuit en indiquant que Mr Xavier Bellanger  (nouveau chef de cabinet) sera le coordinateur du CLSPD (Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance)

 

Il est indiqué dans le même chapitre l’achat d’un indicateur de bruit ; à la question de savoir en quoi consiste cet indicateur de bruit, Mr Le Maire se tourne vers Mr Le Provost qui balbutie : «  C’est une machine qui fait du bruit ! »

S’apercevant de la qualité médiocre de sa réponse, il enchaîne : «  C’est un instrument de mesure du bruit, il mesure les bruits de circulation, de voisinage…et sera destiné à la police municipale ».

L’opposition municipale demande alors ce que fait l’achat de cet indicateur de bruit dans le chapitre « Vidéo protection du gymnase des Livaudières ».

Apparemment, il est question du même budget, ce qui expliquerait que cet achat soit mentionné à cet endroit ..!

 

Ousmane Ouedraogo intervient alors : «  Il est indéniable que la vidéo protection est un outil au service de la politique de sécurité et de prévention comme les systèmes d’alarme avec détecteurs de mouvement, mais avez-vous pensé à mettre en place le Comité d’éthique ? »

 

Mr le Maire : «  Un Comité d’éthique ? dit –il en riant. Ben non, pour quoi faire ? »

 

Mr Provost, s’adresse alors au maire : «  Hum, c’est obligatoire Mr le Maire, il faut l’agrément préfectoral et procéder ensuite par arrêté municipal. En fait, aujourd’hui, tout le matériel est en place, ça filme mais on ne peut pas exploiter les images… »

 

Ousmane Ouedraogo : «  Donc en gros aujourd’hui on filme pour rien alors ? »

 

Mr le Maire : «  Eh, oh ! Personne ne pourra m’empêcher de donner ces images aux gendarmes quand même… »

 

Ousmane Ouedraogo : «  Eh bien si, Mr le Maire on peut vous en empêcher… Où est la charte d’utilisation des images, conforme aux exigences de la CNIL ? »

 

« Y en a pas », répond le maire

 

« Ah bon, y’en a pas rétorque Ousmane Ouedraogo, alors vous ne pouvez pas filmer non plus ! »

 

« Comment ça  je ne peux  pas filmer ? » veut savoir le maire

« Ben non, ce n’est pas possible, il faut une charte pour garantir les libertés individuelles ; je ne préviendrai pas la CNIL que vous filmez les habitants de Loudéac sans avoir mis en place la charte garantissant les libertés individuelles… »  lance Ousmane Ouedraogo, effaré.

 

Mr Le Provost continue l’explication : «  Pour exploiter les images, il faut l’agrément et un comité d’éthique. Le dossier est complet »

 

Le maire insiste : «  Les gendarmes peuvent quand même identifier les auteurs des faits ; ils n’auront qu’à dire que c’est grâce à leur flair de fin limier qu’ils les ont trouvés, c’est tout.

Le principal du Collège, le Conseil d’administration du Collège, le président de l’OMS et Philippe Chevé le président de l’Amicale Laïque ont donné leur accord ; alors vous n’êtes pas obligés d’être tous toujours d’accord, mais vous, vous estimez qu’il faut laisser faire, c’est une politique laxiste. »

Il ironise : «  Vous avez le droit de vivre dans un cocon et de ne pas connaître la réalité de la sécurité à Loudéac. Vous votez quoi alors ? »

 

L’opposition décide de s’abstenir.

 

Le maire reprend alors sa diatribe et  demande de passer au vote une seconde fois au motif que l’opposition ( qui selon lui ne sait pas lire !) n’a pas compris qu’il s’agissait là uniquement de voter sur le budget de la mise en place de ces caméras…

 

L’opposition municipale, surprise qu’on lui redemande de voter, s’exécute avec retard… et s’abstient de nouveau devant un maire qui s’étrangle…

 

Robert Rault tente alors d’éclaircir le débat : il regrette que ces mises en place de caméras soient décidées au coup par coup, sans mise en œuvre d’une politique globale de sécurité ; il redemande que le CLSPD (nota : constitué il y a quelques années, et composé de tous les acteurs et publics concernés) se réunisse enfin et fasse des propositions qui incluraient des actions d’éducation, de prévention, de surveillance et de répression, afin de rechercher pour chaque problème de sécurité le meilleur moyen à utiliser (système d’alarme, rondes de police ou gendarmerie, vidéo protection … )

Il termine ses propos en reprécisant que l’opposition municipale n’est évidemment pas opposée à la réflexion autour de la mise en place d’outils visant à garantir la sécurité de chacun en ville, mais dans le respect des libertés individuelles et collectives.

 

Restauration du tableau de la chapelle St Maurice

 

Mr le Maire est autorisé par le Conseil à engager les travaux de restauration sur le tableau de la chapelle et à rechercher les subventions possibles.

Il fait cependant remarquer : «  Cette chapelle est fermée toute la journée ; ça ne sert pas à grand-chose de restaurer le tableau si on ne peut pas le voir ; on pourrait revoir notre position en le mettant ailleurs mais les riverains ne seront peut-être pas d’accord… »

 

Chemins de randonnée.

 

Robert Rault évoque la prise de contact qu’il a eue avec des membres des Randonneurs Loudéaciens et les questions qui se posent.

 

Mr le Maire lui répond que Madame Daniel (« car c’est bien elle, n’est ce pas ? »…) peut prendre contact avec lui et lui faire part de ses doléances.

 

Collaborateur de cabinet.

 

Mr le Maire demande à Mr Xavier Bellanger, présent depuis le début du Conseil Municipal, de se présenter ; celui-ci s’exécute de bonne grâce et entame un échange avec Robert Rault.

 

Avant de faire lecture du sujet, Mr Le Maire rappelle à l’opposition municipale qu’en 2005, elle avait voté pour l’embauche d’un chef de cabinet.

Les 5 nouveaux membres de l’opposition municipale se regardent avec amusement : aucun d’entre eux n’était élu  en 2005…Mr le Maire ne s’en est sans doute pas encore aperçu… de cette ancienne équipe d’opposition, il ne reste que Robert Rault et Jean Paul Duault…

 

Le maire agite le PV de délibération de 2005  devant lui, le brandit et le fait circuler jusqu’à Robert Rault qui ne demandait rien.

 

Mr le Maire : «  Ce n’est pas un vote sur ce poste puisque ce poste a été voté en 2005 ; c’est un vote sur la rémunération ; ce poste est budgété mais pas pourvu… »

 

La rémunération du chef de cabinet est votée à l’unanimité avec pour seule remarque celle de Robert Rault : «  Il s’agit de votre décision, elle vous regarde, nous n’avons rien à en dire ; je vous ferai remarquer que vous aviez toujours dit jusqu’en 2005 que vous ne prendriez pas de chef de cabinet… vous avez oublié sans doute… mais, poursuit Robert Rault, nous souhaitons la bienvenue à Mr Bellanger et espérons qu’il se plaira parmi nous à Loudéac.

Le maire fait la sourde oreille et réplique :

«  Merci pour lui » en constatant le vote «  pour » de l’opposition.

 

Recrutement d’un agent contractuel à la médiathèque :

 

Mr le Maire explique : « Notre souhait est de faire un recrutement rapide car il faut soulager Madame Pêcheur et répondre aux besoins des inscrits à la médiathèque. Bien sûr, ce n’est pas un fonctionnaire, c’est un contractuel, vous n’avez rien contre j’imagine, vous n’avez pas l’intention d’y redire quelque chose et de supprimer un emploi quand même ? »

 

L’opposition ne répond pas à ce sous-entendu inutile.

 

Avant de lever la séance, en l’absence d’ouverture à toute proposition, Mr le Maire donne les dates des prochains Conseils qui se dérouleront les 14 mai et 2 juillet.

Catégories : Conseils municipaux · Démocratie locale
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4 réponses jusqu'à présent ↓

  • Gbzh // 02/04/2009 à 4:51

    Bonjour,

    Une nouvelle fois merci pour ce compte-rendu.

    Encore pleins de choses interessantes et parfois effarantes d’ailleurs.

    Quand quelque chose est bien il faut le dire alors je vais le faire. Ne pas augmenter les taux d’imposition en cette période de vaches maigres est plutôt une bonne nouvelle. A l’inverse on peut se poser la question de la stratégie du conseil général. Sur ce coup-là, Mr le Maire a raison, qu’est-ce qui va empêcher les entreprises de faire quelques kilomètres et aller se domicilier dans le 56 ? Rien.
    78000 euro de gain dans une entreprise comme TMG c’est énorme.
    Je ne suis pas forcement pro maire mais force est de reconnaitre qu’il doit être un peu isolé sur le sujet dans l’assemblée.
    Je pense qu’il fera le necessaire pour lutter car il a bien compris l’interet de conserver nos entreprises sur notre territoire.

    Par contre, là où je suis inquiet et où ça fait peur, c’est quand je lis qu’il n’est pas au courant des difficultés d’Unicopa.
    Par sa filiale Brocéliande, ALH chez nous, c’est l’un des tous premiers, si ce n’est le premier d’ailleurs, employeurs de la ville avec l’équivalence d’environ 4 à 5 % de la population loudéacienne en effectif.
    Unicopa a saisi le Comité interministériel des restructurations industrielles à la mi-mars pour tenter de faire face à ses difficultés. Ils étudient la possibilité d’un rapprochement avec Le Gouessant pour ce qui concerne la nutrition animale et Broceliande est à la recherche de partenaires, en clair à vendre.
    Doit-on rappeler la dernière fois qu’Unicopa a cherché un partenaire pour l’une de ses filiales comment ça s’est terminé ?
    Demandez aux ex-salariés de Dandy pontivy, ils ont la réponse : 238 personnes sur le carreau.
    Alors dire qu’il n’est pas au courant c’est très inquiétant d’autant que le CM avait lieu le 26 mars et que depuis les 2 semaines précédentes de nombreux articles de presse relataient les difficultés d’Unicopa.
    Veut-on un Dandy bis à Loudéac ???

    Passons aux pas de porte qui se remplissent à Loudéac. Je ne sais pas vous mais moi j’ai lu un très interessant dossier dans le Courrier Indépendant il y a quelques semaines sur tous les emplacements libres. Il y a quelques arrivées mais je n’ai pas conscience que ce soit si important en nombre. Ceci dit, je comprends les futurs commerçants, la période ne se prête pas aux investissements. De même, ouvrir “des restaurants” alors que les gens ont plutôt tendance à freiner sur les depenses de loisirs me semble risqué mais je souhaite bonne chance à ses nouveaux entrepreneurs.
    Je ne parlerai que brievement du dossier Super U. On nous a rabâché les oreilles avec le fait que cette enseigne ne s’installerait pas chez nous et hop, la revoila.
    Bon, tant mieux au final, ça permettra une offre plus étendue. Quant aux 60 emplois induits, il faut aussi se poser la question de savoir s’ils seront nouveaux ou la résultante, pour certains d’entre eux, d’un transfert d’autres postes supprimés dans des magasins qui verront leur CA diminuer suite à l’arrivée de Super U.
    Espérons que non.

    Petit point de détail. Je lis avec étonnement que l’on ne peut pas trouver de camion movibenne d’occasion, que c’est impossible.
    Il y a 4 garages PL à Loudéac. On ne va pas me dire que si un appel d’offre avait été lancé auprès de ces garages pour la fourniture d’un tel matériel en occasion, il n’y aurait pas eu de réponse positive.
    Pour info, en 3 clics j’en ai trouvé un à vendre chez un revendeur de PL d’occasions à environ 40 km de chez nous. Il suffit de chercher un peu.

    Alors pour finir, la video-surveillance. Là c’est le fin du fin.
    Je vais dans le sens de la municiplité qui veut protéger et éviter les dégradations. Ce n’est pas acceptable que la communauté paye pour les actes de quelques crétins souvent impunis.
    Donc je suis pour cette forme de surveillance.
    Mais quand elle est faite dans les règles.
    Je suis effaré de lire les réactions de Mr Le Maire. Il faut peut-être lui rappeler qu’il existe des règles qui s’appliquent à tous, y compris à Loudéac.
    Dire que les gendarmes n’auront qu’à faire comme si… mais c’est d’un grotesque et allez, je vais le dire, j’ose espérer qu’il s’agit d’une des fameuses erreurs de retranscriptions dont vous êtes accusés regulièrement, tant c’est énorme.
    On nage dans le surnaturel. Que Mr le Maire veuille protéger sa ville, oui et c’est un peu son rôle tout de même, mais qu’il le fasse dans les règles.
    Quelqu’un qui se fera arrêter “au flair” aura beau jeu de tout nier et comme rien ne pourra lui être opposé en terme de preuve, il repartira tranquillement et avec la bénédiction du tribunal en prime.
    Dans ce cas ça ne sert à rien toutes ces dépenses technologiques.
    Par contre je ne voudrais pas être à la place de Mr Provost qui l’a mis en porte à faux durant le CM.
    Cela appelle aussi une autre question : y a-t-il eu débat sur le sujet au sein de la mairie ?
    Si oui, comment se fait-il que ce point législatif n’ait pas été porté à la connaissance de Mr le Maire ?
    Si non on peut en conclure qu’il s’agit d’une décision unilatérale.

    Encore merci donc pour ce compte-rendu qui appelle pleins de reflexions, mais c’est ainsi qu’on avance.

  • brigitte // 02/04/2009 à 9:27

    Je ne comprends pas !
    Mr le maire est prêt dit-il à avoir recours à un comité d’éthique pour corriger les mots de l’opposition dans le Loudéacien parce qu’il les trouve “limite diffamatoire”,(février 2009) mais il ne sait pas qu’il faut l’aval d’un comité d’éthique pour pouvoir se servir d’une vidéo-protection, cela est très surprenant !
    Quoique finalement cela démontre bien le côté contradictoire de notre premier magistrat, quand il s’agit de ses exercices de censure, il est prêt à tout, mais pour les libertés individuelles c’est une autre affaire !
    Comme le dit Robert Rault tout est à débattre dans le cadre d’une bonne sécurité dans la ville, mais il faut rester vigilant quant aux dérapages !
    A propos de Mr le maire vis à vis des gendarmes qui pourront dire que c’est leur “flair de fins limiers” qui les a mis sur la trace des coupables, je trouve que c’est faire peu de cas de leur intégrité et de leur professionalisme, car eux savent qu’ils n’auront pas le droit de se servir de ces preuves, qui n’auraient aucunes valeurs devant un tribunal !

  • Loudéacien // 05/04/2009 à 7:13

    Bonjour

    Merci encore pour ce compte rendu précis et objectif

    Quoi de mieux que ce document pour se rendre compte de l’ambiance et de l’attitude de certains participants à ce Conseil !

    Merci pour ce travail.

  • Gbzh // 18/04/2009 à 7:23

    Mr le maire ne pourra plus dire qu’il n’est pas au courant des difficultés d’Unicopa.
    Dans le Courrier Indépendant de cette semaine, un article relatant cet état de fait, et reprenant l’information faite par Mme Donnio au CM, ne fait que confirmer la situation délicate de l’entreprise.

    D’autre part dans ce même numéro j’ai lu avec un vif intérêt le satisfecit général sur la baisse de la délinquance et donc des incivilités à Loudéac.
    On ne doit pas habiter la même ville.

    Pas plus tard que mercredi je me suis rendu à la gendarmerie pour les informer que, tout le week-end précédent, des jeunes complètement ivres n’ont pas arrêté de mettre le bordel dans la rue toutes les nuits.
    Des jeunes semblant pour la plupart mineurs et complètement défoncés.
    Ce ne serait pas trop le souci, après tout c’est leur santé et la conscience de leurs parents, mais là où c’est pénible c’est que tout au long de leur parcours ils sèment, tel le petit Poucet, leurs “cadavres” et, perso, j’en ai marre que l’on prenne ma pelouse pour un container à verre, marre de ramasser les bouteilles vides le matin.

    Tout ça s’est passé trois nuits de suite dans la rue de la Trinité, la rue de Mr Le Maire. Alors quand je lis que tout baigne à Loudéac, ça me fait doucement rigoler. C’est bien de faire de l’auto-satisfaction, encore faut-il qu’elle ne sombre pas dans le ridicule comme c’est précisemment le cas.

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