Le blog de l’opposition municipale de Loudéac

Conseil municipal du 26 février 2009 : notre compte-rendu.

02/03/2009 · 9 commentaires

La séance débute par la lecture d’un courrier adressé à Mr le Maire par Mr Paul Gorin, élu municipal lors du précédent mandat et décédé en début de semaine.
Mr le Maire remercie celles et ceux qui se sont rendus aux obsèques célébrées le mercredi 25 à l’occasion desquelles il a fait une oraison funèbre d’un quart d’heure.
Il  demande ensuite  au Conseil d’observer une minute de silence à la mémoire de Mr Gorin.

Il fait mention également du décès du père d’Elvire Monnier, Conseillère Municipale de la majorité, ce qui explique son absence de ce soir.

 

1.      Procès Verbal du Conseil Municipal du 28.01.09

 

A la question : « Y a-t-il des remarques sur ce PV ? » Nadine Ollitrault sollicite la parole et intervient pour demander que soient rectifiés ses propos sur les tarifs qui étaient pratiqués par Familles Rurales pour l’accueil des enfants du Centre de Loisirs.

« J’ai dit 12  euros pour le 1er enfant, 11 euros pour le second et 10 euros pour le 3ème».

André Créhin (Adjoint aux sports et à la jeunesse): « C’est 10 euros pour le 2ème ».

Nadine Ollitrault intervient : «  Non, j’ai dit … » et elle reprend son explication.

Mr Le Maire explique alors à André Créhin que Nadine Ollitrault parle des tarifs pratiqués par Familles Rurales auparavant et qu’elle souhaite que soient modifiés ses propos.

Mr Créhin comprend enfin de quoi il s’agit …

Mr le Maire fera rectifier.

 

Dominique Bernard intervient à son tour :

« A la page 12, 4ème phrase en partant du haut, il est indiqué que la Chambre d’Agriculture avait émis des réserves sur le parc d’activités Pierre Etienne. Il me semble que c’est pour l’extension de la zone des Parpareux au nord de la RN 164 que la Chambre d’Agriculture avait émis un avis défavorable. »

Mr Le Maire et Mr Le Ho acquiescent : « En effet, c’est bien sur les Parpareux ; c’est la préfecture qui avait émis des réserves sur l’autre zone».

Le PV est validé avec ces modifications.

 

2.      Présentation du compte administratif (CA)

 

Mr Le Ho fait lecture du document récapitulatif envoyé à chaque élu municipal et se félicite de l’excédent réalisé sur la section de fonctionnement : 1629 810,90 euros.

Il reprend : « Il y a un fait important ; les charges à caractère général et les charges de personnel sont en baisse. Peu de communes de la même catégorie peuvent se targuer d’en faire autant. C’est remarquable ! »

L’excédent de financement de la section d’investissement satisfait également Mr Le Ho : il est de 1 339 407 euros.

Comme le veut la loi, Mr le Maire sort de la salle du Conseil à 19 heures afin que l’on puisse procéder  au premier  vote sur les Comptes Administratifs.

A l’occasion de son départ, Robert Rault demande : « Vote-t-on pour approuver le CA  ou sur l’affectation des résultats? »

« Sur l’affectation des résultats », répond Mr Le Ho.

« Alors, nous votons pour», termine Robert Rault.

Une discussion technique s’engage alors entre Mr Le Ho et le Directeur Général des Services (DGS), Mr Le Provost, à propos des votes : vote-t-on chapitre par chapitre, au risque de faire se déplacer Mr le Maire à chaque instant (il y a plusieurs CA à voter) ou vote-t-on tout à la fin ?

Mr Le Ho tranche en faveur de cette solution afin « d’éviter des footings répétés à Mr le Maire à travers la salle. »

Robert Rault demande confirmation de la décision qui vient d’être prise à mi-voix.

Mr Créhin en profite pour glisser sotto voce à destination de Robert Rault : «  Vous pouvez vous abstenir de voter, ce sera plus simple ».

 

Conformément à la décision prise, Mr Le Ho passe en revue l’ensemble des pages du document à savoir :

  • Dans le cadre de la M14, l’affectation des résultats
  • Le budget assainissement
  • Le budget du parc Triskell
  • Le budget du cinéma Quai des Images
  • Le budget du Relais St Guillaume
  • Le budget lotissements …

« … Pour le dessert », comme le précise Mr Le Ho, «  le meilleur pour la fin, les lotissements étant la passion de tous les Conseillers et de  moi-même. »

La fin de la présentation se fait de manière synthétique et groupée et les remarques pourront se succéder dans l’ordre qu’il plaira aux Conseillers.

 

Les remarques vont se succéder en effet ; Mr le Maire demande à sa majorité si quelqu’un a une question à poser ; en l’absence de réponse, l’opposition municipale demande la parole et Robert Rault intervient le premier pour expliquer le vote de l’opposition sur la CA du budget ville : « C’est l’exécution de votre politique. Nous ne cautionnons bien sûr pas vos choix, ni vos orientations, ni vos méthodes, révélateurs de vos options politiques et sociales. Nous désapprouvons complètement vos méthodes de travail, vos modes de décision et les décisions qui en découlent, pas toutes évidemment ! S’il y a naturellement des points sur lesquels on peut être d’accord, ce que vous appelez vos « bâtiments phares » vont rapidement être des boulets pour les finances communales.

Nous avions voté contre votre budget, nous voterons contre le Compte Administratif ».

Mr le Maire ne semble pas content et demande alors si on a quelque chose à dire sur le budget assainissement. La réponse est « non ».

Dominique Bernard sollicite la parole et intervient sur le parc Triskell : « Pouvez-vous nous informer du projet de construction de logements collectifs du cabinet Valentin Foncier Conseil qui était programmé Avenue de Büdingen. Cette demande avait nécessité une  révision simplifiée d’urgence du Plan d’Occupation des Sols pour permettre l’ouverture à l’urbanisation d’une surface de 2 hectares. Ce projet est-il toujours d’actualité ? »

Mr Le Ho répond : «  En effet, mais ce projet est en dehors de la zone Triskell, proche certes, mais en dehors. La zone Triskell a une vocation hôtelière ».

Nadine Ollitrault demande : « Avez-vous connaissance du nombre d’entrées payantes et du nombre d’entrées gratuites au cinéma ? Cette question vous a été posée en commission et vous deviez y apporter une réponse… »

« Il n’y a pas d’entrées gratuites au cinéma ; même si en effet, on peut considérer que certains, les écoles par exemple, ne payent pas dans le cadre des actions conduites…vous avez déjà eu le détail des entrées payantes, nous manquons de recul », répondent conjointement Mr Le Ho et Mme Collet.

Mr le Maire renchérit : « Même Mme Collet paye sa place lorsqu’elle va au cinéma. »

Fabienne Donnio prend alors  la parole sur le Relais St Guillaume : « A la lecture du document d’exécution budgétaire, un constat s’impose : avec des charges de personnel à hauteur de 26 000 euros pour une vente de produits chiffrée à 14000 euros, on constate que le Relais St Guillaume ne fonctionne que grâce à la subvention d’exploitation versée par la mairie. Ceci nous conduit à penser que l’excédent de la section d’exploitation est tout à fait relatif, compte tenu du faible pourcentage (23,77%) d’autofinancement du fonctionnement de la structure.

Le Relais St Guillaume est-il destiné à vivre essentiellement des subventions municipales ou sera-t-il, selon vous, un jour en état sinon de s’auto suffire, du moins de dépendre le moins possible de l’argent des contribuables loudéaciens ?

Visiblement, le hors série et la plaquette 4 pages sont loin d’avoir eu les effets escomptés sur la fréquentation du Relais : il serait sans doute judicieux de faire à nouveau de la publicité autour de la structure, afin de la faire connaître et augmenter ainsi sa capacité de financement ! »

Les propos de Fabienne Donnio semblent dérouter Mr le Maire ; il s’agite, fronce les sourcils, parle en aparté à Mr Le Ho. Tout à coup, il ironise : 

«  Je vais apprendre à Mme Donnio que les équipements culturels sont déficitaires ; je mets ça sur le compte de votre inexpérience, Mme Donnio. Bien sûr, je ferai de la pub ; je prends note de vos excuses tardives en la matière ; votre inexpérience là encore sans doute ! »

Mr Le Ho et Mme Collet interviennent alors comme pour tempérer les propos acerbes du maire : « Il y a une bonne fréquentation des équipements comme la médiathèque et le cinéma mais il faut tenir compte des investissements qui pénalisent le budget ».

Pour Mme Collet : « La majorité est très contente des retombées en fréquentation sur le Relais, même si cela s’évalue sur une courte durée et sachant que ça démarre juste, d’ailleurs les réservations se succèdent à un rythme très rapide en ce moment ».

Mr Huberdeau veut intervenir mais le Maire ne lui en donne pas la possibilité : « Non, Jean Pierre, j’ai déjà expliqué comment on procède ; j’ai le dernier mot, je conclus, voilà. J’ai demandé si la majorité avait des questions, y’avait pas de questions, donc je conclus ».

Sur ces bonnes paroles, Mr le Maire quitte la salle afin que l’on puisse procéder aux multiples votes.

Robert Rault demande alors la parole en souhaitant fournir les explications de vote de la minorité municipale : « Votre choix de conserver le cinéma en gestion municipale, son implantation, son nombre de salles… ce sont vos choix, des choix lourds de conséquences sur les finances municipales. Nous en verrons probablement sans tarder l’impact sur la fiscalité et donc sur les impôts locaux.

Avant les élections de 2008, vous avez refusé de faire un budget prévisionnel – et malgré nos demandes répétées- vous aviez refusé de nous donner la moindre estimation sur ce que serait le budget de fonctionnement du Quai des Images. Le voilà aujourd’hui ! Votre obstination à ne pas écouter les suggestions ainsi que vos choix calamiteux conduisent à un déficit de 190 000 euros !!!

190 000 euros pour la première année ! Et vous nous dites par ailleurs que cela va augmenter.

Voilà ce que les contribuables de la ville de Loudéac vont devoir payer chaque année pour une fréquentation de 30 à 35 000 spectateurs.

Nous votons donc « contre » le CA du Quai des Images. »

Mme Collet interrompt Robert Rault : « Mr le Maire a demandé avant de sortir s’il y avait des questions. Y’a pas besoin de tout ce baratin pour nous dire que vous êtes contre ».

Robert Rault se défend : « Vous n’allez quand même pas nous dire ce que nous avons à dire, même si c’est votre plus cher désir. Il s’agit là d’explications de vote, c’est tout ! »

 

Il est procédé aux votes :

 

Les votes du groupe de l’opposition :

Budget principal de la Ville : contre.

Budget annexe assainissement : pour.

Budget annexe parc Triskell : abstention.

Budget annexe cinéma Quai des Images : contre.

Budget annexe Relais St Guillaume : contre.

Budget annexe lotissements : abstention

 

 

L’opposition vote pour l’affectation de l’ensemble des résultats.

 

La majorité vote pour l’ensemble des comptes présentés

 

Le Maire revient dans la salle à grands pas :

« J’ai bien entendu, je n’écoutais pas derrière la porte pourtant (Ah bon ? En effet, il n’aurait pas dû entendre, s’il avait respecté la loi !) ; Vous vous êtes dit : on va profiter de son absence pour jeter notre venin. Je ne fais pas de polémique ; vous progressez, vous vous abstenez sur certains budgets alors qu’avant les élections, vous votiez contre tout ! »

« Hum… non, corrige tranquillement Robert Rault, ce n’était pas avant, mais après les élections (le 14 avril 2008), mais ce n’est pas grave… »

Mr Le Ho reprend la note de synthèse et à la demande du Maire, Mr le Receveur Principal présente les comptes qu’il déclare conformes aux chiffres communiqués en Conseil Municipal.

Mr Le Ho indique que la lecture de la pièce jointe n°3 (débat d’orientation budgétaire 2009) répondra à la question « polémique » de Mr Rault.

L’endettement a progressé de 26%, mais comme le précise Mr le Maire par le biais du Directeur Général des Services «  cet endettement ne devient problématique qu’au-delà de 8 années ; à Loudéac, il est de 5,9 pour une moyenne nationale de 6,1 années » (Capacité de remboursement)

Sur la partie fiscalité locale, Mr Le Ho s’auto congratule et se montre particulièrement satisfait : « Cela répond à votre diatribe, Mr Rault ; le taux de fiscalité est particulièrement bas, ce dont nous sommes fiers. En effet, la moyenne des taux des 5 agglomérations de plus de 10 000 habitants des Côtes d’Armor est nettement supérieure aux taux pratiqués à Loudéac ; à titre indicatif, un alignement sur ces taux moyens produirait des recettes fiscales supplémentaires annuelles de l’ordre de 940 000 euros. Rassurez-vous, il n’est pas question de se mettre au niveau de ces taux moyens !!! »

Pendant que Mr Le Ho termine sa phrase, Mr le Maire, décidément bien dissipé ce soir, lui parle sur le ton de la confidence en riant…Il reprend le micro et apostrophe Fabienne Donnio : « Ca répond à votre question Mme Donnio ; vous voulez augmenter les impôts sans doute ? Ou supprimer les structures comme la piscine, la médiathèque ou le Relais St Guillaume parce que ça coûte trop cher au contribuable… »

Fabienne Donnio reprend alors la parole en réponse au Maire : « Mr Le Maire, je ne suis pas si  inexpérimentée que vous voulez bien le dire ; ma formation initiale est de gérer des structures à caractère sportif, social ou culturel… »

Devant Mr Le Ho qui en reste bouche bée et les yeux écarquillés, elle poursuit : «Oui, Mr Le Ho, en effet, je suis animatrice socioculturelle de formation, même si aujourd’hui j’exerce dans un tout autre domaine… je regrette, Mr Le Maire que vous le preniez sur ce ton. Ma question est avant tout une question de bon sens à propos de la gestion du Relais St Guillaume ».

Le Maire l’interrompt : «  Dans la presse, on lit que des commentaires de personnes contentes de vivre à Loudéac : tiens, c’est comme la construction du lycée quand les gens qui travaillaient à Olida ont su qu’il y aurait un lycée pour envoyer leurs enfants faire des études, ils sont tous venus habiter à Loudéac.

D’ailleurs, j’en vois qui opinent du chef dans le public et y sont contents d’habiter à Loudéac.

Mme Donnio, vous auriez dû moduler votre intervention ; vous entrez tout de go dans l’analyse sans dire que ça vient de démarrer. Vous auriez dit ça, ça aurait été différent. Nous, on fait le choix d’être volontaires : on maîtrise tout, on fait plein de réalisations, c’est tout à notre honneur !!! »

Robert Rault intervient alors : « On a l’impression que vous nous prenez pour des imbéciles ; Mme Donnio connaît bien la comptabilité … mieux que moi, sans doute. L’explication demandée tourne autour du projet dimensionné (ou non) en fonction des besoins réels ; voilà ce qu’elle a voulu dire : quel est le projet de ce Relais St Guillaume ?

La question que je vous pose est la même que celle posée par Mme Donnio ; quelle réflexion autour de St Guillaume et de son projet : quelle conception ? Quelle implantation ? Quel type de gestion, communale ou inter communale ?etc … Mêmes questions pour le cinéma. La ville peut-elle supporter indéfiniment ces choix ? »

Mr Le Ho, l’ayant interrogé pour expliquer que les Aquatides avaient aussi un déficit, Robert Rault répond en indiquant comment il avait conduit la réhabilitation-extension des Aquatides ouvertes en juillet 1998. (dossier qu’il avait piloté de 1995 à 1998, alors qu’il était  Adjoint aux Sports) : la démarche à retenir, le travail des commissions, les publics ciblés, le dimensionnement, le prévisionnel d’organisation du service, le fonctionnement général, le nombre prévisionnel de salariés, les estimations et la maîtrise des coûts d’énergie … »

Mr le Maire : « Ben, nous on fera tout ça sans augmenter les impôts ! »

Robert Rault tente de poursuivre son analyse : « Pour les Aquatides, les Loudéaciens payent toujours chaque année 213 000 euros (de coût de fonctionnement) ; chaque contribuable loudéacien subventionne pour 1,50 euros chaque entrée… alors que pour le Quai des Images, le budget municipal, donc le contribuable, paye 6,30 euros pour chaque personne qui entre  au cinéma, soit 4 fois plus que pour une entrée à la piscine ».

Les chiffres surprennent fortement la majorité qui visiblement n’avait pas eu l’idée d’examiner les choses sous cet angle.

Mr Créhin se mêle alors à la conversation : « Vous êtes contre les services publics, c’est tout ! »

N’y voyant aucun rapport, Robert Rault rétorque : « Vous devriez courir plus vite Mr Créhin, avec les raccourcis que vous prenez !!!

Mr David ne veut pas être en reste : « De toute façon, si on dit blanc, vous dites noir ; y’a pas moyen de travailler avec vous. Je suis étonné que vous ayez préféré un cinéma privé : demandez donc aux écoles, au Conseil Général ce qu’ils en pensent. On n’aurait pas pu faire de partenariat avec un exploitant privé. »

Robert Rault est lancé et il sait de quoi il parle : « Bien sûr que si ! On peut mettre en place des conventions, des partenariats ; le service rendu à la population est quasiment sans effet sur le contribuable ; ça n’impacte pas les finances municipales et avec cet argent, on peut rendre d’autres services à la population… »

Mr le Maire se jette dans la bataille, s’adressant à ses conseillers : « Ben oui, c’est sûr ! C’est comme leur projet de réseau de transport dans leur programme ; y z’en causent sans l’avoir chiffré, c’est de la pure démagogie ! »

Ousmane Ouedraogo intervient alors de sa voix grave et posée : il prend son temps, articule soigneusement dans l’espoir, sans doute, de se faire entendre et d’être compris :

« Ces propos n’honorent personne ; le climat devient malsain et cela ne fait honneur à personne. Il faut dépassionner le débat. Que chacun fasse son travail, à sa place ! »

Visiblement, Mr Huberdeau cherche lui aussi à comprendre : « Mr Rault, comment obtenez-vous les 6,30 euros dont vous parliez tout à l’heure ? »

Robert Rault explique : « Je divise 190 000 euros (déficit global) par 34 000 (entrées), vite fait, en gros… Sur dix ans, cela représentera environ 2 millions d’euros de déficit »

Mr Huberdeau n’est visiblement pas de ces hommes qui font les choses en gros : « Mr Rault, quand on divise, ça fait exactement 5,60 euros, il faut donc arrêter de dire n’importe quoi ; il faut s’assurer de ses chiffres ».

Robert  Rault : «  Ces chiffres sont approximatifs ; il n’empêche que les commissions pourraient se pencher sur ces analyses financières, non ? »

 

 (Nota : tenant compte

  • des chiffres que le maire nous donne, sans en fournir le détail (gratuités scolaires …)
  • du phénomène Ch’tis dont Mme Collet indique naturellement qu’il a amené une fréquentation exceptionnelle,
  • du fait que le document qu’on nous a fourni prévoit clairement un déficit en augmentation pour les années prochaines … 

 

… nos calculs sont donc les suivants :    19000 : 34000 = 5,59 € (en 2008) ;         200000 : 30000 = 6,67 € …etc)

 

Mr Le Maire se pose ouvertement la question de la finalité pour le débat et parle à son tour en évoquant le château de la Roche-Jagu et le Bois d’Avaugour, prochain théâtre de la fête départementale de la forêt, qui coûtent cher au Conseil Général et termine en se posant la question : « Où on va en faisant ce type de raisonnement ? Mr Rault, toujours la même rengaine tous les ans pareil, allez on remet ça avec  des arguments éculés, Mr Rault, vertueux défenseur du contribuable loudéacien. On cherche à se donner un statut de leader de l’opposition. Vos arguments sont éculés et votre démonstration est vaine !

Je demande officiellement à Mr Guillot de faire des comparatifs sur des structures de Pontivy et de Lamballe : ça va faire des calculs, mais j’y tiens. Vous ne reconnaissez rien du tout ; seul Mr Ouedraogo a modulé ses propos et d’ailleurs, je l’en remercie. »

Mais Mr David a encore un lapin dans son chapeau : il s’exclame bruyamment : « Et si on parlait du départ de Mr …  ? »

La situation vire à l’empoignade verbale ; les esprits sont échauffés et les colistiers de la majorité se regardent interloqués…

Mr Le Maire : «  Oui, parlons de l’éviction ratée de …  ! »

Mr Roncin se manifeste alors en exprimant sa volonté de procéder à une récapitulation « objective ». A ces mots, le public ne peut se retenir de pouffer : Mr Roncin se tourne alors ostensiblement vers le fond de la salle : « Hum, hum ! Il y a un petit souci dans le public. Hum, hum ! On continue quand même ! »

Il tente de repartir sur ses propos, relatant son plaisir de vivre à Loudéac, d’avoir redécouvert Loudéac, sa ville natale transformée, en arrivant du Nord (En fait, nous avions d’abord écrit de Normandie, ce que l’intéressé nous a fait remarquer) et … quand de nouveau dans le public des rires se font entendre…

Mr Roncin, magnanime, fait les gros yeux et se contente de déclarer d’une voix d’outre-tombe : « Pardon, dans le public, il va falloir faire quelque chose ! »

Il s’enquiert alors auprès de Robert Rault : « Ne suis-je pas trop théâtral, Mr Rault ? »

Amusé, ce dernier l’encourage : « Continuez Mr Roncin, continuez ! »

Il poursuit : « On nous reproche tous ces équipements ; tout ça ne rime à rien ; il faut ressasser, comme en maternelle.  Arrêtons de tourner en rond ! »

Mme Collet intervient alors : « Au moment de la création du cinéma, nous savions après la réflexion menée sur le projet qu’il serait forcément déficitaire ; ce choix n’était pas le vôtre, voilà tout. Je vais personnellement beaucoup au cinéma et ne vous y vois jamais, Mr Rault : sans doute le fréquentez-vous à d’autres heures que moi ? »

Robert Rault : « Vous nous dites souvent ce que nous devons dire, ce que nous devons penser … maintenant vous nous dites ce que nous devons faire de nos loisirs ; j’aimerais tout de même, si possible, garder un petit espace de liberté !!! »

Mr le Maire tient à conclure : « La conclusion est faite d’avance. Votre intervention n’a rien apporté au débat. Ce soir, vous avez appris la division, vous êtes malade, Mr Rault, pensez à vous faire soigner : en plus il y avait une erreur de calcul. Je demande encore une fois à Mr Guillot de faire les comparatifs dont je lui ai parlé tout à l’heure : je ne suis pas du genre à…

Ce sera fait, je vous le dis. Mr Rault pourra se livrer à des élucubrations sur ce que ça coûte au contribuable dont il est un vertueux défenseur ! 

Sur les grands chantiers de Pont-es-Bigots et du complexe sportif, seul un parlementaire peut mettre de l’argent, au moins 100 000 euros chacun. Je vais mettre Marc Le Fur et la sénatrice en concurrence, on verra bien qui ramène le plus d’argent. Je ne doute pas que chacun les mettra. L’attaché parlementaire de Jacqueline Chevé est dans la salle, il peut lui dire que j’ai pas encore été invité à sa permanence mais je me déplacerai personnellement lui porter mon dossier.

Nous avons fait le choix de faire des travaux sur deux exercices budgétaires sur des bâtiments laissés à l’abandon par la précédente municipalité : l’église où on ne s’est pas contenté de petits travaux de rien, on a refait la charpente, une vraie charpente que je suis allé voir plusieurs fois, une charpente comme sur un château médiéval et puis le stade… : il serait bien quand même que certains reconnaissent ce qu’ils n’ont pas su ou pu faire ! »

 

On passe aux sujets suivants :

Sur le budget ville et le dispositif Ti Pass, pas d’objection et aucun commentaire n’est formulé, ainsi que sur les logements de la rue Chateaubriand.

Mr le Maire fait un commentaire sur les modalités financières de rémunération de l’établissement bancaire, modalités qui auraient dues être communiquées en séance, à propos de la garantie d’achèvement des travaux du lotissement H. Berlioz :

« Les modalités seront communiquées au Conseil Municipal de mars ; il faut dire qu’il y a du retard à cause du plan social à Dexia, que certains politiques ont soutenu : la crise les touche de plein fouet comme les autres que je ne citerai pas pour ne pas faire de la pub ».

« De plus, on a fait les travaux de viabilisation pour un montant de 400 000 euros sur un prévisionnel de 780 000, alors on a décidé de baisser le prix de vente, pour faire de la politique sociale, pas socialiste !

Ca met le prix à 45 euros le m2 au lieu de 48, c’est pas neutre !

C’est une politique volontariste ; il faut une logique dans un raisonnement mais pas comme le fait Mr Rault. On est ici dans une démocratie bien comprise : on tire au sort au chapeau et non plus comme avant où on obligeait les personnes à venir dormir devant la mairie pour avoir le terrain de leur choix dans un lotissement. La preuve, pour le dernier lot d’Anne de Bretagne, c’est une famille turque de 3 enfants qui a eu le terrain : ça fera 3 enfants de plus dans les écoles loudéaciennes. L’autre personne intéressée avait 70 ans, ç’aurait été différent… »

 

Dominique Bernard intervient sur une question technique à laquelle le Maire apporte une réponse positive.

 

Au chapitre contrats et conventions, Mr le Maire rappelle que cette question a été soulevée en commission où siègent des membres de l’opposition : cela concerne la convention de mise à disposition du hall de l’hippodrome pour 15 manifestations. Mr Le Vacon, Président de la Société des Courses, présenté par Mr le Maire comme un « grand copain d’enfance », a accepté de signer la convention jusqu’en décembre 2014 alors que lui-même aurait personnellement souhaité la conclure pour jusqu’en mars 2014.

 

A l’occasion du vote sur l’acquisition des droits indivis des allotis de  l’impasse des Tisserands, Mme Gouteux, personnellement concernée par ce dossier, sort de la salle (comme c’est la loi). Accord unanime.

 

A propos du recrutement d’un projectionniste pour le Quai des Images, Mr le Maire, décidément très en forme, fait un brin d’humour : « Il paraît que maintenant on peut projeter des films avec du numérique…ça nous ferait peut-être gagner un poste budgétaire… ça fera plaisir à Mr Rault »

Mme Collet, sans doute plus au fait, ne partage pas complètement l’avis du maire de Loudéac en la matière.

Recrutement accepté.

 

Fabienne Donnio intervient à propos du recrutement d’agents contractuels pour le centre de loisirs : « Ce recrutement concerne-t-il l’animatrice et la directrice du centre de loisirs ? »

Mr Créhin opine du chef.

Elle poursuit donc : « Comment expliquez-vous que ces deux agents contractuels aient les mêmes rémunérations malgré les deux fonctions différentes qu’elles occupent, fonctions présentées dans l’organigramme soumis pour avis au CTP ? »

Mr Créhin opine à nouveau du chef : « La fonction de directrice adjointe n’implique-t-elle pas de fait l’accès à une rémunération supérieure ? »

Mr le Maire bondit : « Mme Donnio, ce n’est pas ici qu’on parle des salaires des agents ; il y a un CTP pour ça, et là vous pourrez jouer à la déléguée syndicale ».

Fabienne Donnio réagit : « Mr le Maire, visiblement, vous parliez tout à l’heure de logique dans le raisonnement : permettez-moi donc de faire un raisonnement logique : nous n’arriverons pas à nous comprendre ce soir. Il y a un problème de communication entre l’émetteur et le récepteur, c’est certain… »

Mr le Maire rétorque : « De toute façon, ces personnes étaient exploitées par Familles Rurales ! »

Nadine Ollitrault s’interpose : « Mr le Maire, je ne vous permets pas de dire ça. C’est faux ! »

« Vous avez oublié que j’étais le maire, votre permission n’est pas acceptée.  Ce n’est pas faux, on a les preuves, on a vu les fiches de salaire ; on a vérifié, vous pensez bien ! » insiste le maire.

Mr Le Ho interpelle alors Fabienne Donnio qui attend patiemment qu’une réponse soit apportée à sa question : «  On mettra en place le régime indemnitaire qui existe, comme vous le savez ! »

Fabienne Donnio remercie Mr Le Ho de sa complaisance à son égard : enfin quelqu’un qui daigne répondre à une question, fort simple au demeurant…

 

A l’occasion des questions diverses, plusieurs conseillers demandent la parole.

Pour l’opposition, Mme Boscher demande quand aura liei le CM du mois de mai. Réponse : la date n’est pas fixée (Ce mois comportant plusieurs jours fériés, dont un jeudi, jour de CM, il est pourtant important de s’organiser à l’avance).

Ensuite, Mme Boulanger souhaite apporter une précision à l’équipe d’opposition : « J’interviens à propos du NB (Nota Bene) paru dans le dernier Loudéacien (celui qui paraîtra début mars) où vous écrivez que cet article devait être remis en mairie le 5 février au plus tard. N’y voyez aucune manœuvre, il faut beaucoup d’organisation pour parvenir à boucler. Nous tenons de plus à maintenir notre collaboration avec un imprimeur loudéacien ce qui implique des délais liés à la relecture ».

 

Robert Rault s’empresse de la rassurer : « N’y voyez aucune manœuvre de notre part non plus ; il s’agissait là de prévenir le lecteur de la date de dépôt de notre article -qui porte sur la réalité économique des familles à Loudéac- afin qu’il ne s’étonne pas d’un possible décalage… »

Il explique que, obligé de fournir son article un mois avant sa publication, il est difficile pour l’opposition de faire des articles qui collent à l’actualité et que les Loudéaciens doivent le savoir.

Il ajoute : « On pourrait d’ailleurs réduire les délais en déposant directement notre article chez l’imprimeur comme ça se passe dans plusieurs villes alentour… »

C’en est trop pour Mr le Maire qui s’emporte : « Je suis obligé de censurer vos écrits quand les propos sont à la limite de la diffamation. Je vous rappelle que je suis le directeur de la publication et que si ça continue comme ça, vous aurez un délai de 3  mois parce que je ferai faire une étude de texte par un comité d’éthique pour vérifier que c’est acceptable.

Il faut dire que vous écrivez n’importe quoi, parfois : cette fois, je note quand même un changement de cap ; c’est un article qui vous honore !!! Cet article m’a surpris : parfois je sentais la plume acerbe de Mr Rault… »

 

« Vous trouvez donc que j’ai une bonne équipe ? » demande alors Robert Rault sur le ton de la conversation.

« Oui,  répond Mr le Maire ; d’ailleurs je vais vous dire, je vous invite à prendre un pot après le budget le mois prochain et aussi à manger avec nous au restaurant. Personne ne recevra d’invitation, mais vous ne pourrez pas venir avec vos conjoints, ils ne sont pas invités. »

 

A l’instant où chacun s’apprête à ranger ses dossiers, c’est à Mr Roncin de prendre la parole et on se demande ce que la majorité a encore préparé  : dans un laïus enflammé, le conseiller municipal -véritable porte-parole de la municipalité- s’attaque à notre collègue : «  C’est à vous Madame Ollitrault que je m’adresse ; moi qui ai toujours défendu les plus faibles, je suis ravi d’apprendre, ici même, que vous avez sous-payé les animateurs du Centre de loisirs. Je suis de gauche et vous aussi vous prétendez l’être : on se demande où est la gauche à Loudéac… »

Après un moment de stupeur, Robert Rault prend la parole pour répondre aux accusations injustes de Thierry Roncin à l’égard de Nadine Ollitrault : il s’insurge contre les accusations honteuses et basses dont fait l’objet la Conseillère de l’opposition … Il proteste contre cette attaque préparée, visant à la fois N. Ollitrault dans sa fonction de (ex) directrice du Centre  de Loisirs et -à travers elle- l’association Familles Rurales, tous ses membres  bénévoles qui sont au service des jeunes et des familles …

Avec violence, sans rapport avec le sujet, Mr le Maire accuse alors Mr Rault d’être totalement dépassé, polémique, et il tient des propos inouïs : « Vous ne valez rien,  vous êtes dans la nullité, vous allez devoir vous soigner et balayer devant votre porte … ».

Ses conseillers de la majorité rient ou sourient.

L’opposition se lève alors comme un seul homme, range ses affaires pour quitter la salle. Déçu une fois de plus de la manière dont se déroulent les Conseils Municipaux et dépité de constater que la politique municipale soit tombée si bas, Robert Rault s’adresse finalement aux conseillers de la majorité en suggérant que, comme ils l’ont déjà fait lors de précédents Conseils, ils applaudissent la qualité de leur attitude et de leur mise en scène de théâtre : hilare, Mr Roncin frappe bruyamment dans ses mains, accompagnant ainsi Mr le Maire qui lui aussi, y met tout son cœur, visiblement ravi de son spectacle.

Solidaires, attristés, les sept membres de la minorité sortent de la salle… Terminé.

 

NB : Nos prochains billets sur ce blog nous permettront d’apporter des chiffres précis et des réponses concrètes sur un certain nombre de points évoqués au cours de ce CM du 26 février.

 

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9 réponses jusqu'à présent ↓

  • Une démocrate // 02/03/2009 à 4:28

    Je viens de lire le compte rendu du conseil municipal du 26 février ; ça montre bien une fois de plus l’état d’esprit de ces messieurs , la haute idée qu’ils se font de la démocratie et surtout du respect des autres … ce sont des réactions et des réflexions de grossiers personnages : où donc ont-ils été éduqués ?

  • S.D // 02/03/2009 à 7:49

    Je tiens à féliciter les personnes qui font ce travail considérable pour rendre compte fidèlement de ce qui se passe à Loudéac pendant un conseil municipal.Quand on voit ce qui a été relaté dans la presse pour cette dernière séance , on peut mesurer l’écart entre ce que vivent réellement les conseillers de l’opposition et ce qui peut être ressenti par un citoyen loudéacien mal (ou pas ) informé !Dommage que tout le monde n’ait pas accès à Internet !
    Une fois de plus, on peut être inquiet de voir notre ville administrée par une équipe qui ne tolère aucune prise de position contraire à ses opinions et qui bafoue aussi grossièrement la démocratie à chacune de ses interventions. Si ce n’était pas si grave , on pourrait rire de la manière dont se comportent certains conseillers de la majorité…Comment peuvent-ils accepter d’être traités de cette manière par leur chef de file ? N’ont-ils aucune idée personnelle à faire valoir ? Quelle tristesse !
    Bon courage à l’équipe et merci à tous de ne pas baisser les bras devant ces attaques personnelles répétées , devant cette mauvaise foi permanente qui doivent vous user la santé !

  • Un autre Démocrate // 03/03/2009 à 10:13

    Bonjour,

    A la lecture de ce compte-rendu , je me pose quelques questions comme beaucoup de Loudéaciens je pense ! !

    Mr le Maire, comment un élu peut-il se permettre de traiter de la sorte d’autres élus faisant parti de son conseil ?

    Comment Mr le Maire, un élu permet-il à un autre élu d’interpeler de cette manière un élu de l’opposition ? De quel droit ?

    Comment les autres élus (de la majorité) acceptent-ils ce genre de comportement répété ?

    Comment la presse locale ne dénonce-t-elle pas ces comportements indignes de la part d’élus supposés représenter une communauté sans distinction ?

    Oui ! On a effectivement le droit de se poser des questions !

    Restons vigilants et attentifs.

  • brigitte // 03/03/2009 à 12:54

    Qui doit balayer devant sa porte?
    On croit rêver. Je suis d’accord avec les écrits des 2 précédents blogueurs : du respect et de la politesse c’est ce que l’on apprend aux enfants en tout premier lieu. Ils sont pourtant tous d’âge adulte ; ils ont appris ça quand même! Je reste sans voix… Ils voudraient que l’opposition se taise ? Je reste persuadée que certain de la majorité ne sont pas d’accord avec leur colistiers et pourtant ils ne disent rien, ils se laissent faire : “Comme M. le maire voudra !”

    Mais vous les membres de l’opposition sachez que de nombreux loudéaciens ont les yeux biens ouverts et l’oreille attentive!

  • loudéacien 2 // 05/03/2009 à 9:10

    La vraie question est famille rurale va t elle réagir à ces propos ??? car enfin c’est une remise en cause de l’intégrité de cette association qui a oeuvré ( et très bien) pendant de longues années.
    Par contre l’ex future directrice recrutée par la municipalité n’a t elle pas refusée son poste car sous payée ?
    Alors de qui se moque t on ?
    Qui doit balayer devant sa porte ?

  • Gbzh // 07/03/2009 à 5:04

    Bonjour,

    Merci une nouvelle fois pour ce compte-rendu qui nous permet de nous tenir au courant.

    J’ai lu avec stupéfaction qu’il y a reconnaissance par Mr Le Maire d’une censure des articles de l’opposition dans le bulletin municipal.
    Alors, certes, il est juridiquement responsable en tant que directeur de la publication des propos diffamatoires qui pourraient être publiés mais, là il les juge “limite diffamatoire”, on peut donc en conclure qu’ils ne le sont que dans son jugement personnel.
    A la limite ce n’est pas trop le probleme puisque cela relève de son choix mais ce que je ne m’explique pas c’est le fait que les articles de l’opposition, en règle générale, concernent l’action de la municipalité. Donc, Mr Le Maire, qui nous a habitué à sortir l’arsenal répréssif en cas de diffamation ne le fait pas alors qu’il aurait là l’occasion rêvée de se faire une pub à bon compte.
    Nous ne connaissons pas les propos concernés puisqu’ils ne sont pas publiés mais, du coup, nous pouvons en déduire qu’ils ne sont peut-être que très “limites diffamatoires” mais surtout trop teintés de vérité et que donc on tombe là sous le coup d’une censure pure et dure.
    Mystère.
    Quant à saisir un comité d’éthique il ne faut vraiment avoir que ça à faire et qu’il n’y ait vraiment rien de plus grave à penser. Pour être impartial, ce comité se devrait donc d’être hors des structures muinicipales, soit encore un coût supplémentaire à notre charge.
    ça tombe bien on a les moyens.

  • loudeacoppositionmunicipale // 10/03/2009 à 7:45

    Merci d’abord de votre confiance.

    Voici les réponses à l’ensemble de vos questions :
    Comment procédons-nous ? Comme depuis toujours, certains d’entre-nous prenons des notes -par forcément tous au même moment-, puis nous rédigeons, nous recoupons tout cela entre nous, nous faisons relire par tous les élus de l’opposition et nous publions.

    Utilisons-nous un mode d’enregistrement ? Pour le moment, dans un souci de discrétion et afin d’éviter que cela soit considéré par la majorité municipale comme de la provocation, nous avons décidé de ne pas enregistrer.

    Vos amis doutent de la réalité des propos tenus par le maire et la majorité au cours du Conseil Municipal :
    Croyez-vous que nous prendrions le risque de leur attribuer des propos qu’ils n’auraient pas tenus ? Ce serait malhonnête … et suicidaire.
    Croyez-vous que l’équipe municipale laisserait passer cela sans réagir ?
    Et, franchement, croyez-vous que nous nous amuserions à imaginer ce qui paraît inimaginable ?
    Et croyez-vous que nous serions assez masochistes pour inventer des attaques personnelles visant à nous humilier publiquement ?
    Et croyez-vous que la manière dont tout cela se passe c’est celle dont nous rêvons ?..
    Non, ceux qui nous connaissent savent que nous rêvons simplement de faire de la politique municipale sereinement, de servir Loudéac et les Loudéaciens le mieux possible, en toute simplicité, dans un esprit de concertation mais dans le respect des personnes, des rôles, des idées et des différences.
    Soulignons d’ailleurs que ces mêmes propos (insultants), s’attaquant notamment à notre dignité, sont répétés en commissions (et là, il n’y a pas de témoins extérieurs !). Nous en avons encore été victimes la semaine dernière. Mais comment faudra-t-il le dire, l’écrire, le chanter, le crier … pour qu’enfin les gens acceptent de regarder la vérité en face, pour qu’enfin ils acceptent d’ouvrir les yeux et les oreilles ?

    Aurions-nous le droit d’enregistrer les séances du Conseil Municipal ? Oui. Pour éviter toute ambiguïté à notre réponse, le document officiel ci-dessous (Assemblée Nationale) apporte les explications nécessaires. Il peut d’ailleurs être consulté sur internet (adresse : http://questions.assemblee-nationale.fr/q12/12-64615QE.htm)

    “12ème législature
    Question N° : 64615 de Mme Zimmermann Marie-Jo ( Union pour un Mouvement Populaire – Moselle ) QE
    Ministère interrogé : intérieur
    Ministère attributaire : intérieur et aménagement du territoire
    Question publiée au JO le : 10/05/2005 page : 4748
    Réponse publiée au JO le : 12/07/2005 page : 6926
    Date de changement d’attribution : 02/06/2005
    Rubrique : communes
    Tête d’analyse : conseils municipaux
    Analyse : délibérations. enregistrement. réglementation

    Texte de la QUESTION : Mme Marie-Jo Zimmermann demande à M. le ministre de l’intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales de lui indiquer si, lorsque la séance d’un conseil municipal est publique, le maire peut malgré tout interdire à un conseiller municipal d’enregistrer les débats ou interdire à un membre de l’assistance de procéder de son côté à l’enregistrement.

    Texte de la REPONSE : En vertu des pouvoirs de police de l’assemblée qu’il tient des dispositions de l’article L. 2121-16 du code général des collectivités territoriales, il appartient au maire de prendre les mesures propres à assurer le déroulement normal des séances du conseil municipal. Le principe de publicité des séances posé par l’article L. 2121-18 du même code, qui a conduit le législateur à prévoir la retransmission des séances par les moyens de communication audiovisuelle, fonde le droit des conseillers municipaux comme des membres de l’assistance à enregistrer les débats. Ce droit reconnu par la jurisprudence administrative a conduit les juges à considérer comme illégale l’interdiction par le maire de procéder à un tel enregistrement dès lors que les modalités de l’enregistrement ne sont pas de nature à troubler le bon ordre des travaux de l’assemblée communale (CAA de Bordeaux, 24 juin 2003 n° 99BX01857 ; CE, 2 octobre 1992, commune de Donneville ; CE, 25 juillet 1980, M. Sandre).
    UMP 12 REP_PUB Lorraine O “

  • loudeacoppositionmunicipale // 12/03/2009 à 7:44

    Question posée par loudéacien2 le 5 mars :
    La vraie question est famille rurale va t elle réagir à ces propos ??? car enfin c’est une remise en cause de l’intégrité de cette association qui a oeuvré ( et très bien) pendant de longues années.
    Par contre l’ex future directrice recrutée par la municipalité n’a t elle pas refusée son poste car sous payée ?
    Alors de qui se moque t on ?
    Qui doit balayer devant sa porte ?

    Voici nos réponses à vos questions :

    1) Il appartient à l’association Familles Rurales de décider si elle réagit aux attaques du maire et des élus de la majorité municipale et comment elle le fait.
    2) Pour les mêmes raisons, seule la personne concernée – l’ex-sous directrice- pourrait éventuellement répondre à votre question. Déontologiquement, nous ne pouvons pas l’impliquer.
    Ce que nous savons parce que c’est public, c’est que la question de son salaire était à l’ordre du jour de notre dernier CM le 26 février 2009. Son salaire prévu était à l’indice 297, soit le SMIC. Nous savons aussi que les conditions de salaire qu’elle avait chez Familles Rurales étaient beaucoup plus avantageuses que celles proposées par la mairie
    Nous pouvons ajouter qu’elle n’a pas démissionné de l’association et souhaitait continuer à travailler avec Familles Rurales.
    (NB : c’est une convention nationale qui détermine les conditions des contrats de travail dans toutes les associations locales Familles Rurales. L’association loudéacienne s’aligne donc sur cette convention)
    3) De qui se moque-t-on (= la municipalité) ? A l’évidence : des Loudéaciens, des bénévoles, des associations …

  • loudéacien // 13/03/2009 à 8:00

    Merci pour votre réponse
    Voilà un blog très respectueux qui essaie d’éclairer simplement les Loudéaciens.
    Ceci est d’ailleurs révélateur de l’état d’esprit général des gens qui font vivre ces blogs !

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