Voici l’article de la minorité dans le bulletin municipal “Le Loudéacien” de janvier 2009.
Non seulement l’équipe municipale de G. Huet se permet de tronquer notre article -ce qui est interdit par la loi – mais il y répond systématiquement, sur la demi – page voisine, et naturellement, il dénature complètement la réalité. Voici la page du « Loudéacien »suivie de nos rectificatifs.

Chers concitoyens, jugez vous-mêmes :
(Nous reprenons dans l’ordre, du point 1au point 4)
1) La municipalité justifie toutes ses mesures de rétorsion à notre égard par le fait que nous avons déposé un recours lui reprochant certains faits de la campagne électorale. Le juge a reconnu certains de ces faits comme bien réels … Nous vous recommandons de (re) lire avec beaucoup d’attention “Le jugement du Tribunal Administratif : Lisez-le vous-même !”(Notamment la première partie de la page 7…). On comprend que Mr Huet aurait préféré que nous nous taisions !
2) Non, le maire cherche à détourner l’attention du vrai problème : ce à quoi la minorité fait vraiment référence c’est aux courriers ou aux contrats de locations de salles adressés à des associations, à la minorité municipale, à la section locale du parti socialiste … qui démontrent de graves rétorsions qui pénalisent des associations ou structures dans lesquelles, depuis longtemps, nous oeuvrons bénévolement pour toute la population. S’attaquer aux associations est encore une atteinte à la liberté.
3) Gratuité des salles :
a) D’abord, en ce qui concerne la minorité municipale : celle-ci n’est pas un parti politique et elle est composée de gens de sensibilités différentes. C’est un groupe de 7 personnes élues par plus de 47% des Loudéaciens. La loi oblige la mairie à leur mettre à disposition un petit local qui “ne saurait en aucun cas être destiné à une permanence ou à accueillir des réunions publiques” (Règlement intérieur du Conseil municipal). (Pour nous, c’est salle Malivel, 2ème étage)
Mais, jusqu’à présent, quelle que soit l’équipe majoritaire en place, la minorité a toujours disposé en plus de cette petite salle, sur sa demande et selon les besoins, de salles plus grandes pour réunir l’ensemble des colistiers (les 29 candidats) afin de préparer les conseils municipaux ou pour réunir les sympathisants. Or, le maire nous a bien envoyé, à nous la minorité, un contrat de location pour la salle Malivel… avant même (!) qu’il ait soumis ce changement au Conseil Municipal. La gratuité des salles de la Providence et de Malivel pour les élus de l’opposition, c’est donc terminé ! Voilà un nouveau recul de la démocratie à Loudéac qui vise à nous empêcher de nous réunir.
b) Pour les partis politiques ensuite : à Loudéac, depuis toujours, la gratuité était accordée pour toutes les réunions dans les salles Malivel ou de la Providence et pas seulement pendant les campagnes électorales. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. C’est donc une nouvelle régression démocratique qui touchera tous les partis politiques. Certains, même non implantés à Loudéac, ont d’ailleurs réagi là-dessus.
c) Contrairement à ce que prétend le maire, la gratuité est réellement remise en cause pour certaines associations : nous avons en main des contrats de location envoyés par la mairie à des associations qui ne plaisent pas à M. le maire. A qui le tour ?
Remarques :
· Il n’y a qu’un seul groupe de la minorité à Loudéac et ce n’est pas le nombre de ses réunions qui ruine les finances municipales. En cherchant bien … il y a d’autres moyens de faire des économies !
· Le maire paiera-t-il lui aussi maintenant les salles pour ses réunions de colistiers et sympathisants ?
4) Notre intervention sur l’aménagement de Pont-es-Bigots au Conseil : M Huet nous a d’abord refusé le droit d’intervenir. Ce n’est que parce que nous avons persévéré et ferraillé dur pour pouvoir dire ce que nous avions à dire qu’il a fini par céder. Dans son article du Loudéacien, l’objectif du maire est de faire oublier son comportement déplorable comme celui de sa majorité (cf notre « Compte-rendu du Conseil Municipal du 6 novembre »).
Nous, nous pensons simplement qu’un projet de 2,7 Mn d’euros mérite bien qu’on en débatte quelques minutes, que chacun dise posément et sereinement ce qu’il en pense. Comme pour tous les autres projets, cela n’a pas été possible !
Censure ! Aucun maire ne répond généralement sur le bulletin municipal à l’article de son opposition. A Loudéac, ce qui est rare c’est qu’il ne réponde pas. C’est encore le cas ce mois-ci.
Ajoutons cette nouveauté : cette fois, il n’a pas censuré tout notre article mais il a supprimé une phrase, ce qu’évidemment la loi lui interdit.
Voici cette phrase : « On s’aperçoit que certains adjoints de Loudéac se plaignent de subir les mêmes méthodes à la Cidéral ». (Ceci est en effet paru dans la presse suite à une récente réunion de la Cidéral).
Comment le maire explique-t-il cette censure ? Voici sa réponse écrite : « Le mot de la minorité n’a pas pour but de parler de la Cidéral à chaque bulletin municipal. La phrase sur la Cidéral a donc été supprimée ».
Loudéac fait pourtant bien partie de la Cidéral !