Vous trouverez ci-dessous notre premier compte-rendu d’un Conseil Municipal , celui du 6 novembre 2008 :
Mr Le Maire fait approuver le PV du CM du 25 septembre 2008 (Unanimité).
Il procède ensuite à l’installation de Mme Fabienne DONNIO : après avoir lu la lettre de démission de Mme Jacqueline Chevé et rappelé les dispositions réglementaires de remplacement d’un Conseiller démissionnaire, il lui demande de bien vouloir rejoindre le Conseil.
On ne peut pas à proprement parler de qualité de l’accueil réservé à la nouvelle conseillère : contrairement à la tradition républicaine et à la courtoisie minimale, le Maire ne lui souhaite pas la bienvenue, ne lui propose pas de prendre la parole et … ne s’adresse pas directement à elle !
Ordre du jour :
Zone de développement éolien :
L’opposition n’a pas de commentaire à faire.
Sur l’étude de faisabilité de réseau de chaleur bois qui pourrait concerner le collège, le lycée, la maison médicale…, le Maire précise « qu’il n’est pas question de faire ce soir un débat sur la chaleur bois » : cela a le mérite de couper court à toute tentative de prise de parole de la part de l’opposition sur le choix de ce type d’énergie.
Finances :
Mr Le Maire démarre son propos en mettant en cause directement le Conseil Général responsable de l’augmentation de la taxe d’assainissement ; en effet, ce dernier serait « déficient » de 300 000 € à l’égard de la commune :
Quand ça l’arrange, Mr Le Maire oublie qu’il est aussi Conseiller Général !
Tarifs municipaux : l’opposition s’abstient (Car selon nous, certaines motivations ne sont pas claires concernant plusieurs tarifs … ).
Mme Evelyne Boscher prend la parole pour expliquer la difficulté de toucher les familles dont les enfants peuvent prétendre au dispositif Tipass mis en place par le Conseil Général : selon elle, cette difficulté explique l’échelonnage des demandes en mairie dont se plaint Mr Le Maire à l’ouverture de cette question.
L’opposition ne fait aucun commentaire sur les sujets suivants : le budget SDE (Syndicat départemental d’Electricité), la deuxième tranche de subventions aux associations sportives, la mise en place des systèmes de sécurité sur la chaussée.
A propos de la garantie d’emprunt AFEC (Ecoles Catholiques), Mr le 1er Adjoint précise que « les finances de la municipalité lui permettent de garantir les emprunts » : précision fort utile au débat, on peut en convenir !
Budget :
Quai des Images :
Robert Rault interroge la majorité sur les frais de personnel et le recours à un déplacement de ligne budgétaire à ce propos.
Mr le 1er Adjoint répond que « l’augmentation de la quote-part des subventions est normale et minime : il s’agit en fait de payer les heures supplémentaires effectuées par un agent dans le cadre de son travail à temps partiel et qui visent à augmenter son temps de travail ».
Aire d’accueil des gens du voyage :
Mr Le Maire explique que « le choix d’une société privée pour gérer l’aire d’accueil des gens du voyage a déjà été fait par une centaine de villes en France, dont Pontivy ».
A la lecture du contrat, Mr le Maire continue son explication de texte en précisant que « la ville est contrainte d’accueillir ces gens du voyage, sinon la Préfecture pourrait nous taper sur les doigts » (En effet, Mr Le Maire la loi, c’est la loi !).
« Le recours aux services d’une société privée va libérer la police municipale des contraintes liées à ce terrain ; il libère aussi du temps pour les employés municipaux. La rémunération du gestionnaire équivaut à la dépense actuelle en personnel, les contraintes en moins. En outre, la subvention d’état + la redevance couvriront la prestation ».
S’adressant à Mr Le Provost : « Dites-leur que le calcul a été effectué. C’est une société qui a fait ses preuves. Cette aire ne doit pas être une zone de non droit. Ces gens ont aussi des devoirs ».
M. Rault : « Avez-vous prévu une complémentarité avec les associations qui gravitent autour des gens du voyage ? » (M. Le Maire a bien compris qu’il s’agit de savoir s’il y aura des animations prévues par l’association « Itinérance », spécialisée dans l’accueil, l’animation … qui permettent un meilleur fonctionnement et évitent certains problèmes dans les aires d’accueil des gens du voyage).
Mr Le Maire : ??? Silence…
R. Rault : « Avez-vous prévu d’impliquer des acteurs associatifs comme Itinérance, par exemple ? »
Mr Le Maire se faisant manifestement violence pour répondre du bout des lèvres : « Non, pas pour le moment. »
R. Rault : « Avez-vous réfléchi à une prise en compte de cette aire sur le plan inter communal ? »
Mr Le Maire : « On l’a déjà évoqué. Ceux qui ont bonne mémoire devraient s’en souvenir ! Rien à ajouter ».
Convention produits d’entretien/ludothèque/ heures de ménage à la brigade motorisée.
Mr Le Maire se met en scène et fait son “humour” : selon lui « la brigade motorisée a dorénavant des besoins moindres en matière de cirage de bottes ; par conséquent elle réduit ses besoins en ménage… ».
Sur le protocole des réparations aux services techniques : d’après Mr le Maire, chacun a reconnu ses responsabilités. La mairie n’a rien à payer.
Sur la vidéo protection du Relais de St Guillaume et du Quai des images :
Mr le Maire : « Il n’y aura pas de débat là-dessus ; on en a déjà causé : c’est de la protection, pas de la surveillance. Parce qu’il faut dire qu’il paraît qu’à Loudéac, la surveillance, çà fait trembler les gens dans les chaumières. D’ailleurs, la municipalité socialiste de Langueux se félicite de cet équipement qui a permis d’identifier les auteurs des dégradations commises en ville ».
Sur les travaux et le bilan énergétique :
Mr Le Maire déplore : « Il faut trouver des sous sans arrêt ; la loi nous oblige à faire des diagnostics. Je ne vais pas verser dans le nihilisme en tirant sur les cabinets qui peuvent nous faire gagner des sous au final ».
Dominique Bernard demande alors quels sont les bâtiments concernés.
Mr le Maire demande l’aide du directeur des services techniques : 9 bâtiments seraient concernés comme les écoles, le bâtiment Emile Souvestre, Malivel, La Providence…
Sur le plafond du Foyer municipal :
M. Dominique Bernard demande quel type de plafond sera réalisé : le problème d’acoustique sera-t-il revu par la même occasion ?
Réponse technique : c’est déjà prévu par les dômes installés dans les caissons et qui assurent l’acoustique.
Robert Rault insiste sur l’importante nécessité de régler le problème de l’acoustique de la scène.
Mr Le Maire, toujours réticent : « C’est pas budgété et vous n’aurez pas de réponse aujourd’hui ».
Sur le réaménagement du site de Ponts-es-Bigots :
Mme Collet, Adjointe… évoque l’isolement et la dégradation du site : « En 2003 un groupe de travail auquel participait d’ailleurs Jean Paul Duault, qui connaît bien le dossier, a vu le jour. Maintenant que nous sommes validés dans notre élection, nous avons l’intention de travailler. Pour des raisons financières, pour 17 hectares non attribués, on ne renonce pas, on diffère. Le groupe de travail….hum !… créé…enfin réuni…hum…euh qui n’est pas définitif, bon, a réfléchi… »
Mme Collet… se prend les pieds dans le tapis, semble avoir une perte de mémoire quant à ce groupe de travail (Au fait : existe-t-il vraiment ?).
Elle développe le projet : piste de bi-cross, voire accrobranche s’il y a un agrément en fonction des arbres, aire de jeux importante qui serait susceptible de créer de l’attractivité. Le parcours sportif a été étudié avec un kiné, enfin, un petit peu. S’ajoutent à ces propositions, un jardin à thème, un espace de repos avec des petits bancs dans un espace dédié aux sensations olfactives et visuelles. Le practice de golf, quant à lui serait abandonné au profit d’une aire de paint-ball.
Mr Le Maire intervient en supposant « que personne ne viendra faire des remarques sur les documents visibles par ailleurs car exposés dans la salle du conseil » ; il invite les Conseillers à se lever pour les étudier de près… Personne ne bouge…
Dominique Bernard intervient : « Les plans exposés ne tiennent pas compte des modifications énoncés par Mme l’Adjointe »
Le directeur des services techniques apporte des éléments sur les raisons qui expliquent cet état de fait.
Mis en cause directement en préambule de l’exposé, Jean Paul Duault intervient sur l’historique de sa participation en soulignant le fait qu’aucune réunion d’un quelconque groupe de travail ne l’a concerné ces derniers temps à propos de ce projet.
Mr le Maire : « Vos opinions politiques, on s’en fout ! Ici, il n’est pas question de débattre et de faire valoir vos opinions politiques ; on ne débat pas de çà ici, il y a une commission où vous serez amené à participer. Notez bien qu’il ne s’agit pas de refuser le débat, mais pas là ! » (Traduisez : Comme d’habitude, on en discutera plus tard ! Pourtant, il s’agit bien “d’approuver le projet établi par (le) cabinet”, donc de voter aujourd’hui le projet qui sera réellement réalisé).
Robert Rault : « Dans une démocratie normale, les membres du CM peuvent prendre 1 /4 d’heure ou une ½ heure pour débattre d’un projet à 5 millions d’euros ! C’est anti- démocratique ; le débat entre nous permettrait de faire des économies : aucune des propositions de mai 2008 évoquées par l’opposition n’a été prise en compte…..ce projet n’a pas évolué ..! »
Mr Julien David, Adjoint : « Qui sème le vent récolte la tempête ! Dans une démocratie normale, quand on perd les élections, on ne va pas au TA ! »
Robert Rault reprend la main : « Vous êtes hors sujet »
Mr le Maire le coupe : « Vos propositions, on s’en fout, vous ne semblez pas comprendre, on s’en fout ! »
Robert Rault se lance : « C’est une aberration… ». Le chef de file de l’opposition prend alors la parole et intervient sur le fondement du document réalisé avec les propositions de l’opposition.
Pendant ce temps, la majorité s’agite et Mr Créhin, Adjoint, ironise : « Y va faire l’architecte lui, maintenant ! »
M. Rault ponctue son intervention : « Vous pouvez rigoler, Mr Créhin ; Mr le Maire s’en fout, mais moi, je veux que les Loudéaciens sachent qu’il y a d’autres solutions pour réaménager Ponts-es-Bigots… ». Il enchaîne sur une liste de propositions sans reprendre son souffle pendant une dizaine de minutes…
Mr Le Maire : « Vous n’avez pas encore compris, Mr Rault que je ne vous répondrai plus…Vous avez été au tribunal, vous avez joué à l’apprenti sorcier ; Mme Chevé a quitté le marigot, elle s’est bien rendue compte, c’est une femme intelligente, elle a préféré vous laisser tomber… Vous pouvez critiquer, vous faites preuve d’un acharnement à me rendre inéligible ; vous m’avez traité pire qu’un chien, comme un paria ; vous êtes discrédités, les commissions, vous y êtes représentés … Avec un tel discours, vous voulez faire un effet de style. Vous voulez diviser mon équipe, c’est votre tactique ! »
Robert Rault : « Il est très facile de faire parler les absents ; laissez donc Mme Chevé en dehors de çà, elle ne siège plus au CM ! »
Mr Huberdeau, Conseiller de la majorité : « Evoquer la salle de sport quand on parle de Pont-es-Bigots, c’est hors sujet. Les plans font état d’accès différents. Vous n’écoutiez pas à ce moment-là sans doute…Vous intervenez de manière polémique pour vous prouver que vous existez ! On pourrait collaborer calmement ».
Robert Rault, surpris : « Quand je pense, Mr Huberdeau que nous étions presque des amis !.. »
Mme Collet : « Je suis d’avis que vous avez assez parlé comme çà et décide que votre prise de parole est finie pour le moment. D’ailleurs, ce projet est actuellement de 2,7 millions d’euros et non de 5 comme vous le prétendez ».
(NB : 5 Mn d’€ est le budget prévisionnel pour l’ensemble du plan présenté et « étudié » ce jour. La municipalité a annoncé qu’elle procèderait en deux tranches, dont la première d’un coût de 2,7 Mn d’€)
Robert Rault: « Peut-être, mais alors je demande à tous les Conseillers de votre majorité de venir étudier les plans exposés et de les comparer avec vos dernières propositions : il y a des différences notables, et personne n’a l’air de s’en rendre compte ! Cependant, nous sommes favorables à un projet de réaménagement de Pont-es-Bigots, mais pas à ce projet tel qu’il nous est présenté aujourd’hui ! »
Mr Huberdeau : « En 2007, vous n’étiez pas opposés à ce projet… »
(NB : Notre programme électoral comportait un projet pour Pont-es-Bigots. Nous n’avons jamais été favorables à ce projet tel quel.)
Mr Roncin, Conseiller municipal, entre alors en scène ; théâtralement, il éructe dans son micro, le regard fixe et l’index menaçant en direction de l’opposition : « Je n’accepte pas cette situation : en effet qui sème le vent récolte la tempête ! »
Mr le Maire donne alors la parole aux conseillers de la majorité : « Vous pouvez vous exprimer, parce que Mr Rault a parlé longtemps et le temps de parole doit être proportionnel aux résultats à l’élection. Ils ont dépassé le temps de parole fixé au prorata des voix qu’ils représentent ! »
Plus personne ne prend alors la parole……
Vote : l’opposition vote contre le projet de réaménagement du site de Ponts Es Bigots, tel qu’il est présenté.
Mr Le Maire s’étrangle : « Quoi ? Vous votez contre ? »
Il prend ses conseillers à témoin : « Eh bien oui ! Ils votent contre, c’est bien çà ; ben alors puisque c’est comme çà vous ne participerez pas aux commissions de travail ; çà nous fera gagner du temps ! »
Le débat est clos par ces paroles.
(Vous lirez sur ce même sujet le compte-rendu officiel du maire : “Conseil Municipal du 6 12 08 : le projet de Pont-es-Bigots”)
Sur le foncier, l’opposition ne fait aucun commentaire.
Sur la motion présentée concernant « le schéma multimodal des déplacements et des transports » :
Mr Le Maire : « Je suis sûr que l’opposition va voter çà. Jean Pierre (Le Roch, Maire de Pontivy) m’a demandé si la rédaction de cette motion me convenait… Je parle des absents comme çà me chante et quand çà sert le bien public ; je parle de Madame Chevé, Sénatrice, parce que c’est le Conseil Régional qui serait porteur du projet.
Jean Pierre a rajouté en gras ce que je lui ai demandé d’écrire ; c’est un bon gars et le CM de Pontivy l’a votée hier ! »
Mr RAULT : « C’est une bonne initiative et nous sommes heureux que la municipalité loudéacienne s’associe à cette démarche. D’ailleurs, cela apparaissait dans nos propositions de campagne électorale ! »
Mr Le Maire : « On n’est pas à la remorque de l’opposition, nous. Jean Pierre m’a demandé d’écrire des choses sur cette motion… ».
Mr RAULT : « A vous entendre, maintenant Mr le Maire, on jurerait que vous en êtes l’auteur, alors que vous ne faites que vous rallier à la proposition du Maire de Pontivy ; vous allez faire croire aux Loudéaciens que vous êtes à l’initiative de cette idée !!! »
Vote à l’unanimité de la motion.
Dominique BERNARD intervient pour savoir où en est l’étude du PLU (Plan Local d’Urbanisme) et aborde la question des pistes cyclables, notamment en zone industrielle où des travaux ont lieu actuellement et où nous regrettons qu’aucune piste cyclable ne soit réalisée.
Mr Le Maire lui rétorque que cela est de la compétence de la Cidéral (dont il est vice-président). Donc, une fois encore : aucune explication !
(Comme à chaque fois qu’une question concerne la Communauté de Communes, soit nous n’avons pas de réponse, soit il nous suggère, avec son « humour » habituel, de poser la question à la Cidéral… où il nous a refusé un siège de représentant).
Mr Le Hô, 1er Adjoint, intervient pour donner des explications techniques à l’ensemble des Conseillers sur l’avancement des travaux liés au PLU.
Fin de la séance







